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I-Tweet #2 : Farewell, rock’n’love bitch !

« C’est quoi ce son, c’est bon ?! » On s’est tous posé au moins une fois cette question au détour d’une soirée entre amis, d’une virée nocturne dans un bar, d’une playlist en aléatoire… Et comme d’habitude au réveil on a tout oublié, même le Dieu Shazam ne peut vous aider. C’est pourquoi on a décidé de vous faciliter la tâche, en vous partageant nos coups coeur musicaux. Découvrez le son de demain au rythme d’une interview condensée et barrée.

Le 12 octobre 2016, un Sequoia a atterri dans mes mails. Il a prit racine jusqu’en ce janvier glacial, parce que « On peut oublier un visage mais on ne peut tout à fait effacer de sa mémoire la chaleur d’une émotion, la douceur d’un geste, le son d’une voix tendre. » (La nuit sacréeTahar Ben Jelloun). « Mieux vaut tard que jamais » diront les éternels amoureux transis. Les mauvaises langues verront quand à elles dans cette introduction, un pitoyable aveu d’avoir procrastiné et oublié cette ode électrisante pétrie d’un amour impossible qui réveille le rockeur au grand coeur sommeillant en chacun de nous. Une flamme consumée par sa quête impossible d’une moitié perdu dans une boîte mail mal rangée. Seul Marc Levy connaît la véritable raison, mais là il est occupé, il a piscine. 

 

Farewell se traduit littéralement par « Adieu ». Votre album porte le nom d’une espèce protégée de conifères vieille de plus de 200 millions d’années, résistante aux feux de forêts, et dont un impressionnant spécimen, âgé d’environ 110 ans domine l’Arboretum de Pézanin, en Bourgogne. Faut-il y voir un sous-texte écologico-phallique dû au fait que la Terre vit à crédit, et qu’au final Dame Nature nous la met bien profond à nous imposer cette nouvelle vignette anti-pollution ?
Hélas non ! Sequoia parle d’amour la plupart du temps… En réalité chaque titre de l’album évoque l’amour d’une manière différente à travers les yeux d’ une femme. Doraleen en évoque la violence, Eloise la nostalgie, Violette la souffrance, Ida l’insouciance… Dans le titre Ellie,  il y a des samples que j’ai récupéré d’un micro trottoir qui demandait à des passants de donner leur définition de l’ amour… L’ une des personnes interviewées a dit un truc que j’adore : « l’amour est une graine que l’on plante et dont il faut s’occuper jour après jour afin de la faire pousser« . J’ai voulu dans mes chansons  parler d’amour d’ une manière intime et sincère, souvent dans ses angles morts, en mettant en valeur l’interdépendance vis à vis de l’autre et ses conséquences d’une manière extrême. Les Sequoias géants s’aident les uns les autres, via une interconnexion complexe des racines qui les aide à se maintenir les uns les autres, comme une sorte de fusion. C’est un arbre majestueux et solidaire, symbole de pérennité. Finalement tous les sentiments présents dans l’ album sont les racines d’un amour inconditionnel.

Notre enquête sur les origines de Farewell, nous a mené à Bordeaux, sur les traces d’un dénommé Jean-Baptiste Calluaud. Membre du groupe April, un girls band sud-coréen, à la tête du studio Hesat Recordings qui peut nous aider à « mener notre projet à bien dans une ambiance conviviale« … Bernard De La Villardière nous assure que c’est la vérité… Vous confirmez ? 
Hormis le girls band coréen, je plaide coupable ! Pour Farewell j’ ai eu le plaisir de collaborer avec des musiciens de talent sur mon premier album Living Ends : Kévin Ki (actuellement batteur de Duende), Vanessa Lauriola (vocaliste dans Drink Me), la cantatrice lyrique Yuliya Brown, Quentin Gendrot (Qlay)… Sequoia était un album que je devais faire seul, mais j’ ai eu la chance d’ avoir Xavier Richard à mes cotés pour les parties batterie.

On définit le plus souvent votre musique comme de « l’électro-pop teintée de trip-hop à tendance nu-classical ». Le fan-club du jeu tv Pyramide considère plutôt que vos inspirations sont « au carrefour d’un Muse qui se serait acoquiné avec le collectif Unkle au détour d’une soirée rock technoïde sous influence d’un Rob Zombie nostalgique et cinéphile ». Qui dit vrai ? 
J’ aime effectivement Rob Zombie en tant que réalisateur, son univers visuel me fascine ! En musique j’ essaie de ne pas me laisser influencer et de poursuivre dans un style qui m’ est propre. Je pense que c’ est une erreur de se coller une étiquette musicale, c’est un truc qui a été inventé par l’industrie du disque et qui a tendance à devenir anti-productif avec les années. La musique doit venir des tripes, peu importe la forme.

2016 fut une année à oublier. Qu’est ce que vous avez prévu en 2017 ? 
J’ai un projet un peu fou de comédie musicale… C’est en cours d’ écriture. Le projet s’ appelle « Automne« .

Donald Trump cherche désespérément des artistes pour célébrer en musique son investiture. Sur un malentendu, vous pensez que Hugues Aufray aurait été un bon président de la République ?
Surement, Hugues est un mec qui a de l’audace ! 

 

 

 

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