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Interdiction des néonicotinoïdes adoptée pour 2018

Interdiction des néonicotinoïdes en 2018
Interdiction des néonicotinoïdes en 2018

Les députés ont adopté cette nuit le principe de l’interdiction de tous les néonicotinoïdes pour 2018, une avancée importante, mais les lobbies agricoles et industriels font toujours pression.

Dans la nuit du 22 au 23 juin, plus de vingt ans après les premiers dégâts sur le cheptel apicole, les députés ont certes adopté le principe de l’interdiction des néonicotinoïdes, mais les dérogations proposées jusqu’en 2020 montrent un certain recul dénoncé aujourd’hui par l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), par la voix  de son président, Gilles Lanio : « Si le principe de l’interdiction de tous les néonicotinoïdes en 2018 constitue une véritable avancée par rapport au statu quo, l’UNAF déplore l’introduction de la possibilité de dérogations jusqu’en 2020, date bien trop lointaine. Une interdiction totale dans 4 ans, c’est potentiellement 1,2 million de ruches supplémentaires décimées. La décision n’est pas à la hauteur des enjeux car il y a urgence à protéger les abeilles et les pollinisateurs et le service de pollinisation qu’elles rendent gratuitement. L’UNAF remerci les associations, les élus et tous nos concitoyens qui se sont mobilisés pour obtenir cette interdiction. Nous demeurons tous vigilants jusqu’à l’adoption finale de la loi biodiversité ».

L’interdiction totale des néonicotinoïdes ne sera donc effective qu’en 2020. L’occasion pour l’UNAF de rappeler dans son dernier communiqué, que pour les abeilles et les pollinisateurs, une interdiction réelle en 2020 maintiendra leur exposition aux résidus de néonicotinoïdes jusqu’en 2022 au moins, citant l’exemple de l’imidaclopride, qui peut être absorbée par des cultures non-traitées à des niveaux toxiques pour les abeilles jusqu’à deux ans après la première utilisation.

De nombreux agriculteurs ont fait le choix de se passer des pesticides, à l’image de Limdor, qui produit chaque année 21 000 tonnes de pommes.  C’est le cas aussi, pour les réseaux DEPHY, dans lesquels on retrouve de nombreux agriculteurs ayant fait le choix d’expérimenter des techniques innovantes. Les alternatives existent donc bien.

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A propos guillaume joubert

Après avoir été rédacteur sur divers sites musicaux comme Rocknfrance, Zikannuaire, Punksociety, Zik'nblog, et animateur d'une émission de radio diffusée sur 12 radios, dont 7 FM, en France, en Belgique et en Suisse, j'ai décidé de reprendre l'écriture sur FranceNetInfos. C'est un plaisir de participer à la diffusion d'informations régionales et nationales, sur des sujets qui me tiennent à coeur comme, entres autres, la culture, le cyclisme et l'environnement.

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