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OM : Que reste-t-il d’« El Loco » ?

Suite à la première journée de Ligue 1 contre Caen, un coup de tonnerre avait frappé la Canebière. Après un match sans saveur soldé par une première défaite à domicile, Marcelo Bielsa donnait sa démission avec calme et sérénité devant les journalistes venus assister à la conférence de presse. Laissant passer l’orage suite à sa déclaration, le technicien argentin expliquait les raisons qui l’avaient motivé à quitter le navire phocéen au pire des moments. N’ayant encore rien signé d’officiel, un différend concernant le futur contrat avait conduit Marcelo Bielsa à rompre sa collaboration avec un Vincent Labrune abasourdi. Ce contrat litigieux fut d’ailleurs le feuilleton de la fin de ce mercato occultant l’activité sportive de la ville. La presse laissait alors entrevoir une modification de contrat de dernière minute qui n’avait pas été du goût de l’entraineur argentin. Résultats, l’Olympique de Marseille, se trouvait sans entraineur avec des joueurs effondrés pour la plus part, qui avaient pris le pari de l’OM pour évoluer spécialement sous les ordres d’ « El Loco » et des supporters frustrés ayant rêvés d’une année incroyable. Que reste donc de ce personnage emblématique et plein de mystère ? Est-il finalement qu’un illusionniste comme veulent le faire penser ses détracteurs ou alors est-il un réel génie technique ? France net infos tente d’y répondre.

Premièrement, malgré une quatrième place qui n’était pas à la hauteur des exigences sportives et financières du club, Marcelo Bielsa aura déjà impressionné par son jeu spectaculaire porté vers l’offensive. Il aura redonné aux supporters phocéens refroidis par trois saisons ennuyantes l’amour et le goût du football.

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Deuxièmement, il laisse derrière lui une méthode d’entrainement rigoureuse et très physique basée. Utilisant énormément les vidéos, il décortique chaque match et revient sur le placement de chaque joueur pendant la partie. Marcelo Bielsa base son jeu sur un pressing « tout terrain », à savoir un pressing constant qui permet une récupération de la balle plus efficace. Cette façon de jouer a laissé certains observateurs perplexes arguant que la récupération et la fraicheur physique des joueurs en seraient altérées. C’est effectivement ce qui s’est passé avec l’implosion de l’équipe vers la fin de la saison. Cependant la méthode Bielsa fut bénéfique pour toutes les équipes qu’il a dirigées. Deux exemples sautent aux yeux : celui de l’Athletic Bilbao et de l’équipe du Chili. La première a réalisé une saison mémorable sous les ordres de l’argentin notamment en se hissant en finale de l’Europa League en 2012 et en tenant tête au Barça de Guardiola qui écrasait alors la concurrence. Même si les joueurs et les entraineurs se sont ensuite succédé et que le souvenir de Marcelo Bielsa s’est effacé, il n’en reste pas moins une volonté d’aller vers l’avant et de presser ses adversaires qui s’est d’ailleurs matérialisée par la victoire écrasante 4 buts à 0 de l’Athletic Bilbao en Supercoupe d’Espagne contre le Barça pourtant champion d’Europe et d’Espagne. Toujours avec ce pressing tout terrain caractéristique de Marcelo Bielsa, le club basque a remporté son premier trophée depuis 33 ans. Mais l’exemple le plus frappant reste la sélection chilienne qui était totalement inconnue avant que Marcelo Bielsa prenne les rênes de l’équipe. Jorge Paoli, grand admirateur de Bielsa et son successeur à la tête de la sélection, ira gagner la première Copa America de l’histoire du Chili face à l’Argentine de Messi. Quoique l’on dise, le travail de Bielsa porte ses fruits sur le long terme et il en sera surement le cas avec l’Olympique de Marseille. Nous verrons si le nouvel entraineur Michel, fort de son écrasant succès contre Troyes 6 à 0 nous donnera raison.

Enfin, le départ de Marcelo Bielsa laisse…..un grand vide. La Ligue 1 a perdu un personnage charismatique tant par ses conférences de presse que par sa fameuse glacière ou par les traductions approximatives de son traducteur. Même s’il reste un peu fou pour certains, « El Loco » reste un personnage qui s’est affranchi des contraintes sportives autant qu’administratives. Un personnage qui a réussi à envoûter le public le plus lunatique et le plus exigent de France au grand étonnement des supporters eux même. Un « Monsieur du football » qui manque cruellement à la Ligue 1.

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