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L’artiste pernoise Aude de Rouffignac sous les feux de la rampe

Passionnée de littérature et plus particulièrement de théâtre, Aude de Rouffignac, originaire de la région parisienne, pernoise depuis 2009, a réalisé son rêve. En effet,  depuis une vingtaine d’années, la jeune femme est comédienne professionnelle.

L’artiste pose ses valises à pernes lorsqu’elle quitte les planches
L’artiste pose ses valises à pernes lorsqu’elle quitte les planches

MM :       Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’exercer cette profession ?

AD :    « En fait depuis toujours. Dès la maternelle j’ai eu un coup de cœur lors d’un spectacle de marionnettes. Le bonheur des adultes qui donnaient le spectacle m’a fait ressentir un tel bien-être, que j’ai depuis ce jour,  eut l’envie de devenir comédienne. Dès mes dix ans, j’ai eu le bonheur de faire du théâtre en amateur avec mes parents. J’ai adoré car jusqu’à mes 18 ans, j’ai partagé avec maman la même passion, nous avions pour objectif commun de réussir quelque chose ensemble. En troisième, je me suis orientée vers le théâtre, et dès la seconde, j’ai eu la chance d’être acceptée à l’Ecole de la rue blanche, à Paris. Toutefois, mes parents désirant que je fasse des études plus classiques, mon bac en poche et passionnée d’histoire, j‘ai suivi durant trois ans des cours d’histoire de l’art à l’école du Louvre, et j’ai durant trois ans appris le Russe, très certainement à la recherche de mes origines slaves.

MM :         Aviez-vous définitivement abandonné votre projet durant  cette période ?

AD :      « Pas vraiment, car mes études restaient artistiques. Puis je suis partie travailler en Australie en tant qu’historienne de l’art. Là, je me devais d’estimer les œuvres d’art contemporaines australiennes. Toutefois me rendant compte de mes lacunes, je suis rentrée en France compléter mes études par une maîtrise en histoire de l’art. Ma vie professionnelle m’a conduit par la suite à travailler sur les architectures régionales puis pour une imprimerie d’art. C’est à ce moment là, grâce à ma rencontre avec la mère de Frank Dinet, que ma vocation m’a rattrapée. »

MM :         Comment êtes-vous devenue comédienne professionnelle ?

AD :          « Tout en poursuivant mes études, j’ai réussi à concilier un petit boulot (responsable des vacataires à la bibliothèque Beaubourg) et la reprise de cours de théâtre avec Frank Dinet  qui enseignait dans « Les ateliers de Samovar » le théâtre classique et contemporain, mais également du chant ethnique, et de la danse. En 1994, je me suis inscrite au  « Cours Florent », et avant noël, j’ai été admise dans la classe de Philippe Berling,

 (frère du comédien Charles Berling et metteur en scène pour le théâtre du peuple de Bussang, dans les Vosges.).Ma chance c’est d’avoir été remarquée par ce professeur, et depuis l’été 1995 je joue dans la cour des grands en tant que professionnelle dans des spectacles pour enfants et professeur de théâtre pour les collégiens et lycéens.

MM:         Quelle a été votre première pièce en tant que professionnelle ?

AD :         « Au rêve de gosse de Serge Valletis, pour laquelle je suis partie en tournée durant six mois. »

MM :         Quelle est l’œuvre qui vous a le plus marquée ?

AD :       «  Antigone de Jean Anouilh »

MM:         Comment conciliez-vous famille et vie professionnelle ?

AD :       « Même s’il me faut être disponible quand il y a des pièces ( à peu près 15 semaines par an) mon métier me permet de créer, et telle un caméléon, devenir le temps d’un spectacle quelqu’un d’autre. Bien sur, l’éloignement est un peu difficile, toutefois cette coupure crée ce manque qui me permet d’apprécier un peu plus à chaque fois, à mon retour, la joie de retrouver mon compagnon et mes filles, même si on se parle chaque jour au téléphone. »

MM :            Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

AD :          « Mon amour du théâtre est lié à ma passion pour les histoires. J’aime à les écouter car elles crées toujours de belles rencontres et j’adore ces moments où l’on se découvre bien souvent des affinités. Faire découvrir le théâtre aux plus jeunes, c’est un éternel enrichissement, car les enfants ne trichent jamais avec leurs sentiments. J’aime à les guider, leur transmettre mon amour des mots et de la littérature. »

 

L‘artiste pernoise enseigne l’art de jouer la comédie aux jeunes Comtadins

 

Depuis 2011,  quand Aude de Rouffignac pose ses valises à Pernes les fontaines, elle organise durant les vacances scolaires des stages de théâtre pour les petits comtadins. Membre de l’association « Un caillou dans la fontaine », la comédienne a à cœur  de leur enseigner l’art de jouer la comédie. Cette fois-ci, sous la houlette de l’association, le stage s’est déroulé du   25 février au 1er mars. de 10 h à 12h30  dans la salle  du pilier de l’ancienne école maternelle Louis Giraud, tout à côté du centre culturel des Augustins. Issus des groupes scolaires pernois, mais également de Monteux, Mazan et Avignon, Louison Hanse Scalabre (10 ans), Mélodie Géa ( 12 ans), Samuel et Félix Lantin (10 ans et demi),

Rosane ( 12 ans) et Faustine (6 ans) Zuberbutiler, Lucie Cordier (11 ans et demi), Camille Levert ( 11 ans), Hugo Pouey (8 ans), Lola (9ans) et Théo (5 ans et demi), Vande Wiele, se sont initiés durant la seconde semaine de vacances de février aux arts du théâtre.

« J’ai ouvert pour les plus jeunes un chantier sur les belles histoires  d’Hervé Walbecq parues à l’école des loisirs: il y a eu du théâtre d’ ombres, de la narration et de l’interprétation. Nous nous sommes tellement amusés avec le Médecin malgré lui durant le stage d’automne, que j’ai choisi cette fois-ci  Monsieur Jourdain, » confie l’artiste.

« Nous avons dessiné et découpé les silhouettes de nos personnages et avec l’aide des plus grands, nous avons appris à raconter l’histoire » Un arbre sous mon lit » d’  Hervé Walbecq  en théâtre d’ombres » expliquent Faustine,  Hugo ,Théo et Lola.

« Le plus amusant, même si les scènes qu’Aude nous a fait répéter sont comiques, ça été d’apprendre à parler avec des mimiques très drôles » confient Louison, Lucie, Rosane et Hugo.

« Oui, j’ai voulu qu’ils autant de plaisir à apprendre leur texte qu’a jouer et entrer dans la peau de leurs personnags  avec des jeux de scène et des attitudes, surtout que ça ne leur a pas été facile d’apprendre leur texte en si peu de temps. » intervient Aude de Rouffignac

« Nous on a adoré se costumer et l’histoire qu’Aude nous a choisit » renchérissent Mélodie,  Samuel, Félix, et Camille.

Lors de leur dernier jour, les jeunes comédiens ont offert avec brio, une représentation à leur parents, et la sympathique réunion s’est clôturée autour d’un verre de l’amitié.

 

 

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