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Imagine Dragons dynamite La Halle Tony Garnier à Lyon

Imagine Dragons a posé sa dynamite hier, à la Halle Tony Garnier à Lyon, pour la première date Française de la tournée “Smoke + Mirrors Tours” 2015. Un dynamisme hors du commun pour un concert aussi touchant que mémorable.

Imagine Dragons Lyon
Imagine Dragons – Halle Tony Garnier – Lyon – Victoria Marion ©

 

N’étant plus à présenter face à leur succès planétaire depuis la sortie de leur premier album “Night Vision”, le groupe d’indie-rock Imagine Dragons continue sa tournée mondiale en faisant un crochet très attendu en France. Ultra complet avant même le début de leur tournée le 12 avril dernier, le concert à Lyon s’est déroulé hier soir à la Halle Tony Garnier dans le but de promouvoir leur second album “Smoke + Mirrors” tout en revenant sur les succès du premier.

Au sein d’une Halle Tony Garnier pleine à craquer, les Sunset Sons ont ouvert le bal avec vigueur et sonorité pour nous mettre dans un joyeux bain de dynamisme. Ce groupe, dont vous avez sûrement déjà entendu le tube « Remember » qui passe à la radio depuis quelques temps, accompagne Imagine Dragons depuis le 11 Octobre jusqu’à la fin de leur tournée et agit comme une promesse de grandeur pour l’évènement. Composé de quatre membres, ce groupe envoie le jus dès leur montée sur scène, sans aucune intro et ça fait son effet. Des chansons entraînantes et puissantes offrant une belle découverte aux spectateurs pendant 45 minutes, chauffant les esprits et les voix, pour finir sur une belle photo souvenir de leur passage dans la capitale de la gastronomie française.

Sunset Sons première partie d'Imagine Dragons
Sunset Sons en 1ère partie d’Imagine Dragon – Lyon

 

Après une longue demi-heure de pause, pendant lesquelles le groupe se fait ardemment désirer, Imagine Dragon apparaît enfin sous une horde de cris de la part de la foule ! Au travers d’une lumière bleue sombre, traversant la fumée éparse remplissant la scène, Dan Reynolds (chanteur), Wayne Sermon (guitare), Ben McKee (basse) et Dan Platzman (batterie) lancent l’intro qui fait monter la pression comme jamais. Une arrivée qui aurait été parfaite sans la profusion de tous les téléphones portables brandis en l’air envahissant la vue de toute personne située derrière le troisième rang.

Pendant près de deux heures, Imagine Dragons déverse autant sa puissance musicale que sa puissance physique. Le groupe déborde d’énergie et le transmet au public en l’invitant à chanter, à taper des mains et à sauter sur le tempo effréné de leurs chansons les plus rythmées comme « I’m So Sorry », « On The Top of The World » ou « I Bet My Life ». Sans jamais s’arrêter, ils enchaînent les chansons grâce à des transitions douces ou rythmées, brutales ou lumineuses, toujours dans le but de relancer la joie des spectateurs.

Imagine Dragons
Imagine Dragons – Halle Tony Garnier, Lyon – Victoria Marion ©

À plusieurs moments du concert, Dan Reynolds nous a régalé de son humour, de sa gentillesse, en nommant Lyon comme étant « la ville la plus belle et accueillante dans laquelle [il] soit allé » (même si on sait qu’il dit ça dans chaque ville, on aime quand même !) et d’un touchant hommage à Alphaville avec leur reprise mélancolique de « Forever Young », chanté en coeur avec le public. Il a aussi partagé de touchants petits discours, comme sur la façon dont son père le poussait à toujours aller chercher le meilleur même lorsque le « bien » était déjà là et en nous conseillant de faire de même. C’est donc avec émotion qu’il a annoncé « I Was Me », la chanson sortie la semaine dernière en honneur des réfugiés, en expliquant qu’il ne comprenait pas comment, face à ces millions de personnes et d’enfants qui n’avaient plus de travail ni de maison du jour au lendemain à cause de la guerre, le monde entier ferme les yeux : « j’ai une fille de 3 ans pour qui je ferai tout, je ne comprends pas comment on peut laisser tant d’enfants dans cette situation. »

Imagine Dragons est donc un groupe méritant véritablement un détour lors de leurs concerts, pour découvrir des interprétations inédites très différentes de ce que l’on peut trouver sur leur album. Ils ne se contentent pas d’être là et de chanter, mais présentent un authentique spectacle, sans prétention, avec beaucoup de naturel et une scénographie très poétique, composée de miroirs-écrans présentant des graphismes et décors différents, reflétant joliment le nom de leur tournée. Le concert se termine sur une interprétation inédite et explosive de « Radioactive », toujours aussi puissante et porteuse de sens, qui a déchaîné la foule. Petite déception tout de même suite à l’absence de certaines chansons, et notamment de « Smoke + Mirrors », qui est quand même la chanson qui porte l’album et dont la tournée porte le nom.

Dotés d’un dynamisme et d’une puissance sur scène incomparables, les membres d’Imagine Dragons envahissent l’espace scénique des échos de leurs instruments et de la vibration de leur voix. On chante, on hurle, on acclame, on saute, on danse, on tape des mains, on devient fous pendant deux heures et on en demande encore ! Un manière de prouver encore une fois, pour ce groupe d’une présence et d’une prestance qui laissent sans voix, qu’ils font maintenant partie de la cour des grands. On attend la suite avec impatience !

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A propos Victoria MARION

Rédactrice littérature, gastronomie, mode, high tech, jeux de société et tourisme/voyage.

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3 commentaires

  1. Je suis fan de Imagine Dragons et je conseille vraiment d’aller les voir en concert, ils mettent dans ce qu’ils font une énergie fabuleuse, communicative, et pas le « minimum syndical ».

  2. On a pas vu le même concert .
    Ils ont joué à peine 1h20 , des transitions longues et ratées ,le minimum syndical et une belle démagogie à l’américaine

    • Victoria MARION

      Je trouve qu’au contraire les transitions étaient très bien faites, entre solos, noirs complets, ou transition fluide, c’était toujours très bien maitrisé. Ils enchainaient sans qu’il y ait plus de quelques secondes de pauses entre quelques chansons pour bien faire la distinction. Je pense que c’est aller loin que de dire qu’ils ont fait le « minimum syndical » quand on voit l’énergie qu’ils mettent sur scène, et la « démagogie à l’américaine », je ne vois pas où elle est. Si faire un discours en faveur des réfugiés et flatter un peu la ville (quel artiste en concert dans une ville ne le fait pas ?) c’est de la démagogie à l’américaine, alors on peut blamer tout le monde.

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