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Kerguelen, Peintre soldat de Mario Absentès

Kerguelen, peintre soldat
Kerguelen, peintre soldat.

Kerguelen, Peintre soldat, un titre, qui veut déjà presque tout dire… Publié par les Editions Baudelaire, le nouvel ouvrage de Mario Absentès explore, en six tableaux, les tourments d’Henri Kerguelen.

Kerguelen, septuagénaire qui ne passe pas inaperçu, « il taillait du 4XL, chaussait du 50 et son front de bœuf était parcouru de ridules », un double mètre, qui porte un manteau de l’armée allemande et qui se déplace avec son side-car de la Wehrmacht est de retour dans le port de pêche de son enfance. Forcément avec les années le port a bien changé depuis son départ à l’âge de dix- sept ans lorsqu’il s’est engagé en Indochine. De sa vie au port, Kerguelen a surtout en mémoire le souvenir des peintres qui représentaient la côte mais en revenant, il a une idée en tête, une idée qui ne lui laisse que très peu de répit, bref une idée qui l’obsède : il « doit peindre » une « marine avec jeune femme » et pour la réalisation de son œuvre c’est toute une série de péripéties qui attend notre personnage. Il devra composer entre son alcoolisme, ses traumatismes et ses nouvelles rencontres parfois très étranges…

Avec un style très particulier Mario Absentès nous invite, néanmoins à quelques réflexions intéressantes. Quand certains s’interrogeront, par exemple, sur le meilleur plan pour observer leur sujet en partant du constat que « si tu peins la mer d’un bateau, c’est la côte qui te saute aux yeux » d’autres s’interrogeront sur les occasions manquées « les confidences, ce sont des occasions qu’on n’a pas su saisir à temps » ou bien encore sur le comportement de beaucoup de personnes « les gens se moquent de vous parce qu’ils vous craignent, mais ils ne vous méprisent pas », ou de façon plus générale sur la façon de donner un sens à la vie « cette idée de donner un sens à vos jours en peignant est belle, c’est un message que vous voulez laisser… » et bien évidemment, aussi, sur les post- traumatisés. Quand quelqu’un se place face à la mer ou un tout autre sujet pour le représenter que se passe-t- il, que représente-t-il vraiment ? A quoi songe le peintre et finalement qui a-t- il derrière ce tableau ?

A propos de l’auteur :

«Mario Absentès, 64 ans, est un des avatars de l’écrivain et journaliste Mario Morisi. Auteur de quatre romans noirs : Mort à la Mère, J’aurai ta peau Saxo, Achevez Cendrillon et Castor Paradiso, Absentès signe là un drame en six tableaux qui met en scène un monstre, une obsession et une œuvre d’art. »

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Un commentaire

  1. Premiers retours de lecture…

    André Besson, écrivain — « Bravo ! Mario pour ton « Kerguelen, peintre soldat » que je viens de lire. C’est un roman passionnant, remarquablement écrit dans un style moderne, nerveux, accessible à tous. Je souhaite qu’il trouve un nombreux lectorat et soit, pourquoi pas, couronné par un prix. »

    La Voix du Jura du 26/11/15 : « Roman de la folie intérieure, fantaisie grinçante mettant au supplice un monstre épris de beauté, « Kerguelen, peintre soldat », le énième roman foutraque de Mario Absentès (pseudonyme de Mario Morisi) invite à partager une rédemption, un accouchement et une agonie ; mais ne nous donne aucune indication sur ce qu’il faut penser du gisant et de son unique et fatale production. A la Fleur de Sel, rue des Arènes, vendredi 27, à 18 h 30. »

    Pierre Gemme, écrivain, enseignant : « Kerguelen, peintre soldat’ de Mario Absentès est un livre bouleversant, puissant et coloré qui s’inscrit dans la lignée d’ « Au-dessous du Volcan » de Malcolm Lowry, ou de « Voyage au bout de la nuit » de Céline. Il y a chez Henri, ce personnage peintre génial et incompris, la folie de Moravagine de Cendrars et le délire verbal de Joyce dans Finnegans Wake. Mario Absentès s’inscrit avec ce livre parmi les plus grands. On s’attache à son héros aussi émouvant que repoussant, habité par la création et poursuivi par son passé fait de tendresse et de violence mêlées, le tout sur fond de mer, déchaînée en général ! Bercé par les références, comme la musique des marées, ou fracassé par des phrases étonnantes, le lecteur voyage au fil des mots et découvre ce destin hors du commun sans jamais se lasser. Un grand Bravo. — Pierre Gemme, écrivain

    Bénédicte Gaulard, maître de conférence à Dijon — « Vient de paraître : Mario Absentès, « Kerguelen, peintre soldat », éditions Baudelaire : un roman vif et mordant sur les aventures d’un homme tourmenté et hanté par la peinture. Aussi irrévérencieux que Caravage, aussi satirique que Zola, un récit conçu comme un tableau où s’enchevêtrent souvenirs et projections… (disponible en librairie et librairies en ligne) »

    Jeanne Moll, citoyenne lectrice — « De la peinture, de la fange, du cul et de la solidarité sainte … Ce bouquin est la cavalcade d’un vieux colosse démantibulé et obsédé par une œuvre à peindre. Ainsi, malgré (ou à cause) de ses délires surgis de sa vie de baroudeur et sa mauvaise humeur comme mode relationnel, sa tendresse contrariée nous touche. Et sont émus aussi les personnages qui l’entourent. Des personnages qui frôlent l’abîme et se cramponnent et qui s’épaulent. On voyage, on rigole, on s’inquiète… Un peu polar, un peu roman et un peu philo …
    Humanité, amour et brusquerie, une déboussolade garantie. »

    Patrice Lecarpentier, Ouest France — “Après avoir lu « Kerguelen », j’ai reçu une vraie claque ! Impossible de le fermer avant de connaître la fin ! Derrière l’aspect rocambolesque, j’ai senti une vraie histoire, très profonde, un appel à la réflexion sur la raison de vivre. Un peu déconcertante, l’attitude d’Emma, mais quel voyage ! J’ai aimé. Superbe.”

    L’Hebdo 39-Lons-le-Saunier du 30/11/2015 :
    « Pourquoi lire « Kerguelen, peintre soldat » plutôt qu’un Goncourt ou un Femina ? — Parce que ça décape, parce qu’on sent l’odeur du peuple, parce que ça tient du Caravage, de Zola, de Blondin, de Goodis et du Poulpe… Parce que ça raconte la quête de l’ultime beauté par un monstre humain, qui nous représente toutes et tous. Un Quichotte illuminé par le ciel de Normandie et par les grands peintres… » – Propos recueillis par Philippe Gavillet.

    Chr. Ab 2.0 : « Kerguelen, peintre soldat » : la quête d’un baroudeur ogresque, qu’on suit dans ses délires et ses débordements. La tentative désespérée de fixer sur la toile les tourments d’un passé brûlant. Toute une vie dans un tableau, dans un coin du tableau. L’inaccessible étoile au cœur de cette geste en prose échevelée, où les gens ordinaires et extraordinaires tentent de vivre, même trop, même mal… »

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