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Le monde selon…

David Renaud, Mêgo Aroug, Abyssinie, début 2003 - fin 2004, Collection FRAC Champagne-Ardenne, Reims
David Renaud, Mêgo Aroug, Abyssinie, début 2003 – fin 2004, Collection FRAC Champagne-Ardenne, Reims

La fusion de nombreuses régions françaises entre elles approche. Dans ce contexte, la programmation de fin d’année du Frac Franche-Comté propose du 6 novembre au 17 janvier deux expositions, l’une personnelle consacrée à Bertrand Lavier dont les œuvres sont présentes dans sa collection mais également celle du Frac Bourgogne, faisant le contrepoint dans ses sculptures de la thématique de « Mickey au musée d’art moderne », l’autre, collective, interrogeant les notions de territoires et d’identités, de communauté et d’utopie. Les questions de l’exposition Le monde selon… vont au-delà des régions et de la France, renvoyant au contexte géopolitique mondial, car l’art ne connaît pas de frontières.

Le monde selon… Renaud Auguste-Dormeuil, Faycal Baghriche, Marcel Broodthaersn Wim Delvoye, Angela Detanico et Rafael Lain, Mounir Fatmi, Robert Filliou, Marco Godinho, Bouchra Khalili, Kimsooja, Sigalit Landau, Michelangelo Pistoletto, Philippe Ramette, David Renaud.

Cette exposition collective est composée essentiellement d’oeuvres empruntées à différents fonds d’art contemporain, mais aussi à d’autres collections publiques françaises. Elle propose ainsi une ouverture bien au-delà de la future grande région France-Comté et Bourgogne. Les artistes contemporains opèrent une représentation du monde inscrite dans l’héritage d’une la longue tradition, telle la statuaire antique qui divinisait en leur attribuant une apparence humaine les fleuves, les montagnes et les pays. Au Moyen-Âge et à la Renaissance, les artistes ont utilisé les symboles identitaires de leur époque (drapeaux, blasons, cartes, globes terrestres élaborés à des fins géopolitiques…) pour satisfaire aux commandes de princes soucieux de leur prestige. Mais si les artistes contemporains empruntent également aux géographes, aux géologues et aux nouvelles technologies leurs outils de représentation concrète et mentale, c’est à bien d’autres fins. Il s’agit pour eux désormais, non plus de glorifier les puissances mondiales – personnes réelles et personnes morales – mais de remettre en question une représentation dominante – voire universelle – et ses conséquences pour l’homme, à travers un engagement artistique pour provoquer la réflexion et l’idée peut-être d’un monde meilleur. L’exposition collective aborde ainsi certaines pratiques : l’ambivalence, l’envers des apparences, le détournement des normes et des codes de représentation du monde, et tous les rêves des peuples actuels, entre révolutions et liberté de résidence ou de circulation.

Sont également toujours présentées, depuis le 9 octobre jusqu’au 17 janvier, l’exposition de Francis Cape, Bancs d’Utopie/We sit together, qui présente un ensemble de reproductions à l’identique de 12 bancs issus de sociétés communautaires européennes. Ils opposent pour l’artiste le communautarisme à l’individualisme, étant par nature des sièges que l’on partage, sans hiérarchie, mettant tout le monde à la même hauteur. Ces bancs sont utilisés au FRAC lors des rencontres et des échanges autour des rencontres inhérentes à ce projet.

Francis Cape, Utopian Benches, 2011, Vue d’exposition à Arcadia University Gallery © Francis Cape, crédit photo : Greenhouse Media
Francis Cape, Utopian Benches, 2011, Vue d’exposition à Arcadia University Gallery © Francis Cape, crédit photo : Greenhouse Media

L’autre installation, de Pauline Boudry et Renate Lorenz, met en scène un film issu de la performance réalisée par six artistes underground interprétant la partition de Pauline Oliveiros, To Valerie Solanas and Marylin Monroe in recognition of their Desperation. Ce double hommage à deux femmes au destin tragique est repris dans la vidéo qui célèbre, comme toutes les œuvres de Boudry et Lorenz, des figures marginales défiant la norme, la loi et l’économie.

Expositions jusqu’au 17 janvier 2016. Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté, Cité des arts, 2 passage des Arts – 29000 Besançon. Tél. : +33 (0)3 81 87 87 40. Ouverture du mercredi au vendredi de 14h à 18h, samedi et dimanche de 14h à 19h.

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