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Mad max débarque sur la Croisette

Ce deuxième jour de Festival de Cannes a commencé fort avec la projection hors-competition de Mad Max Fury Road de Georges Miller, annoncé depuis longtemps et très attendu. Tous les ingrédients qui avaient fait la marque des précédents opus sont bien là : la violence, les décors, la musique. Seulement à la place de Mel Gibson, c’est Tom Hardy dans le rôle-titre. Cette fois, Georges Miller accorde une place importante aux femmes, certains ont même osé dire qu’il s’agissait d’un film féministe. En effet, on y voit Charlize Theron en guerrière avec un passé assez lourd, qui ne fait pas de compromis. Avec un bras en moins, elle n’a peur de rien et degage une belle énergie. Miller a réuusi un film brillant, où les scenes d’action semblent avoir été tournées comme des chorégraphies. On s’en prend plein les yeux et les oreilles pendant deux heures !

Charlize THERON  & Sean Penn
Charlize THERON & Sean Penn

En competition, c’est l’Italie avec Tale of tales de Matteo Garrone qui a ouvert le bal. Un film inspiré des contes de l’auteur italien Gianbattista Basile, écrit en langue napolitaine à la fin du XVIIème siècle, et considéré comme une influence pour Perrault et Grimm. Garrone s’est concentré sur trois histoires, trois royaumes, avec un roi libididineux, épris de sexe et de beauté, interprété par Vincent Cassel, un autre fasciné par une bête étrange au point de délaisser sa fille et enfin une reine prête à tout, même à manger le coeur d’un monstre marin pour devenir mère. Esthétiquement et visuellement, Tale of tales est une vraie réussite : certains plans sont d’une grande beauté, les costumes, les décors sont magnifiques. A travers des contes merveilleux, qui confinent au fantastique ( des rois et reines côtoient dans des châteaux perchés des saltimbanques, des ogres, des courtisanes), il a abordé des thèmes universels et intemporels : le désir absolu de maternité, la recherché de la beauté et de la jeunesse à tout prix alors que du temps de Basile au XVIIème siècle, la chirurgie esthétique n’existait pas encore. Les acteurs, presque tous présents à la conférence de presse, et Salma Hayek en tête, se sont dit heureux d’avoir tourné avec Matteo Garrone. De Cannes, il est déja reparti avec des récompenses pour Gomorra et Reality. Espérons que cette année encore le Festival lui sourie !

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Le deuxième film de la competition était Notre petite soeur de Kore-Eda Hirokazu. Il y a deux ans il était venu presenter le très beau Tel père, tel fils. C’est dire si on attendait beauoup de sa nouvelle oeuvre. Finalement, il a livré un film plutôt et parfois, on peut le dire, un peu ennuyeux. Cette fois, il fait le portrait de trois soeurs qui découvrent à l’enterrement de leur père, l’existence d’une autre soeur. Elles décident de la faire venir avec elles. Certaines scènes qui nous plongent dans l’intimité de cette famille nouvellement constituée sont touchantes. Hirikazu, toujours pudique pour montrer les sentiments, parvient à nous émouvoir quand il montre la soeur aînée avec la benjamine en train de discuter. C’est dommage que ces scènes, qui apportent une touche d’émotion n’aient pas été plus nombreuses. Il ressort de ce film un certain ennui. Hirokazu a donc un peu déçu avce son nouveau film.

En Direct de la Croisette

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