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Kaaris : Le rappeur de Sevran tombe le masque avec « Okou Gnakouri »

Okou Gnakouri…Ne vous attendez pas à découvrir le nom d’un code ou le nouveau pseudo du rapper d’Abidjan. Il s’agit bel et bien du nom de naissance de Kaaris: Okou Armand Gnakouri. Un état civil qui forme aussi les initiales O.G. pour Original Gangster très prisées dans le milieu hip hop. Évidemment.. 

Car Kaaris n’a pas changé. Ce nouvel album en l’illustration. Ces quinze nouveaux titres apportent une nouvelle pierre fondatrice à l’édifice que construit Kaaris depuis plusieurs années maintenant. Après une bonne décennie à multiplier freestyles, mixtapes et petites scènes dans le milieu du hip-hop parisien, Kaaris a sorti  « Or noir » puis le Le Bruit de mon âme », deux albums certifiés de platine qui l’ont rapidement imposé dans la cour des grands. Si vous pensiez aussi l’homme assagi avec la paternité, détrompez vous Homme de scène et paroles de poids, le rappeur de Sevran puise dans l’univers gangsta des banlieues le flow, avec un sens inné de la formule assassine.

Pour insuffler un sang neuf à son univers, Kaaris s’est entouré de plusieurs producteurs tels Double X, Mr Punisher, AriBeatz, Therapy, Blackstars et Fushubi. Il a également convoqué Kalash et son héro, le rapper d’Atlanta Gucci Mane. D’ailleurs les clins d’œil et les hommages à la culture hip hop ne manquent pas.Dès le premier titre « le Sang », l’urgence et la rage de ces légendaires punchline sont là. Si la bande son est construite sur un tempo plus lent, les productions sont plus léchées, la voix reste puissante, toujours aussi racée. Le rappeur du « 80-zetrei » envoie ses titres un à un comme des brûlots. Une performance d’athlète qui soulève des rimes de plomb envoyées dans l’enceinte sans aucun temps mort. Avec son flow propre, ses bandes son personnelles, il recycle le meilleur de la grosse machinerie américaine.

Dans  « Benz », « 4matic » et « Poussière » il décrit ces vies de banlieue de plus en plus coupées de ces trois mots « Liberté, Egalité, Fraternité » accroché au fronton de l’hôtel de ville. Sur « Jack Uzi », « Nador » et « Tchoin » on retrouve le bad boy misogyne et provocateur des premiers albums. Mais Kaaris aborde ici pour la première fois des sujets qui le préoccupe comme la mort ou la rédemption « J’suis perché ». On retiendra surtout cette plume décomplexées et les punchline légendaires des excellents « T’étais où » et« Chaos  ». L’album rap français de cette fin d’année.               

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