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Condition méteo préoccupant pour les équipages

Les conditions météorologiques du début de course de la Transat Jacques Vabre 2011 commencent à préoccuper les 36 équipages engagés. Autant le départ devrait être tranquille, autant les jours suivantd promettent des moments difficiles. Les skippers, revenus de deux jours de break pour la plupart, en ont suivi le briefing sécurité d’une oreille d’autant plus attentive.

L’édition 2009, lors du sauvetage de Sébastien Josse et Jean-François Cuzon, l’a encore prouvé. Pour les marins, connaître sur le bout des doigts les procédures est un gage d’efficacité et une sécurité supplémentaire pour eux-mêmes, mais aussi pour leurs sauveteurs. C’est tout le sens du briefing sécurité dans lequel un représentant du CROSS Jobourg, des pilotes de la 24F (avions) et la 32F (hélicoptères) ont rappelé les « bonnes conduites » à tenir dès lors qu’interviennent des moyens aéroportés, lors d’un appel de détresse. Loin du syndrome, « l’accident n’arrive qu’aux autres », tous les skippers savent à quel point c’est aussi faire preuve de responsabilité que de savoir envisager le pire pour mieux l’affronter en cas de nécessité. Exposé détaillé des conditions d’intervention, films de démonstrations à l’appui, les skippers ont eu droit à un balayage le plus exhaustif possible des conseils donnés par les hommes du sauvetage. En complément, les navigateurs ont écouté les conseils du docteur Chauve avant de se pencher sur les instructions de course en compagnie de Jean Maurel, le directeur de course.

Class40, la querelle des anciens et des modernes

Les coureurs en conviennent eux-mêmes. En Class40, il existe une vraie différence de potentiel entre les unités de première génération et les derniers nés de la classe. Au point que les concurrents ont créé entre eux, une catégorie totalement officieuse, les « vintages », pour désigner ces équipages qui, sauf concours de circonstances exceptionnel auront du mal à prétendre au podium. Au sein de ce sous-groupe plusieurs équipages veulent se distinguer  tels Jean-Edouard Criquioche et Stéphanie Alran (Phoenix Europe Express) ou bien Eric Galmard et François Scheek (Avis Immobilier). A bord du premier, l’expérience de Jean-Edouard Criquioche, fort de plusieurs transatlantiques en Class40 jointe à la fougue de Stéphanie Alran, ancienne athlète de haut niveau reconvertie dans la course au large, sera nécessaire pour contrer les attaques d’Eric Galmard et son compère Frantz Scheek qui ont cumulé suffisamment de milles ensemble pour attaquer ce parcours totalement sereins. On n’oubliera pas non plus, Damien Seguin et Yoann Richomme (ERDF Des pieds et des mains), un duo redoutable associant un médaillé paralympique et un habitué de la Solitaire du Figaro.

Chez les modernes, il ne fait pas bon être favori ces derniers temps : après la mésaventure survenue à Yannick Bestaven et Eric Drouglazet (Aquarelle.com), c’est Tanguy de Lamotte (Initiatives – Alex Olivier) qui doit changer d’équipier suite au forfait sur blessure de Sébastien Audigane. C’est Eric Péron qui le remplace. Sur le papier, l’équipage ne perd rien de sa superbe, mais un tel changement de dernière minute peut influer sur la cohésion du bord.  Du même coup, la cote de certains tandems monte en flèche comme Bureau Veritas – Dunkerque Plaisance (Stéphane Le Diraison – Thomas Ruyant), Comiris Pôle Santé Elior (Thierry Bouchard – Gilles Bérenger) ou bien encore les petits jeunes de Concise (Ned Collier Wakefield – Sam Goodchild). D’autres se considèrent eux-mêmes comme des outsiders tel s Groupe Picoty (Jacques Fournier – Jean-Christophe Caso),  Partouche(Christophe Coatnoan – Etienne Laforgue), Solo (Rune Aasberg – Simen Lovgren)ou bien encore 40 Degrees (Hannah Jenner –Jesse Naimark Rowse)… Pour d’autres enfin, cette Transat Jacques Vabre sera surtout l’occasion de parfaire ses armes : Hip Eco Blue (Andrea Fantini – Tommaso Stella) comme Lecoq Cuisine (Eric Lecoq – Eric Defert),  Gust Buster (Anna-Maria Renken – Jacika Jesih) ou 11th Hour (Nick Halmos – Hugh Piggin) partent malgré tout avec l’ambition chevillée au corps ; et l’histoire de la course au large le montre bien, rien n’est jamais écrit à l’avance.

Le golfe de Gascogne dans les têtes

Les premiers jours de course pourraient déjà procéder à un premier écrémage de la flotte. Si les premières vingt-quatre heures laissent présager une sortie de Manche relativement paisible, la situation devrait se dégrader rapidement. Une profonde dépression sur le proche Atlantique risque de générer des vents forts et une mer difficile à négocier. Dans ces conditions, les concurrents pris à froid, doivent d’emblée trouver le bon rythme au risque, soit de se laisser distancer, soit de casser du matériel. Savoir où mettre le curseur dans ce début de course est un exercice d’autant plus délicat que les corps et les têtes ont tous besoin d’un temps d’adaptation. La transition de la terre vers la mer n’est pas toujours simple.

Ils ont dit :

 

Thierry Bouchard et Gilles Bérenger, Comiris Pole Santé Elior (Class 40) : « Nous sommes toujours un peu ambitieux sur l’objectif mais si nous n’avons pas d’incident technique nous devrions bien marcher et un podium serait envisageable. Le plateau est relevé cette année et il ne faut pas avoir peur d’affronter la concurrence. Nous allons tout faire pour rester dans le coup. Gilles et moi sommes parés à affronter la concurrence, d’autant plus que le bateau est bien rodé et vraiment prêt. »

Eric Lecoq, Lecoq Cuisine (Class 40) : « L’objectif le plus important pour nous est d’arriver de l’autre côté, mais également de faire la trace la plus propre possible.  Si nous pouvions également bien figurer au classement, ça serait un grand plus. J’ai acheté ce bateau en 2007 mais je ne me suis jamais mesuré sur de grandes courses à d’autres Class 40. Je connais parfaitement le bateau et il devrait me donner entière satisfaction. Je n’ai aucune idée de notre force par rapport à la concurrence mais le but est de prendre un bon départ et foncer de l’autre côté, tout simplement. »

Yoann Richomme, ERDF – des Pieds et des mains (Class 40) : « D’un point de vue personnel, mon objectif est d’accumuler un maximum d’expérience et d’aller au bout tout en étant dans le groupe de tête. Nous espérons vraiment faire un podium avec Damien ou, au moins, être dans les cinq car au-delà nous serions très déçus. Quand on regarde la liste, il y a 5 ou 6 noms qui ressortent avec Tanguy De Lamotte (Initiatives – Alex Olivier), Stéphane Le Diraison (Bureau Véritas), Yannick Bestaven (Aquarelle) ou bien encore Thierry Bouchard (COMIRIS) et là il y a certainement le podium. Personne ne me fait vraiment peur mais ce groupe va être aux avants postes et nous allons nous battre pour rester dans le coup. »



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