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Rencontre avec Olivier Baroux et de ses deux acteurs principaux sur le film « Les Tuches »

Accompagné de ces deux acteurs principaux, Jean Paul Rouve et Isabelle Nanty, le réalisateur Olivier Baroux, a répondu aux questions des journalistes pour la sortie de son quatrième film qui comme les précédent, est une comédie. C’est dans la salle du restaurant le Dubern à Bordeaux, que l’ancien partenaire de jeu de Kad Mérad, a expliqué les raisons de ce nouveau long métrage, « Les Tuches » dont la sortie nationale est prévue vendredi 1er juillet.

 

Votre nouvelle réalisation aurait pu être un film façon Kad et Olivier ?

Olivier Baroux : L’écriture que je peux avoir avec Kad est vraiment quelque chose qui nous est propre, un humour très décalé, comme dans « Paméla rose ». Ici, la collaboration avec Philippe Mechelen, le scénariste mais aussi Jean Paul (Rouve) et Isabelle (Nanty) qui ont permis lors du tournage de participer à l’élaboration du film, a été différente. J’aime bien rire et pleurer au cinéma et lorsqu’un scénario comme çà m’est proposé, j’essaye de pouvoir transmettre ces émotions aux spectateurs. Je l’ai fait sur « l’Italien », c’est une formule que j’aime bien. Rire pendant 1h et puis passer à autre chose. Voir les personnages sur un autre angle, un aspect plus mélancolique. La mélancolie c’est quelque chose que j’aime bien.

 

Le scénario lorsqu’il vous a été donné il était déjà écrit à 80% ?

Olivier Baroux : Oui, il était même très bien écrit. On avait une très bonne base de travail avec Philippe (Mechelen). Il y a d’abord eu plusieurs versions, même Chantale Lobi a participé à l’écriture du scénario. J’ai retenu la dernière version, puis on l’a retravaillé avec Philippe (Mechelen). Dans l’écriture de scénario, on a d’abord une base, un matériel de travail et après il y a l’étape ou le réalisateur s’approprie le scénario, il ajoute des séquences en enlève. Puis lors de la lecture avec les comédiens, on se rend compte parfois que çà ne fonctionne pas. Ensuite il y a une autre étape celle du tournage, ou on laisse part à l’improvisation parfois, qui peut apporter quelque chose d’autre aussi. On est continuellement en train de réécrire le film. Mais il y a des films qui ne se prêtent pas à çà, mais ce fût le cas pour « Les Tuches ».

 

Pour vous les acteurs, est ce que c’est plus facile, plus agréable de participer à un film dans lequel vous pouvez apporter votre touche ?

Isabelle Nanty : Evidemment que c’est agréable. En tous cas, c’est agréable de travailler avec Olivier (Baroux), parce qu’il est acteur, il est auteur, il aime les films bien filmé avec une application à faire de beaux plans, de belles images. Et puis il a du gout humainement. De savoir que les personnages du film, qui sont atypique, n’allaient pas être traité par la moquerie, c’était rassurant. Parce que notre travail d’acteur ne consistait pas seulement a mettre un costume et un accent, il y avait vraiment des petits secrets à mettre dans ses personnages là. On savait qu’Olivier était très attentif à çà. C’est bien de travailler avec un metteur en scène qui est attentif aux acteurs mais c’est bien aussi de travailler avec un metteur en scène qui est attentif à l’humanité en général.

Jean Paul Rouve : Dans chaque film, il y a toujours une marge de liberté de toute façon, quoi qu’on fasse. Ou alors je n’ai pas encore tourné avec un metteur en scène avec qui on ne peut rien faire, mais souvent c’est çà et d’autant plus lorsqu’on est dans une comédie. Avec Olivier on vient de la télé, des sketches, c’est un mode de travail où on travaille vite, on se remet en question tout le temps, on réfléchit tout le temps. On pense toujours a rendre le truc toujours plus drôle. Donc on a un peu se fonctionnement là en interne. Un film, c’est en effet une base, avec des dialogues écrit, qui est parfois super et dont on se dit qu’il faut pas y toucher pour pas casser le rythme, puis quelques fois on a une vanne, un truc en plus. C’est souvent à la cantine que l’on trouve les vannes ! C’est un bon moment pour se parler, on se dit les choses. Même si après on sait qu’il y a le montage, on les scènes ou blagues qu’on avait proposé peuvent être supprimé. On propose, mais çà reste Olivier qui fait son film.

 

Est-ce qu’il est vraiment difficile pour un metteur en scène de couper un scène qui est marante mais qui colle plus avec le reste du film ?

Olivier Baroux : Çà c’est horrible. Mais là pour le coup, je n’ai plus état d’âme. C’est des erreurs de débutants que de vouloir conserver des scènes parce que vous l’avez tourné, parce que vous la trouvé drôle. Alors maintenant je n’ai absolument plus aucun état d’âme, c’est ce qui est arrivé dans le film « Les Tuches », il y a pas mal de scènes que j’ai coupé car elles ne fonctionnaient pas avec le reste.

Jean Paul Rouve : On n’est pas vexé que notre scène soit coupée parce qu’on oubli. Des fois trois ou quatre mois après, on se dit, oui c’est vrai j’avais tourné cette scène mais il l’a coupé. Mais on sait pourquoi a chaque fois. C’est une question de rythmes, la scène a beau être bien, elle ne fonctionne pas dans un film. Je préfère çà que des films ou les metteurs en scènes laissent des scènes ou on voit pourquoi ils la laissent. C’est des bonnes intentions, on comprend pourquoi il l’a gardé mais on sait qu’il aurait du la couper.

Les personnages du film ont un accent très particulier, où avez-vous été chercher leur accent ?

Isabelle Nanty : En ce qui me concerne, c’est mon accent d’origine. J’ai cet accent ainsi qu’un léger cheveu sur la langue, qui ont eu tendance à disparaitre quand je suis arrivée à Paris à l’âge de 18 ans. C’est surtout lorsque j’ai essayé d’enlever le cheveu sur la langue que mon accent est lui aussi parti. Mais dès que je reviens dans ma région, qui est la Meuse, ou dès que j’ai mon frère au téléphone, çà revient. C’est un peu comme les gens qui ont un accent étranger et qui revient très fort lorsqu’ils se mettent en colère. J’ai eu l’impression de moins jouer, puisque ce n’était pas un costume cet accent.

Vous avez été conseillère linguistique pour les autres membres de la famille Tuches ?

Isabelle Nanty : Non même pas. Les enfants ils se sont inspirés peut être de l’accent de Jean Paul (Rouve), qui lui vient de Dunkerque, de Malo les bains, donc il connait bien aussi les accents. Les enfants, c’était marrant parce que sans rien dire, ils se sont fait leur petit accent à eux.

Qu’est ce qui vous tenez à cœur pour jouer ces personnages ?

Isabelle Nanty : Il n’y a pas qu’une histoire de drôlerie et tout çà, on avait le droit de proposer des choses qui aidaient à former cette famille. C’était vachement important pour Jean Paul (Rouve) et moi qu’on forme un vrai couple. Et que çà se sente même quand on n’est pas ensemble.

Olivier Baroux : La scène du pétrissage du pain, c’était aussi pour illustrer çà. Montrer leur relation charnelle de façon autre que de filmer une scène d’amour classique. Pétrir du pain à quatre mains je trouve cela très sensuel.

A quel moment vous vous êtes rendu compte que cette famille fonctionnait ?

Olivier Baroux : Très rapidement. Moi je n’avais aucuns doutes que cette famille puisse fonctionner et çà dès le casting. Le couple fonctionnait, après avec les enfants dès les premières semaines de tournages, je me suis rendu compte que çà marchait.

Jean Paul Rouve : Et puis ce qui est important quand on fait un film comme celui là, c’est qu’il n’y ait personne qui tire la couverture à soi. On peut très facilement tomber dans çà, faire son numéro pour un acteur et c’est le piège a éviter absolument. Faut toujours jouer avec les autres, c’est pas parce que c’est des personnages haut en couleurs qu’il faut en rajouter toujours plus. On peut en rajouter mais ne pas oublier les autres. Une scène peut être très vite dénaturée, c’est pas un sketch une scène, elle s’insère dans un ensemble qu’est le film.

Et souvent quand il y a des films ou çà ne fonctionne pas, c’est souvent de là que vient le problème dans les comédies. C’est un peu des sketches, faut faire attention à çà.

 

Il y a un petit côté Simpson dans cette famille… ?

Olivier Baroux : Oui tout à fait ! Quand j’ai lu le scénario, j’ai immédiatement pensé aux Simpson ! Ce côté rock and roll, politiquement incorrect, complètement déjanté çà m’a fait penser aux Simpson. « Les Tuches » s’aurait pu être l’adaptation des Simpson presque ! D’une autre manière puisque c’est une série Américaine.

 

Concernant les décors, les maisons et les palaces, où les avez vous trouvé ?

Olivier Baroux : On a tourné en dehors de Monaco, puisqu’on n’a pas eu le droit de tourner à Monaco. Donc on a trouvé ces décors à Sanary, Nice, Marseille, Cannes… On a reconstitué à notre sauce notre propre Monaco.

 

Çà a été un avantage ou un inconvénient que de ne pouvoir tourner à Monaco ?

Olivier Baroux : Un avantage finalement, on a pu faire ce qu’on a voulu comme çà. Je pense que çà aurait été vraiment compliqué de travailler avec eux (la principauté), car on aurait été obligé de composer avec eux, filmer certains trucs qu’on avait pas envie de filmer. Nous on est des gens plutôt gentil, honnête on a fait les choses bien, on a envoyé le scénario en leur disant qu’on voulait tourner chez eux à Monaco. La réponse a été négative, donc tout de suite après on s’est adapté.

 

Ils vous ont donné une raison ?

Olivier Baroux : Pour l’image de Monaco, j’imagine. Je respecte aussi çà, ils ont pas envie forcement, je sais pas si c’est le mot, de se « moquer » d’eux ou de donner une image particulière. Je ne sais pas, ils ont peut être pas compris le scénario ! Parce que ce n’est pas une charge contre Monaco ce film, rien de grave quoi. J’espère qu’Albert, Charline et Stéphanie verront le film.

 

Justement par rapport à la famille royale, le film sort le 1er juillet, la date a-t-elle était choisi au hasard ?

Olivier Baroux : Non. Elle a été choisie consciemment, réfléchit. Çà tombe le dernier jour de la fête du cinéma et là veille du mariage princier. Çà nous semblait rigolo de faire çà. Même si ce n’est pas çà qui va changer fondamentalement la donne.

 

C’est votre quatrième film que vous réalisez olivier, qu’est ce que vous en gardez ?

Olivier Baroux : J’adore tourner, j’ai hâte de retourner, j’adore les comédiens, j’adore me retrouver dans cette ambiance durant deux mois et demi. J’ai envie de continuer. Peut être, passer à autre choses, parce que lorsqu’on a fait beaucoup de comédie on a tendance à vouloir se lancer dans un autre registre. Je réfléchis à tout cela en ce moment. Mais je m’éclate dans ce métier, je suis un homme heureux !

 

Et revenir devant la caméra ?

Olivier Baroux : Oui, çà va être le cas pour la suite de Pamela Rose. Mais je préfère être derrière la caméra quand même.

 

Concernant Pamela Rose, il y a quelque jours Kad Mérad était à votre place pour présenter son premier film entant que réalisateur, est ce que vous l’avez encouragé ?

Olivier Baroux : Oui bien sur. Vous savez quand on sort un film, çà ne sert à rien que même vos meilleurs amis vous donne leurs avis sur le film, alors qu’il est fini. Il faut juste dire, ton film est super, çà va marcher, on est avec toi. Le moment de la sortie d’un film, ce n’est pas le moment où il faut critiquer quoi que ce soit. Plus tard, éventuellement. Mais çà ne sert à rien autrement.

 

M.S

La Chronique du film les tuches

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