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Karine Vanasse, l’héroïne du film Switch, entame une carrière d’actrice en France

C’est comme premier rôle en tête d’affiche d’un thriller de grande qualité, Switch, que les Français découvriront le 6 juillet, la jeune actrice Québécoise, Karine Vanasse. Après s’être fait un nom outre atlantique, en commençant très jeune sa carrière d’actrice, c’est désormais en France qu’elle compte bien se faire connaitre. Bientôt égérie d’une série Américaine, Pan Am, dont TF1 a d’ores et déjà racheté les droit, c’est pleine de fraicheur et de gentillesse, que la jeune actrice a répondu aux questions de France Net Infos.

 


Qu’est ce qui vous a plu dans le scénario du film Switch ?

Ce qui m’a plu dès le départ c’est de trouver un personnage féminin à qui on faisait vivre tout un tas d’aventure. Souvent sur les affiches de films on voit des hommes avec leur front tout plissé à chercher des solutions, et je trouve que des fois, nous les femmes on n’a pas toujours la chance de pouvoir jouer ce genre de rôle et çà, çà m’amusait bien. Je connaissais aussi un peu le travail de Frédéric (Schoendoerffer) et je savais qu’il avait vraiment envie de me faire travailler et comme je n’avais pas fait ce genre de film avant, çà m’a beaucoup plu.

C’est un rôle physique, avez-vous eu un entrainement particulier ?

Au niveau de la forme physique pas vraiment. J’ai juste fait attention quand même avant pour m’assurer d’avoir un peu de souffle mais c’était surtout pour les répétitions de cascades. Comme je voulais vraiment faire tout de moi-même, parce que je savais qu’au final çà aidait beaucoup Frédéric Schoendoerffer. Et puis les gens dans la salle le sentent aussi lorsque ce n’est pas l’acteur mais un cascadeur qui fait les cascades, donc il y a eu des sessions de travail avec Alain Figlasse, qui était assez amusantes. C’est ce qui a fait en sorte qu’une fois sur place, quand il fallait sauter de la fenêtre pour atterrir dans l’escalier, tout çà se passait assez bien. Mais moi techniquement j’étais prête. Le fait de travailler physiquement, il y a un essoufflement qui est là et que l’on ne peut jouer si on ne fait pas la cascade. Donc c’était aussi bien pour le film.

 

Justement par rapport à cette préparation physique pour ce rôle, comment avez-vous fait pour mettre votre accent de côté ?

J’ai travaillé avec un coach l’été dernier. Là j’arrive tout juste de Montréal donc l’accent se promène un peu ! J’ai été suivi par cette personne pendant tout le tournage. Et en même temps s’il y avait quelques pointes de québécois ce n’était pas gênant puisque le personnage que je joue est une québécoise.

 

Dans le film, il y a des scènes ou vous êtes un peu dévêtue, est ce que çà vous a posé problème, aviez vous une  appréhension de jouer ces scènes ?

Ce n’était pas des scènes intimes ou sensuelles, et je pense que c’est plus ces scènes là qui sont un peu gênantes, dont il faut parler en amont avec le réalisateur et le partenaire comédien. Je pense que c’est ce rapport là qui est un peu particulier aussi. C’est le rapport avec l’autre acteur avec qui on doit partager la scène. Mais là il s’agit plus de moment, ou le personnage que je joue,  prends sa douche ou son bain, çà ne m’a pas vraiment dérangé.

Vous jouez un personnage en cavale, ce qui limite les scènes avec les autres acteurs. Est-ce que ce n’était pas frustrant de jouer en parti seule ?

 

Oui mais en même temps çà me permettait d’apprécier plus les scènes que j’avais avec Eric (Cantona) par exemple. Les scènes d’interrogatoires qu’on a tourné en plein milieu du tournage, je les attendais mais avec un peu d’appréhension. On avait tellement couru l’un et l’autre de notre côté, là de s’assoir et de jouer avec un autre acteur çà m’a vraiment fait du bien. Je les ais beaucoup apprécié ces scènes là que l’on a tournées en une seule journée. De toute façon c’est sur qu’il y a des films pour lesquels c’est toujours bien de jouer avec d’autres acteurs aussi, mais en même temps j’avais des petites rencontres, comme avec Karim Saleh, que je retrouve plus loin dans le film, qui me plaisait beaucoup aussi. En fait les pires scènes dans ces moments, c’est les scènes au téléphone. Comme mon personnage est en cavale, elle est souvent au téléphone. Elle parle avec sa mère au téléphone, la police aussi. Et ces scènes sont toujours étranges à faire. Mais j’ai bien aimé par contre, une scène ou je suis au téléphone avec Mehdi Nebbou, car il était sur le plateau, je l’ai réellement appelé sur son téléphone et il me donnait la réplique.

 

Savez-vous pourquoi le réalisateur vous a choisi à vous pour jouer ce rôle ?

Je ne sais pas. C’est à lui qu’il faut poser la question. Mais je pense que pour Frédéric il y avait un souci de vérité. Comme il cherchait une québécoise et le fait que le personnage soit nouvelle à Paris, je crois qu’il avait un réalisme pour lui qui était assez intéressant. Je crois qu’il avait en tête de chercher une actrice autre que Française dès le départ.

Et puis prendre une actrice pas connu en France pour un premier rôle c’est quand même un bon pari ?

Oui, c’est vraiment un cadeau incroyable. Même quand on a une carrière déjà établie, d’avoir un rôle qui me permette de montrer plein d’état différent autant que j’ai eu la chance d’en explorer dans ce film, c’est assez incroyable. Quand on voit mon personnage, Sophie Malaterre, du début du film, toute pimpante, prête à vivre un renouveau dans sa vie et finalement le cauchemar commence. Passer de l’état ou elle se laisse accabler et puis elle se reprend, déjà exprimer tout çà dans un même film c’est tellement rare. Et si on ajoute à çà qu’ici je ne suis pas connue du tout, oui c’est assez extraordinaire.

Vous avez joué un petit rôle dans « Midnight in Paris » de Woody Allen, j’imagine que c’est une tout autre expérience ?

J’ai tourné en même temps que j’ai tourné Switch, donc l’été dernier. Et pour moi, c’est Switch qui était complètement démesuré par rapport à Midnight in Paris. L’audition pour ce film de Woody Allen, c’est la première audition que je passais en France avec mon agent Française. C’est un petit rôle, même si je suis plus trop habituée au petit rôle au Canada, c’est le type de rôle, par rapport à la grosseur et l’importance du rôle, que je m’attendais a avoir en commençant une carrière en France. C’est ce que je visais en fait. Et tourner Midnight in Paris, çà me rappelais la chance que j’avais de jouer dans Switch, car çà me rappelais là ou j’aurais du commencer par rapport à l’importance du rôle.

 

Quels sont vos prochains projets ?

Je travaille sur une série Américaine qui va commencer à être diffusée cet automne sur les ondes ABC. On a tourné un pilote à new York. La série a été choisie. Je sais qu’ici les droits de diffusion ont été achetés par TF1, mais je ne sais pas quand est ce que çà sera diffusé en France. Çà s’appel « Pan Am », c’est une série sur la Pan Am Américaine dans les années 60. On est quatre personnages principaux, et c’est vraiment un super beau projet, crée par le réalisateur et le producteur de « The West Wing » et qui a écrit beaucoup d’épisode de la série « Urgence ». Il a de grande qualité. Artistiquement la télé a tellement changé depuis ces dernières années, On fait de la télé comme on fait du cinéma. J’ai toujours consacré ma carrière du côté du canada et en particulier du Canada
Francophone, parce que j’ai passé 5 ans de ma vie à être productrice d’un film sur lequel j’ai joué aussi, qui s’appel « Polytechnique » qui est allé à cannes en 2009, et comme le début de ma carrière a été consacré qu’a çà, j’en ai pas vraiment profité pour développer autant le marché américain qu’européen. Donc le fait d’avoir cette chance ci de jouer dans cette série « Pan Am » pour moi c’est vraiment quelque chose de géniale,  parce que je pensais que mes opportunités était passées.

Justement vous avez fait un peu de production, est ce vous serez désormais tenté par la réalisation ?

Je ne sais pas. J’aimerai bien dire oui, car c’est un métier que je trouve magnifique, et quand j’écoutais Frédéric Schoendoerffer, qui racontait comment était né le projet de son film, j’ai découvert des trucs que je n’avais pas entendus avant. Je trouve que c’est vraiment un beau métier et quand c’est fait par des personnes passionnées, çà me fascine de les regarder faire. Quand le réalisateur est respecté par son équipe et qu’il a une vision bien précise de ce qu’il veut faire, pour moi c’est une des plus belles choses à observer. Je suis dans la position encore d’observation mais dans ma tête je ne suis pas dans la position de me dire à oui j’ai les compétences pour le faire. Par contre, la production çà m’a énormément aidé, çà m’a permit d’avoir accès à plein de chose, à découvrir des petites subtilités de travail, et je crois que maintenant sur un plateau je sais encore mieux me positionner.

Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter de plus ? Est-ce qu’il y a un réalisateur ou acteur avec qui vous aimeriez travailler ?

Oui, il y en a plusieurs. J’ai eu la chance de travailler avec un réalisateur Français, j’aimerai bien avoir la chance d’explorer d’autre genre de film aussi. Moi je viens plutôt du cinéma très dramatique, du film d’auteur aussi. J’aime bien les histoires ou le réalisateur
travaille très près avec les acteurs parce qu’il y a peu d’acteur. Çà j’aime bien. C’est ce que je vais me souhaiter !

 

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L’interview de Eric Cantonna et Frédéric Schoendoerffer

La chronique du film Switch

M.S

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