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Je partirai pour les terres lointaines de Paul Couturiau

Les Editions Jourdan présentent un roman fort et passionnant : Je partirai pour les terres lointaines de Paul Couturiau.

je partirai pour les terres lointaines
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L’histoire du livre :
Que fait-on quand on a un nom maudit ?
Un nom qui sent l’enfer et la damnation ?
Daudet, six lettres qui s’inscrivent en caractères de honte pour avoir donné naissance à l’Action française.
Que fait-on quand on a presque 15 ans et que l’on rêve de fuir vers les contrées blanches du Canada ?
On est prêt à se battre, à tuer et à mourir, peut-être parce que cette balle qui est dans le pistolet serré dans sa main est l’ultime délivrance, ou l’ultime mystère ?

Mon avis de lectrice :
Paul Couturiau manie la langue française à la perfection, c’est un conteur et on ne se lasse pas de lire ses histoires. Dans ce roman « Je partirai pour les terres lointaines » l’auteur nous emporte dans un récit très fort, à la rencontre de Philippe Daudet, petit-fils d’Alphonse. Ce nom si célèbre est un véritable fardeau pour le jeune Philippe, dont les parents sont des écrivains actifs du journal d’extrème droite L’Action Française. Alors que Philippe a été élevé dans la haine de l’autre, de celui qui est différent, une prise de conscience le place à l’opposé de l’idéologie de ses parents. Commence alors pour lui une quête vers l’Ouest, vers la découverte de lui-même.

« Je partirai pour les terres lointaines » se lit d’une traite, avec le sentiment qu’après cette lecture, non seulement on a partagé un moment d’histoire peu connu, presque tabou, mais encore on en ressort ébahi par la virtuosité de Paul Couturiau.

Dès les premières lignes, on est happé par les tournures de phrases pointues, on est bouleversé par la sensibilité des métaphores. Paul Couturiau choisit chaque mot avec une justesse digne d’un écrivain de la Pléiade, jamais la langue française n’a été autant magnifiée par un auteur.

Le personnage de Philippe ainsi que celui de la jeune narratrice sont très attachants et à travers leurs yeux, la vie est contée comme une succession de surprises, belles ou ignobles, ce qui les rend encore plus crédibles. Le juste équilibre entre l’intérêt du fond et la qualité sans égale de la forme fait de ce roman un petit bijou littéraire. Je le conseille vivement à tout lecteur curieux de cette période de l’Histoire et des questions sur l’héritage que l’on peut recevoir contre son gré de son ascendance.

Mais je le conseille également à tous les amoureux de notre langue qui, si elle est bien maniée, peut rendre intéressant tout sujet qui peut paraitre peu engageant à première vue. Une pure réussite, une véritable découverte, pour tout public et tous les publics.

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