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FIAC au Jardin des Plantes

Mark Dion, The Unruly Collection, 2015. Photo R. Sebastiano Pellion
Mark Dion, The Unruly Collection, 2015. Photo R. Sebastiano Pellion

Pour la cinquième année consécutive, la FIAC et le Muséum national d’Histoire naturelle s’associent pour proposer un parcours d’art contemporain dans ses différents espaces, les allées du Jardin, les balcons de la Grande Galerie de l’Evolution ou dans les recoins de la Ménagerie. Le Muséum anticipe l’ouverture de la FIAC en inaugurant son exposition le 16 octobre, à découvrir jusqu’au 23 novembre.

Cette année, la perspective de la Conférence sur le Climat à Paris constitue ici l’actualité comme dans de nombreuses expositions à Paris. Les passerelles entre sciences naturelles et art contemporain sont nombreuses. La vingtaine d’œuvres exposées jouent avec leur environnement proche, soit en s’y intégrant, soit en misant sur l’effet de surprise. La richesse des sites et des collections du Muséum a inspiré les artistes et donné lieu à la création d’œuvres originales, spécialement pour l’occasion, comme Treasure Hunt d’Elisabeth S. Clark inspirée par la célèbre girafe Zarafa, ou encore une souche millénaire magnifiée par l’artiste coréenne Haegue Yang. Exposée pour la première fois au Jardin des Plantes, son œuvre fusionne un élément naturel et ancien – la souche de près de 2000 ans – avec des objets du quotidien, qu’elle transpose cette fois dans un jardin historique. Haegue Yang joue avec les objets et les détourne de leur usage premier pour leur donner une seconde vie; elle élabore ainsi un véritable travail de mise en scène associé à une poétisation du banal.

Le public peut rencontrer d’autres œuvres d’artistes nouvellement arrivés au Jardin des Plantes, comme Kader Attia, Virginie Yassef ou Otobong Nkanga. Avec L’objet du doute de Virginie Yassef, la nature se fait mystérieusement inquiétante. Son arbre semble rendre son dernier souffle près d’une Sephora japonica, qui lui, est bien vivant. On retrouve également des habitués du Muséum, au rang desquels Mark Dion avec The Unruly Collection, présentée dans la Grande Galerie de l’Evolution, Vincent Mauger et Gilles Barbier. Après Still Man, exposé en 2013 à l’entrée des Grandes Serres, ce dernier présente Stilll Library qui rejoint le parcours Hors les Murs. Cette sculpture, à première vue romantique, présente une nature qui fusionne avec la culture et la sagesse contenue dans les livres tout en reprenant ses droits sur l’homme qui l’a domestiquée.

Du 22 au 25 octobre, un service de médiation culturelle sera assuré (15h-17h30) par les étudiants de l’Ecole du Louvre.

Exposition du 16 octobre au 23 novembre 2015. Muséum national d’Histoire Naturelle  –  Jardin des Plantes, 57 rue Cuvier – 75005 Paris. Programmation complète de la FIAC 2015.

La FIAC et le Muséum organisent trois tables rondes en collaboration avec l’association COAL (Coalition pour l’Art et le Développement Durable) sur le thème : « Changement d’ère : les sciences et les arts de l’anthropocène ». Chaque table ronde propose un dialogue entre un artiste, un scientifique du Muséum et un penseur autour des interactions entre l’art, la science et l’engagement.

Jeudi 22 octobre 18h-20h : « Habiter la nature », avec Patrick Blandin, biologiste, Christophe Bonneuil, historien, et Pascale Marthine Tayou, artiste.
En ville comme au fond des océans, nos organisations impactent la nature de la manière la plus directe, par l’occupation du territoire, de la manière la plus insidieuse et lointaine, via nos pollutions. Comment habiter la Terre aujourd’hui ?
Auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution – 36 rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris Ve

Vendredi 23 octobre 18h-20h : « La préciosité du banal », avec Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, Vinciane Despret, philosophe des sciences, et Hicham Berrada, artiste.
Loin de la vision de la « belle nature » exceptionnelle et rare, l’écologie nous montre à quel point la biodiversité commune est cruciale. Cette revalorisation du banal ne manque pas de heurter nos anciens systèmes de valeurs.
Auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution – 36 rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris Ve

Samedi 24 octobre 18h-20h : « Garder les pieds sur terre », avec Eva Moreno, géochimiste et paléoclimatologue, Bruno Latour, philosophe et sociologue, et Otobong Nkanga, artiste.
La notion même d’anthropocène, l’ère de l’homme, s’appuie sur le constat que l’humanité a un impact à l’échelle de la géologie de la planète. Les sols, supports du vivant, deviennent un enjeu majeur pourtant peu valorisé dans nos représentations.
MeetCOP21 – Berges de Seine, entre le Pont de la Concorde et la Passerelle L.S.Senghor.

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