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le non moins mythique John Carpenter au Grand Rex

Il fallait être au Grand Rex, la mythique salle de cinéma de Paris, le mercredi 9 novembre, pour accueillir comme il se doit, le non moins mythique John Carpenter, réalisateur, scénariste, monteur, producteur et compositeur.

 

john-carpenter

« Big John is back »

John Carpenter, « Big John » pour les intimes est un touche à tout de génie qui s’est fait connaître dans les années 70 pour ses films d’horreur et thriller radicaux et engagés. Il remporte notamment l’Oscar du meilleur court-métrage en 1970. Homme sans concession, s’acclimatant mal au système des studios, il est connu pour porter beaucoup de casquettes sur ses films. Il n’est pas rare de le voir, pêle-mêle, réalisateur, scénariste, monteur, cadreur et compositeur.

Son style de composition est inimitable. Souvent restreints, ses budgets ne lui permettent pas le luxe d’un orchestre symphonique. Il se tourne donc vers le synthétiseur et compose des bandes sons lentes, lancinantes et minimalistes. Pas de fioritures ici.

La musique, expression totale de Carpenter

C’est donc pour faire passer un moment de pure communion électronique que John Carpenter a donné rendez-vous à ses fans Français, le 9 novembre au Grand Rex.

Accompagné de 5 musiciens (2 guitares, une basse, une batterie et un synthé), le maître de l’horreur débarque sur scène à 21h et ne la lâchera qu’une heure et quinze minutes plus tard. Un laps de temps, trop court, pendant lequel le public s’émerveille au son de quelques unes des bandes originales les plus emblématique du cinéma de genre, mélangés avec plusieurs morceaux de ses deux derniers albums Lost Themes I et II.

En enchaînant ses thèmes les plus mythiques (New York 1997, Assault, The Fog, etc.), l’artiste réjouit un public tout acquit à sa cause, avant de le faire complètement décoller en annonçant la reprise du thème principal de son chef d’œuvre absolu The Thing. Après une excellente version noisy des Aventures de Jack Burton, Carpenter fait littéralement hurler son public de plaisir quand retentissent les premières notes d’Halloween, son thème le plus célèbre.

Après une heure de concert, l’artiste sort de scène avec son groupe et on se dit qu’on en reprendrait bien pour une heure de plus…il faudra se contenter d’un rappel de quinze minutes, entamé par un très rageur « Fuck Trump » qui terminera sur une version dantesque de Christine. On sort du concert avec un sourire jusqu’aux oreilles et deux constations :

Big John a toujours la patate et sait s’entourer de musiciens de qualité,

Une heure et quart c’est tout de même très, très court pour un artiste de sa trempe, avec un tel répertoire et, soyons honnête, pour un tel prix.

Au final Carpenter aura gratifié son public d’un concert qui bouge et on se prendrait presque à rêver de le voir au Hellfest ou au Download Festival.

Setlist du concert :

  • Escape From New York: Main Title

  • Assault on Precinct 13: Main Title

  • Vortex

  • Mystery

  • The Fog: Main Title Theme

  • They Live: Coming to L.A.

  • The Thing: Main Theme – Desolation (Ennio Morricone cover)

  • Distant Dream

  • Big Trouble in Little China: Pork Chop Express

  • Wraith

  • Night

  • Halloween Theme / Main Title

  • In the Mouth of Madness: In the Mouth of Madness

  • Encore:

  • Prince of Darkness: Darkness Begins

  • Virtual Survivor

  • Purgatory

  • Christine: Christine Attacks (Plymouth Fury)

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A propos Arnaud De Legge

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