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GIVRE NOIR : Pierre Pelot

L’angoisse du vendredi 13 touche de nombreuses personnes dans le monde entier et ce n’est pas Pierre Pelot qui confirmera le contraire. Pour accentuer cette idée, il décide de publier son dernier roman « Givre Noir » dans la collection « Vendredi 13 ».

Pierre Pelot pénètre dans un drame familial, sous une chaleur harassante. Une famille atypique, composé d’un couple et d’une nièce, Nell, forment un trio vivant au Sénégal sous une moiteur accablante. Un jour, la tante ramène un ami d’enfance de son fils: Dustin. Nell émet des doutes sur cette relation d’amitié entre sa tante et cet ami sorti de l’ombre. Elle les surprend enlacés et s’étonne des changements de sa tante. Nell comprend les plans machiavéliques de sa tante et décide de s’aborder leur dessein. Réussira-t-elle à déjouer leurs intentions de nuire? Parviendra-t-elle à sauver cet oncle fantasque et enfantin?

Pierre Pelot débute par la fraîcheur de la ville d’Épinal, sa noirceur, sa pluie continuelle qui pénètre les corps. Cette humidité froide s’installe durant deux chapitres  puis s’oppose à la moiteur de l’été au Sénégal. Le contraste est saisissant et la suffocation est plus lourde encore à soutenir. La chaleur pèse sur les esprits comme la faucheuse sur l’âme des hommes.

La sensualité des corps est présente durant les descriptions des personnages enclins à la folie meurtrière. La relation au corps est investi de cette mission de mutilation. Chaque personnage joue de son pouvoir de séduction, attire l’autre ou le rejette. Les relations incestueuses se mêlent aux relations amoureuses conflictuelles. L’homosexualité est abordée de manière dérobée. La peur de l’abandon domine ces désirs d’aimer.

La description des lieux apporte une touche supplémentaire au désir de fuir. Fuir une réalité : celle des faits, celle de la mort inéluctable. Le lecteur ressent cette volonté de disparaître d’un lieu qui oppresse, qui alimente les rancœurs du passé.

Ce roman est un voyage entre deux pays qui s’opposent, un combat entre une tante et sa nièce. Un désir de possession domine tous les passages des Vosges au Sénégal : l’un désire posséder l’autre et l’autre désire prendre l’intouchable.

C’est une belle prouesse littéraire qui accentue la volonté de découvrir un nouveau roman de cet auteur très prolifique.

Voici quelques citations tirées du roman:

« Il y avait encore quelques gendarmes, en discussion avec des types qui sentaient la PJ à quinze pas- et que le Gerbois reconnut comme faisant partie, effectivement, de la maison. Là où le groupe se pressait,les tables avaient été repoussées, ou bien elles s’étaient renversées dans l’action. Ici aussi, des morceaux de ruban plastifié tirés entre les colonnes pour tracer un périmètre protégé. La scène du crime. »

« – Une maison n’en finit pas de mourir. Tant que les fantômes l’habitent. »

 » – Un peu qu’il souffrant. Il va même être mourant, si ça se trouve. Ou il en réchappera, de justesse, s’il a plus de chance que ton premier mari et sa crise cardiaque, quelle coïncidence, à la Digitaline. »

 

 

 

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