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GREG LAFFARGUE : Un « Quotidien » plein d’espoir, dès le 26 septembre 2011 dans vos bacs.

Partons à la rencontre de Greg Laffargue à l’occasion de la sortie de son album le 26 septembre

 

 

Cl : Qui est Greg Laffargue ? C’est votre vrai nom ?

GL : Je suis Gregory Laffargue, donc Greg Laffargue, j’ai 30 ans, je suis montpelliérain. Je suis auteur, compositeur, interprète. Et je viens de signer un album chez My Major Company.

CL : La date de sortie de votre album est prévue… ?

GL : Le 26 septembre 2011

Cl : Quel effet cela vous fait-il ?

GL : Je suis très content et je languis. Cela fait maintenant deux ans  que nous travaillons sur le projet. Ce ne sont pas deux années d’attente, mais de travail,  et je suis content qu’il arrive à son terme.

Cl : Vous avez écrit toutes les chansons ?

GL : Oui, toutes.

Cl : On a du mal à se représenter ce qu’est travailler son album… Il y a plusieurs instruments sur l’album, vous n’êtes pas seul ?

GL : Oui, il y a les musiciens. Je suis entouré de musiciens, d’amis. Je les ai rencontrés sur la scène Montpelliéraine pour la plupart. Mais ce sont des amis de longue date.  Nous avons l’habitude de la scène ensemble que ce soit pour des bœufs, des reprises, du jam. Une fois mon projet prêt,  ils ont répondu : « présents !».

Cl : Cela a été facile de convaincre ?

GL : Le projet leur a plu. Le plus difficile c’est de trouver un tourneur et engager une tournée ; et que chacun se détourne de son quotidien « de solitaire » pour ensemble, constituer un vrai groupe…

Cl : A quel moment avez-vous su que vous vouliez vivre de la musique, en faire votre métier ?

GL : Métier, c’est un grand mot. Mais j’ai commencé la musique assez tôt. Juste après le bac, je suis devenu intermittent du spectacle, et dans la foulée ai monté mon premier groupe de musique.

Cl : Mais vous vient cet intérêt privilégié pour la musique ?

GL : Je suis issu d’une famille musicienne. Mon père était musicien dans un orchestre avec ses deux frères aînés.  Mon frère aîné aussi a fait de la musique. J’ai voulu lui emboîter le pas et c’est comme cela que je me suis mis au piano. J’ai été vite gagné par la passion et ai continué avec la guitare, en autodidacte, dès l’âge de 14 ans.

Cl : Vous savez aussi jouer d’autres instruments ?

GL : Avec les nombreuses expériences de scène et le fait de fréquenter régulièrement un studio de musique à Montpellier, où parfois, il fallait remplacer des musiciens au pied levé, j’ai beaucoup appris, notamment la basse, la batterie.

CL : Vous possédez donc une certaine polyvalence ?

GL : Je suis effectivement polyvalent.

Cl : Et l’expérience de la scène, comment l’avez -vous acquise  ?

GL : En tant qu’intermittent, il me fallait des cachets. J’ai donc enchaîné les événements (pour les entreprises, les particuliers ou autres), atteignant environ 80 scènes par an. Et cela depuis plus de 10 ans déjà. J’ai fait énormément de reprises. Et enfin, j’ai commencé à composer. Aujourdh’ui j’espère pouvoir tourner avec mes compositions.

Cl : Comment se fait-on remarquer par une structure comme « My major company » ?

GL : J’ai été contacté par Michaël Goldman, le président. Mon « My space » fonctionnait bien déjà (+ de 400 000 écoutes). Il m’a dit qu’il aimait bien ce que je faisais. Et pour ma part, j’ai été séduit par le fait que les internautes puissent être producteurs.  En outre, l’équipe de production est jeune. J’ai été bien accueilli. Et c’est plutôt bon enfant.

Cl : Quand cela a-t-il commencé ?

GL : Juillet 2009 et signature du contrat en octobre 2009. Et en deux mois et demi en ligne, j’avais déjà atteint le palier.

Cl : Sur l’album « Quotidien », je sens une atmosphère de réel plaisir et c’est difficile de choisir sa chanson préférée. Avez-vous un titre préféré ?

GL : Je les aime tous… Peut-être « I will » et « Times have gone » auraient ma préférence. « Bob le man » me fait rire. Non, en fait je les aime tous.

Cl : Pourquoi ce titre d’album « Quotidien » ?

GL : C’est la première chanson de l’album et aussi la première que écrite et j’ai gardé ce titre général parce que cela représente bien mon quotidien de musicien, de noctambule. Toutes les chansons représentent bien mon quotidien : c’est gai, pop, rock, mélancolie, ou engagé. Mais l’ensemble est très coloré et reste très positif.

Cl : On est aussi surpris  par la diversité de vos créations.  D’où vous vient cette variété ?

GL : C’est vrai, je fournis un large panel. Parce que j’ai écouté beaucoup de musique sous diverses influences : Woodstock, Led Zeppelin, Pink Floyd, Dire Straits, The Doors, Stevie Wonder, Michaël Jackson ou Prince. Moi J’AIME LA MUSIQUE. C’est la soul qui m’anime, d’autres fois la pop, le rock ou le reggae…. Même Brel ou Brassens au coin de la cheminée en hiver…

Cl : Comment avez-vous à chanter ? Tout seul ?

GL : Après une rééducation des cordes vocales, j’ai appris sur le tas. Et c’est en forgeant qu’on devient forgeron, donc, c’est en chantant qu’on devient chanteur, et non pas en chantonnant… (Rires)

Cl : Comment abordez-vous cette période de promotion ?

GL : Assez sereinement, en fait. Je suis tranquille. C’est un passage obligé lors de la sortie d’un album je l’accepte comme cela. Mon but ? Être écouté le plus possible pour cette sortie d’album.

Cl : Concrètement cela se passe comment pour les jours à venir ?

GL : Les dates se bookent au fur et à mesure. A l’heure d’aujourd’hui voici mon planning promotionnel : sortie de l’album le 26 septembre au niveau national. Il y aura un show case à la FNAC de Montpellier le 5 octobre. ; on fait le palais des Sports de Castelnau. Ensuite, il y a les rencontres avec les tourneurs et les autres média, notamment de l’audiovisuel.

Cl : Après cette promotion, quelles sont vos intentions ?

GL : Moi, je veux faire de la scène. Mon équipe est prête. Nous attendons un tourneur. Nous avons envie d’entamer une tournée,  faire des festivals, des premières parties ; je ne demande que cela. Nous sommes une équipe scénique. Nous savons ce que c’est que la scène : c’est une drogue. Le contact avec le public, le partage avec lui, c’est enivrant. J’ai envie de jouer de la musique.

Cl : Cet album renferme-t-il un message que vous souhaitez passer au public ?

GL : Non, ce n’est pas un album forcément engagé. Les gens pourraient dire qu’il est frais, gai, plutôt léger. C’est simplement l’expression de ma liberté d’artiste que j’offre au public. Les thèmes sont assez variés : mon quotidien, l’amitié (notion très importante pour moi), etc..

Cl : Et Natty Dread. Comment vous est venue cette chanson ?

GL : Le titre Natty Dread. Je l’ai écrit à cause de l’émotion suscitée en moi par le visionnage d’un reportage sur l’émigration d’un africain qui attendait des heures durant derrière un buisson à guetter le bateau qui lui permettrait de traverser la Méditerranée pour rejoindre la France. Et puis, il arrive à avoir ce que j’appellerai une noix de coco où ils sont 50 dessus et le bateau chavire, il perd la moitié de sa famille mais finit par arriver. Mais il se rend compte finalement que ce n’est pas si facile que cela. J’ai pensé à tout ce qu’il a été capable de faire pour vivre son rêve d’Eldorado. Cela ne l’empêche pas de sombrer dans l’indifférence et un anonymat total… et le désarroi.

Cl : Et le titre  «I will » ?

Gl : Là, je m’adresse à Dieu. Petit je croyais en Dieu, comme beaucoup d’enfants. J’ai fait ma communion etc., mais aujourd’hui, je ne crois plus en Dieu. Je crois en l’être humain. Alors, je lui dis, si tu existes, alors prouve-moi que tu es là… Ou peut-être que la force est en l’être humain uniquement, qui doit s’ouvrir à l’autre, faire attention et s’il veut quelque chose qu’il aille le chercher… On pourra dire que je suis plus darwinisme que Adam et Eve… Ce n’est pas une critique de la religion et n’ôte rien à mon respect pour les gens qui ont la foi. D’ailleurs j’ai été surpris moi-même de vouloir faire une telle chanson… Mais elle me tenait à cœur… Sait-on jamais ? Peut-être que Dieu existe ?

Cl : J’espère que vous aurez votre réponse… (Rires)…Quel est le rôle d’un artiste à votre sens ?

GL : Tout d’abord, j’ai du mal avec ce terme. Qu’est-ce-que cela veut dire ? En tout cas, je réfute toute connotation de supériorité qui pourrait soutenir ce terme, ce que je trouve péjoratif d’ailleurs. Pour moi, un artiste est un métier comme un autre. Un coiffeur, coiffe. Un artiste fait de l’art. Donc mon rôle est d’écrire des chansons, faire de la musique sans parler du fait de me faire plaisir à moi-même en vivant ma passion et si cela  interpelle les autres et qu’ils se reconnaissent dans mon travail, alors je suis ravi. Je pense que la musique est quelque chose d’universel et d’intemporel. Si elle n’existait plus, on serait mal barré sur terre… Nous avons tous une musique en nous, un souvenir musical. La musique c’est une sorte de  septième sens… Depuis la nuit des temps… Et la musique, c’est du partage. Moi, je l’invoque que si elle est partagée…

Cl : D’où votre intérêt pour « My major company » ,

GL : Entre autre… Et puis on ne se fait pas tout seul..  Il faut s’entraider. Y en a marre de l’individualisme !

Cl : Et vous dites que n’êtes pas engagé ! (Rires)…

GL : Non, moi je milite pour la vie, la simplicité de la vie.

Cl : Je remarque que votre discours reste de toute façon très positif… C’est très important pour vous ?

GL : Ce n’est pas une façade en plus… Cela ne cache rien… La vie, nous en avons qu’une… Cela m’a paru évident très tôt… Et je me dis qu’il faut arrêter de perdre du temps, qu’il faut faire attention aux autres, éviter de faire des conneries (certaines nous permettent de nous construire cependant), de passer le maximum de bons moments et la chanson « Times have gone » dit tout cela… Donne tout, lâche tout, lâche les chevaux comme on dit chez nous… Je n’ai qu’une vie. Je n’ai pas peur de la mort, mais j’ai envie d’en profiter… C’est pourquoi je suis serein devant ce que je vis maintenant…

Cl : Comment écrivez vous ? Dans l’isolement ?

GL : D’abord me vient la musique. Et ensuite je compose soit en yaourt soit directement sur un thème s’il est déjà présent. J’écris en français et anglais, parce que je ne veux pas laisser tomber le français. C’est une belle langue. Certes, c’est plus difficile de la faire « groover », mais je tiens à la défendre.

Cl : Le public retrouvera donc toujours cette mixité chez vous ?

GL : Oui, tant que je pourrais…

Cl : Merci à vous Greg pour cette entrevue, votre disponibilité et d’avoir joué le jeu.

Clolive pour France Net Infos.Propos recueillis à Paris, le 07/09/2011.

 

 

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