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Festival de Cannes J4 Saint Laurent De Bertrand Bonello

Saint Laurent De Bertrand BonelloEn selection officielle, était présenté samedi Saint Laurent De Bertrand Bonello. Après la sortie d ‘Yves Saint Laurent de Jalil Lespert il y a quelques mois, cet autre « biopic » pouvait susciter quelques attentes. Contrairement au film précédent, celui de Bonello n’a pas bénéficié du soutien de Pierre Bergé. Comme l’ont rappelé les producteurs lors de la conference de presse, l’équipe artistique n’a eu accès à rien. Il a donc fallu recréer les costumes, les ateliers. D’ailleurs, certaines scenes semblent relever du documentaire montrant avec beaucoup de precision le travail des couturières. Bertrand Bonello était venu presenter L’Apollonide il y a quelques années déjà et il était reparti avec un prix. Comme son précédent film, Saint Laurent est esthétiquement très beau, très élégant, à l’image du couturier. Certaines scènes sont d’une grande beauté et la musique y joue un rôle essentiel. Le film se concentre sur les années 70 et la relation entre le couturier et Pierre Bergé a déjà commencé. Saint Laurent apparaît torturé, en proie à des doutes. Bien sûr, on voit ses errances nocturnes et sexuelles, les fêtes où l’on boit, où l’on se drogue. Gaspard Ulliel dans le rôle-titre est parfait. Pierre Bergé est interprété par Jérémie Rénier, habitué aux transformations physiques. Même si le film est un peu long (2h25), il reste un beau moment de cinema.

Dans un tout autre genre, les festivaliers ont pu se détendre avec Relatos Salvajes de Damian Szifron, produit par Pedro et Augustin Almodovar. Ce film « à sketches » montre des personnages dans des situations qui les conduisent à déraper, à commettre des actes parfois irréparables. La première scène dans l’avion est à mourir de rire. La dernière constitue l’apothéose : comment un mariage peut-il devenir un enfer quand la mariée découvre que son époux la trompe ? Enfin nous avons ri et c’était un vrai plaisir. Le titre francais  (« Les nouveaux sauvages ») résume à lui tout seul l’amosphère de ce film. Un geste anodin, un acte banal peuvent amener des êtres d’apparence ordinaire à se conduire comme des sauvages. Une belle surprise en ce début de festival.

A la semaine de la critique était présenté le deuxième film de la comedienne Melanie Lauren, Respire. La sale était comble pour accueillir toute son équipe. Visiblement elle était très émue quand elle a dû prononcer quelques mots avant la projection. Le film raconte l’histoire de deux lycéennes de terminale. Sarah va vite s’avérer dominatrice et manipulatrice face à Charlene, à l’air si fragile. Un film touchant sur cet âge difficile. Melanie Laurent a voulu realiser une oeuvre de femmes : on voit peu d’hommes ; ils passent vite. les femmes se débrouillent comment ells le peuvent pour surmonter les difficultés de la vie. Comme on le dit souvent, il est plus difficile de faire un deuxième film. Melanie Laurent a donc passé ce cap avec succès.

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