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Interview de l’équipe du film Radiostars

Attendu par une dizaine de journalistes impatients, l’équipe du film Radiostars composés de Clovis Cornillac, l’humouriste Manu Payet et le réalisateur du film Radiostars, Romain Lévy ont répondu avec enthousiasme et beaucoup d’humour aux questions des journalistes.

Vous parlez dans votre film d’un sujet que vous connaissez bien, la radio, quelle est la part autobiographique?

Romain Levy : le tissu relationnel entre les protagonistes, je pense qu’il est assez vrai. Certain des personnages sont basés sur des personnages que je connais, mais on les a extrapolés pour les rendre plus marrant. Il y a bien sur tout l’univers de la radio, puisque Manu (Payet) et le coscénariste Mathieu Oullion on vient tous les trois de la radio. Mais le reste est totalement fictionnel.

Un des personnages, Ben, rentre de New York et intègre cette équipe de radio, pourquoi ce personnage ?

Romain Lévy : J’avais envie de parler de tous ces jeunes qui tentent leur chance à l’étranger. Je voulais raconter çà, car cela participe à l’époque d’aujourd’hui et de l’intégrer dans ce film qui a pour but au travers de la thématique de la radio, d’apporter un peu de bonne humeur. On voulait également se confronter au road movie avec toutes les contraintes que cela implique, tout en intégrant dans le film de jeunes acteurs qui se révèlent par leurs talents.

Est-ce que vous avez eu des films références pour réaliser Radiostars ? Comme le film tandem de Patrice Leconte par exemple?

Romain Lévy : Si on peut parler de références, moi je parlerai d’un film américain qui s’appel Presque Célèbre. Ce qui nous importait réellement quand on a fait le film c’est de parler des liens entre les amis en 2012, quel regard on porte sur le reste de la France quand on est soi même parisien et aussi le rapport au succès..

Manu Payet : J’espère ! Je n’ai pas fait le film ni tandem ni celui là, mais le film de Patrice Leconte m’a beaucoup marqué. Ayant été animateur radio, ce film m’avait bouleversé à l’époque.

Clovis Cornillac : Tandem est un film absolument réussi, notamment sur le traitement pathétique. Alors que dans Radiostars, il y a un traitement plutôt sympathique. Finalement dans les deux cas, c’est un fond de radio qui est réel et qui donne à ces deux films, dans leur univers respectifs une grande justesse. C’est un décor que l’on voit assez peu, la radio, mais au final les enjeux sont un peu les mêmes partout. J’aime beaucoup l’empathie que l’on peut avoir pour ces personnages.

Clovis Cornillac, contrairement à Manu Payet et Romain Lévy, vous n’avez pas fait de radio, quelle a été votre approche du personnage ?

Clovis Cornillac : Comme avec tous les autres personnages que j’ai pu jouer. En revanche, j’avais mon pote Manu (Payet) a qui je demandais deux ou trois clés. Comme par exemple, le fait qu’il était important que je joue en entendant ma voix parce que les animateurs radio kiffent leur voix, c’est ce que j’appelle le syndrome du répondeur téléphonique !

Le personnage de Clovis Cornillac est un personnage en colère mais a aucun moment on connait la raison de cette colère, pourquoi ?

Romain Lévy : Oui ! C’est ce que j’appel les gens qui ont le serpent. Des gens qui sont en colère et que j’ai pu rencontrer. Cela ne m’intéressait pas de donner trop d’informations sur le personnage.

Clovis Cornillac : Il y a plein de choses qui peuvent nourrir une colère, l’enfance, la perte de confiance, mille choses. Et je trouve encore plus intéressant de ne pas appuyer ou justifier sur le pourquoi de cette colère. Çà donne une certaine modernité, qui est très emprunt des meilleures séries américaines où rien n’est réellement expliqué. Parfois il vaut mieux faire confiance aux spectateurs.

Vous avez voulu faire de ce film Radiostars une vrai comédie ?

Romain Lévy : On a voulu mettre trois formes de comédie dans ce film. Manu Payet pour moi, son personnage représente un humour quelque peu Américain, Clovis Cornillac a un personnage qui a un humour un peu plus sombre, colérique, quelque chose de plus dur, et Pascale Demolon qui amène l’humour un peu du nord, belges avec des phrases plus longues.

Dans cette équipe d’animateur radio, on finit par sentir qu’au-delà des vannes qu’ils se lancent sans arrêt, il y a autre chose ?

Manu Payet : Ces mecs là, leur vie est régie par la dictature de la vanne, de l’éffet. Le film c’était aussi montrer la petite folie que génère d’être tous le temps avec les mêmes gens et d’être sans arrêt dans la déconne et qui sont au final enfermé dans çà. Ce qui se passe a l’extérieur ne les intéresse absolument pas.

N’est-ce pas un type de radio en particulier dont vous parlez ? Les radios musicales ?

Romain Lévy : Je pense que cela dépasse même le monde de la radio. Ce qui se produit dans cette équipe d’animateurs, on peut le retrouver dans les histoires de potes d’aujourd’hui ! On est souvent dans une espèce de spirale de blagues, où c’est à celui qui sortira la meilleure vanne. Je pense que le film traite de çà au delà de ce monde de la radio. Et du coup çà devient très difficile de dire qu’on ne va pas bien sans passer pour un lourd.

Pourquoi cette bande de potes n’est pas une bande mixte ?

Romain Lévy : En réalité quand j’ai écrit le scénario, je l’ai écrit naturellement avec ces personnages. Çà m’est venu naturellement aussi du fait que j’avais vécu cela à la radio. Mais on m’a dit qu’il fallait une nana dans ce film. Seulement je considère qu’il faut une nana, quand il faut une nana ! On a voulu faire un truc honnête sans calculs et mettre dans ce film ce qui nous plaisait à nous.

Votre personnage Manu Payet, porte des tee-shirt radiohead..

Manu Payet : Oui, c’est tout ce que j’aime. Mais il faut savoir que les animateurs radio n’écoutent pas la musique qui passe sur leur radio. Je me souviens d’un tube, si je le croise..Lou bega ! (rires) J’ai fait douze de radio, et j’ai du passer ce titre pendant huit ans ! Mais il y a quand même des gens au bout de huit ans, qui t’appellent au standard pour te demander c’est quoi ce titre ! (rires)

Dans Radiostars, un des chroniqueurs est imposé par un animateur de la radio, c’est quelque chose de très improbable en vrai ?

Romain Lévy : Vous pouvez demander à Manu (Payet), c’est comme çà que je suis arrivé à la radio ! C’est du vécu. Je venais de l’émission Burger Quizz de Alain Chabat dans laquelle je travaillais.

Comment s’est fait le choix de l’affiche ?

Romain Lévy : On n’avait pas envie de mettre la ribambelle de têtes connus qui diraient au gens, allez y, il y a des gens connu. Non, c’est si le film il est bien allez y, si il vous a plu défendez le et si ce n’est pas le cas, dites le aussi. Mais il faut vivre dans un principe de vérité. Nous on voulu faire des affiches un peu artistiques, intrigantes.

M.S

Critique du film : ici

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