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L’interview découverte de Klash Day Vinci, un très bel artiste à découvrir !

Nous avons eu le bonheur d’interviewer un très bel artiste ces derniers jours, Klash Day Vinci arrive fraichement en France et autant vous dire qu’il va casser la baraque avec son titre « Fuc Ya life ». Klash Day Vinci est un artiste comme on n’en rencontre plus, à la fois simple et pleins de valeurs, cet artiste vous enthousiasmera aussi bien grâce à sa bonne humeur communicative, qu’à ses valeurs familiales et ses messages positifs qu’il cherche à transmettre. Retour sur une interview qui nous a donné le sourire jusqu’à la fin de journée.

Bonjour Klash, c’est tout d’abord un plaisir de vous interviewer ! Pouvez vous dire à nos lecteurs, qui êtes vous ? D’ou venez ? Quelle est votre histoire? 

Klash : Je suis d’origine Sénégalaise, je suis Français en passant mais j’ai grandi aux Etats Unis, j’ai beaucoup voyagé car mon père était aviateur ce qui m’a permis d’être bilingue, je pense que c’est un avantage très rare d’avoir connu différents pays. J’ai vécu trois ans en France, ce n’est pas grand chose. J’ai vécu au Sénégal puis aux Etats Unis, aujourd’hui c’est le pays le plus commercial pour tout ce qui est « entertainement and sport ».Aujourd’hui, je me présente en tant qu’artiste après avoir fait une bonne partie de ma carrière en tant que producteur musical. Je travaille en France en collaboration avec un partenaire en studio. C’est un hasard, cela n’était pas choisi mais cela marche bien en fait !

 Je suppose que Klash day vinci est un pseudo, quelle est l’histoire de ce nom?

Klash: C’est un amalgame de plusieurs parties de ma vie.

« Day » c’est mon vrai nom, je suis d’origine « Peul » qui veut dire le grand frère, dans ma famille on m’a toujours appelé Day tout comme mes amis.

« Klash » a toujours été mon nom d’artiste, même si ce n’était pas toujours le nom que je mettais sur les papiers mais je suis un peu un Klash dans la société, j’étais aux Etats Unis mais j’étais Sénégalais/Français, quand j’allais à l’école française on me considérait comme Sénégalais, quand j’étais à NY, on me considérait Français, quand j’étais au Sénégal, on me considérait Américain etc. Je ne suis jamais complètement chez moi, donc j’ai toujours dit « où que j’aille je suis un klash ».

« Vinci » c’est par rapport à tout ce que je fais, j’adore la peinture, l’architecture, les arts, la musique, la poésie, tout ce qui est littéraire, artistique, fashion donc c’était un bon pseudo pour me rallier vers Vinci, j’appelle ça la Renaissance du Hip-hop, des nouveaux gens qui viennent avec plus de créativité et de nouveauté au lieu de suivre la tendance.PHOTO KLASH DAY VINCI

Qu’est ce qui vous a amené à faire de la musique ? 

K: Je l’ai toujours fait. Quand j’étais tout petit, je dansais sur Mickael Jackson, on m’a toujours dit que j’avais un côté artistique depuis ma naissance. Ma mère adorait me montrer à ses copines, quand je regardais un clip, j’avais déjà mémorisé les pas de danses, la mélodie et je la chantais à la maison. Après cela s’est fait physiquement. Quand j’étais à NY, je jouais au basket et je me suis cassé les chevilles. Pendant 7 mois, j’étais en fauteuil roulant. Je jouais au clavier et à NY tout le monde fait de la musique et Akon, qui habitait au dessus de chez moi, avait son studio, donc je montais et je faisais des productions quand il n’était pas là et au final, les personnes disaient « j’aime bien ce que tu as fait, c’est mortel ! Tu l’as fait quand ? » et moi je leur disais « il y a 15 minutes ! » Et après beaucoup de personnes m’ont dit que j’étais doué, que j’avais un talent, c’est pour cela que je suis devenu producteur, j’étais derrière les machines et je disais « non tu devrais rajouter cela, mettre ça etc ». A la base, cela a commencé comme cela.

 J’ai cru entendre que vous étiez le cousin d’Akon.

K : On n’est pas des cousins de sang. Akon habitait à Jersey (USA) et il y avait une école Sénégalaise à NY. Et moi quand j’allais à l’école en 1988, il n’y avait pas beaucoup de Sénégalais à NY, donc on se retrouvait et on se disait « c’est mon cousin », on était tout le temps ensemble. On a grandi ensemble, on est allé à Atlanta ensemble, on a travaillé ensemble. C’est devenu en fait une famille musicale !

Est ce qu’il vous a coaché, donné quelques conseils ?

K: A l’époque, il avait déjà un deal en 1996, il était signé à Elektra, puis il a signé avec les Fugees, on a travaillé sur l’album des Fugees, donc il m’a vraiment appris le business, lui et son petit frère Abou, son grand frère Moses m’a appris à produire techniquement (comment sampler …). Akon m’a appris plus à écrire des chansons en me disant que le refrain était le plus important, qu’il fallait faire en sorte que le refrain accroche, qu’il fallait faire en sorte que la chanson fasse 3’20. De mon côté, je lui ai ramené une « edge » un peu plus street et fashion, c’était un élément qu’il aimait mais qu’il n’avait pas en lui. Akon n’était pas très fashion et design, j’aimais m’habiller et faire le beau gosse. Et il me disait « ah j’aime bien ce que tu as mis ! » et deux jours plus tard il portait quasiment pareil ! Mais côté musique, c’est lui mon mentor. Il m’a coaché pendant 4-5 ans !

Vous faites en ce moment la promotion de votre titre  « Fuc Ya life » Pouvez vous me parler de ce titre ? 

K : « Fuc Ya Life » est un titre très choquant, c’est fait exprès mais en fait il y a un thème plutôt positif. Si je devais le traduire en français, cela serait « fais ta vie » où il faut s’en foutre des autres et qu’il faut faire sa vie, « je fais ma vie comme je la sens, c’est ma vie j’en fais ce que je veux ». J’ai choisi le titre « Fuc Ya life » . Je pense que c’est important, surtout aujourd’hui et venant en plus d’un patelin, des fois on est trop coaché par les parents qui veulent que l’on fasse quelque chose et on se rends compte à 30/40 ans que ce n’est jamais ce que l’on a voulu faire et on le regrette et c’est ce que je voulais mettre en avant en disant « Fuc y a life », il faut quand même toujours respecter ses parents et l’avis des autres mais il faut faire sa vie. Ce que l’on a en tête, ce sont nos rêves, lorsque l’on ferme nos yeux, c’est nos rêves et il faut aller de l’avant pour essayer d’y arriver. Je pense que c’est un bon titre à faire sortir en premier, dans le refrain, je dis « mes potes d’avant sont mes potes d’aujourd’hui parce que je les ai choisi, mes décisions d’avant je les assument aujourd’hui, si j’ai décidé d’arrêter mes études et de faire de la musique, je l’assume aujourd’hui ». C’est ça le titre.

 Donc c’est votre premier single ?

K: C’est mon premier single officiel même si j’ai sorti quelques mixtapes. L’album s’intitulera « Foreign » (« Etranger » en Français )

 Petite question indiscrète, et cet album serait prévu dans l’année ? 

K: En France, ils disent « on croise les doigts, on serre des fesses » , c’est prévu pour la fin d’année oui. On prévoit pour mi été, fin hiver. Il y a beaucoup de titres estivals et d’autres beaucoup plus sombres qui colleront à l’automne/hiver.

Quel message cherchez vous à faire passer dans vos chansons ?

K: C’est déjà une approche du Hip Hop qui existe mais qui est différente c’est à dire que c’est toujours le « level street », le « level de Chelsea Dream », c’est le rêve Américain en fait, il faut y arriver et aller au bout de ses rêves et il y a aussi le côté bon vivant, la vie est déjà dure pour tout le monde, il ne faut pas s’apitoyer sur son sort, il faut se lever et se dire « bon hier c’était mauvais mais aujourd’hui sera meilleur, aujourd’hui on va rendre la journée meilleure qu’hier ! » Il faut avancer et donc ne pas s’apitoyer sur sort. C’est vraiment le message que je donne pour motiver les gens. Il faut se lever, aller gagner de l’argent, être bien avec tout le monde, il faut s’amuser, on est jeunes, il faut profiter car demain n’est jamais garanti. On a jamais la promesse du lendemain.

J’ai appelé l’album « Foreign » car je veux montrer que la musique américaine peut être faite en France ou en Europe. Je veux que les Américains se rendent compte que c’est un produit Européen, ce n’est pas un produit américain car lorsqu’on l’écoute ils vont se dire « c’est le gars de NY » alors que non ! C’est le gars qui vit en Angleterre ! Je veux que l’on se rende compte que le Hip Hop est devenu international. Il y a toujours la barrière de la langue mais au dela de cela, musicalement, on vit le même combat, que ce soit de l’autre côté de l’atlantique ou ici. On essaie de positiver !

 Très beau message ! On a besoin de ce type de message, il faut se lever et se bouger les fesses !

K: Exactement ! J’ai le titre « Get paid » (fais ton argent) ou « You known » (je ne te dois rien, je l’ai fait tout seul), je me lève tous les matins et j’y vais. Il y a des titres aussi pour les filles comme « add me » (ajoute moi), c’est une vraie histoire en plus ! J’ai rencontré une fille, en fait elle a pris mon numéro, elle m’a suivi sur facebook, et on s’est rencontré comme ça. Et j’en ai un autre qui s’appelle « to see the ride », en fait c’est une voiture à deux places et tu te dis « je n’ai besoin que de cela car je n’ai besoin que de toi ». Il y a des titres pour tout le monde.

Foreign est un album que j’ai fait avec TDM, on s’est vraiment mis sur des thèmes qui sont vraiment « broad » (élargi) pour toucher tout le monde mais dans mon champ de vision c’est à dire très poétique et plus mature.

 Est ce que vous avez déjà plusieurs dates de prévue en France ? 

K: On en a eu déjà , on en a fait à Bordeaux puis à Auxerre, sur Paris. Là, je vais rentrer en Angleterre et on en prévoit quelques unes au début du printemps pour en avoir quelques unes sur la France. On veut vraiment faire la France puis tourner en Europe.

Vous vous êtes aussi engagé récemment auprès de l’association française « Au nom de l’autisme », vous pouvez nous en dire un mot ? 

K: C’était à Auxerre, cela s’est fait du jour au lendemain je n’étais pas prévu, on m’en a parlé, cela m’a tout de suite plu, j’étais sur Bordeaux et on a conduit jusqu’à Auxerre ! J’ai rencontré la dame qui s’en occupe ainsi que ses enfants, c’était une soirée que j’ai beaucoup appréciée, j’espère vraiment qu’elle a réussit à avoir ce qu’elle cherchait. Tout ce qui est pour les enfants, je suis pour ! C’est ma cause numéro 1 ! J’aime les œuvres caritatives mais pas n’importe lesquelles, les enfants sont ma priorité, je pense d’ailleurs que les enfants devraient être la priorité number one de ce monde. Après on peut mettre tout le reste : le cancer, le sang etc…

Vous avez des enfants ?

K: J’en ai un, et cela a changé ma vie et mon mode de pensée !!! J’ai un petit garçon, c’est mon monde à moi et c’est pour cela que ma musique est plus mature, c’est grâce à lui. C’est ce qui m’a lancé en tant qu’artiste car cela m’a permis de m’ouvrir, je me suis ouvert à lui mais aussi à moi même. Et c’est pour cela que je mets les enfants en avant. Ils en ont besoin, ce sont des êtres dépendants mais des êtres adorables. On ne se rend pas compte des efforts que nos parents ont fait tant qu’on a pas eu d’enfants, à quel point nous avons dépendu d’eux !PHOTOSKLASHHD

Un dernier mot pour nos lecteurs ? K: J’aime la France, j’aime beaucoup les français, c’est une audience très difficile à acquérir mais ce que j’aime chez eux c’est qu’ils sont fidèles ! Je vais prendre l’exemple de Johnny Hallyday une fois qu’il vous aime, il vous aime toujours. C’est quelque chose que je vais m’atteler à acquérir ce public, ils n’acceptent pas juste de la merde, « allez c’est le nouveau truc, on le prends », non, ils prennent du temps pour apprécier et une fois qu’ils apprécient, ils apprécient pour toujours tant qu’on ne change pas en fait !

Je n’ai pas l’intention de changer et j’ai l’intention que la France me reconnaisse en tant que français !

 Merci encore pour cette interview, ce fut un réel plaisir.

Et en exclusivité ultime, voici le clip « Fuc Ya Life » :

Je tenais tout particulièrement à remercier Klash Day Vinci pour le temps qu’il a pris, pour sa bonne humeur, son sens du partage et ses très belles valeurs. Merci Klash, j’ai passé un agréable moment en votre compagnie, certes beaucoup trop court.  Je remercie aussi Emilie et Delphine pour m’avoir fait connaître et mis en relation avec une si belle personne. 
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A propos Jennifer Monnot

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