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Interview de Sophian Cholet,dessinateur de Zombie

A l’occasion du FIBD 2012 d’Angoulême  nous avons rencontré  Sophian Cholet,  dessinateur de la saga :

 

 

FNI : Tu peux te présenter pour les internautes ?

Sophian : Je suis Sophian Cholet, j’ai 28 ans et je suis dessinateur de la série Zombies chez Soleil. Le 1er tome est paru en Juin 2010, le tome 2 à la rentrée de septembre 2011 et le tome 0 dessiné par Leoni un autre dessinateur vient de sortir ce mercredi 25 Janvier pour le festival.

FNI : Comment en es-tu arrivé à la bande dessinée ?

Sophian : En fait je dessine depuis que je suis tout petit et comme je pense la plupart des dessinateurs, là où les enfants s’arrêtent de dessiner car ils se mettent à faire du foot, de l’escrime, du karaté ou à draguer les filles beh moi j’ai continué à dessiner  et comme j’étais un grand consommateur de bande dessinée que ce soit chez mes parents ou à la médiathèque de mon village, du coup tout naturellement la bande dessinée est devenue un moyen de m’exprimer. J’ai toujours eu envie de raconter des histoires ou de pouvoir mettre mon dessin au service des histoires de l’autre.

FNI : Peux-tu nous parler du côté cinéma de ton dessin ?

Sophian : Pour résumer, j’étais étudiant à Montpellier dans une école qui s’appelle L’Atelier. C’est une formation en cinéma d’animation, bande dessinée et illustration. Tout au long de l’année on devait mener un projet personnel et moi je voulais proposer un dossier de bande dessinée. Donc j’avais un projet de BD et tout naturellement quand c’est posé la question du sujet à aborder, je me suis tourné vers ce que j’adore, à savoir le cinéma fantastique et d’horreur dont je suis consommateur depuis que je suis tout petit. Du coup je pense que tout naturellement j’ai voulu essayer de faire les films de zombies que j’aurai voulu faire. On a voulu avec Olivier donner cet aspect très cinématographique à la bande dessinée avec de grands décors. Moi je suis un fan en bande dessinée d’Akira de Katsuhiro Ōtomo qui était un auteur qui a réussi à donner cette dimension cinématographique à la bande dessinée. Du coup je pense que tout naturellement cela s’est retrouvé dans mes choix de cadrage, dans les perspectives, dans le fait de mettre en scène ces grandes citées abandonnées  dans Zombies. Et vraiment le but c’était d’essayer de faire un film de zombies mais tout seul et en bande dessinée.

FNI : En dehors d’Akira quelle sont les œuvres qui t’ont marquées pour tes projets ?

Sophian: Parmi les livres qui m’ont marqués, donc il y a effectivement Akira quand j’étais gamin. J’ai beaucoup lu Spawn le comics de Greg Capullo et Todd McFarlane. Ensuite tout petit j’avais lu pas mal de bandes dessinées franco-belges mais j’ai un peu délaissé tout ça vers l’adolescence car je m’étais tourné vers le manga et les comics parce qu’il y avait un côté dynamique qui m’accrochait beaucoup plus. Et puis comme j’étais un consommateur effréné de bandes dessinées, du coup le rythme de parution des mangas et des comics me paraissait complètement approprié pour pouvoir lire une grande quantité de titres en très peu de temps. C’est seulement vers 18-19 ans que je suis revenu vers la bande dessinée franco-belge et que j’ai découvert Moebius, François boucq. Après en bande dessinée je lis finalement peu de chose qui se rapproche de ce que je fais, j’essaye au contraire de me tourner vers des lectures qui ont peu de rapport  avec ce que je fais. Soit Manu Larcenet ou alors Blutch ou Incognito de Sean Phillips ou Criminal qui sont des séries que j’aime bien. Il y a Sin city, les Watchmen, Long John Silver de Mathieu Lauffray dont j’adore le travail. Je trouve qu’il a un sens du cadrage et de la composition. Justement, lorsque l’on parle de bande dessinée cinématographique, Mathieu Lauffray, c’est le top, c’est vraiment super. Donc c’est vraiment des choses variées, Le roi des mouches de Mezzo et  Pirus. J’essaye d’aller chercher dans d’autres registres que ce que moi je produis.

FNI : Tu parlais du cinéma fantastique et horrifique, qu’est-ce qui t’influence là-dedans ?

Sophian : En cinéma fantastique j’aimais beaucoup la saga de Romero mais aussi les films de John Carpenter, The thing qui est exceptionel, invasion Los angeles, Escape from New york .Il y avait toute la saga des Freddy  et tous les slashers à la halloween et compagnie que j’adorais. J’ai eu un passage comme tous les ados de cinéma gore avec Braindead de Peter Jackson. Il y en a eu tellement…Puis il y a eu un renouveau de la vague du film de contaminé notamment 28 jours plus tard de Dany Boyle qui m’a beaucoup marqué, qui m’a donné envie de me repencher sur le genre du zombie, shaun of the dead qui est excellent.

Il y a vraiment un paquet de film et j’essaye de me tenir au courant de l’actualité du cinéma fantastique et d’horreur. Il y a eu un renouveau du cinéma espagnol assez intéressant. Les films de Jaume Balagueró sont vraiment chouettes. J’aime un peu de tout, cinéma anglais, cinéma espagnol, cinéma américain, plein de chose.

FNI : Pour en revenir à ton travail, il te faut combien de temps pour réaliser une planche ?

Sophian : Alors c’est très variable, généralement en début d’album comme je me dis que ça va, que j’ai encore le temps j’en profite pour peaufiner prendre le temps et parfois à l’excès, donc je perds pas mal de temps au début pour.les premières pages d’un album, je peux mettre jusqu’à cinq, six jours par page, du story bord jusqu’à la finalisation. Mais généralement lorsque tu arrives à la période du bouclage, qu’il faut vraiment donner un coup de pression je peux difficilement descendre en dessous de trois jours entre le crayonné et l’encrage.

FNI : Comment passe-tu du scénario d’Olivier à ton dessin ?

Sophian : Ben l’avantage de travailler avec Olivier Peru c’est que lui étant dessinateur de bande dessinée et qu’il a aussi travaillé pour la télé il a déjà une vision très cinématographique de la bande dessinée et dans son scénario il a une vision de ce qu’il envisage .Il va me préciser pour telle case je verrai bien un plan en contre plongée où là on va être sur un plan ras du sol avec au premier plan ce truc-ci, là un machin et au fond une skyline de la ville de Seattle. Il a déjà une approche très visuelle de son découpage écrit qui m’aiguille pas mal et ensuite à partir de cela je fais souvent plein de petits croquis pour essayer de prévoir qu’elle va être ma mise en scène. Donc j’ai plein de petits croquis éparpillés et ensuite je recompose tout ça pour le faire tenir dans une case de BD et essayer de rendre ma narration le plus confortable possible pour le lecteur.

FNI : Justement, au niveau de ton travail ton atelier ça se passe comment ?

Sophian : Je travaille à la maison en fait. Donc je travaille à peu près à 6 mètres de mon lit. Ma copine travaille dans l’animation mais elle est aussi illustratrice jeunesse donc du coup on a pris une chambre dont on en a fait un atelier. On a chacun notre bureau, donc je bosse tous les matins, je sors du lit, je prends mon café en regardant mes mails et ensuite j’attaque le boulot jusqu’au soir dans ma chambre. Donc je vois la même fenêtre qui donne sur le même toit des voisins en face depuis 2 ans et demi non stop. Donc je ne bouge pas de mon bureau.

FNI : Je reviens au scénario de Zombies. Pourquoi pour cette bande dessinée qui est française vous avez décidé d’un cadre spatiale américain ?

Sophian : On s’est beaucoup posé la question lorsque l’on a commencé le projet avec Olivier. Il se trouvait que toutes nos influences à nous, venaient du cinéma américain donc naturellement c’est vers ça que l’on s’est tourné et il faut voir aussi que travailler à l’échelle des Etats-Unis ça nous permettait d’une part d’avoir des décors gigantesques des cités énormes et aussi une variété de paysages, de personnages, de climats qui nous semblaient judicieux pour enrichir notre histoire les Etats-Unis permettent aussi de donner une dimension énorme à toute ton histoire. Surtout que nous, on a essayé de faire une fresque avec une histoire de mort vivant qui se déroulerait sur tout le continent. Et puis on avait aussi le fait que l’accès aux armes à feu soit beaucoup plus facile aux Etats-Unis. Donc les mecs sont plus susceptibles d’avoir un flingue sous leur oreiller. Donc le jour de la contamination, c’est un peu plus facile de réagir que la moyenne des français avec une batte de base ball ou un marteau, ce qui devient tout de suite un peu plus complexe. Donc je pense que c’est ça qui fait que naturellement on s’est dirigé vers une histoire américaine. Mais c’est surtout que nos influences étaient essentiellement du cinéma américain. Et aussi pour exporter l’histoire, quand on a démarré le projet on s’est dit que si un jour on avait l’opportunité de l’étranger, ce qui est le cas aujourd’hui. C’est tout de suite plus facile de situer ton histoire aux Etats- Unis plutôt que dans un coin de France dont personne n’a jamais entendu parler.

FNI : Qu’est-ce qui fait selon toi que la BD Zombie fonctionne et qu’elle a un tel succès alors que le marché de la bande dessinée regorge de productions de mort vivant ?

Sophian : Ben ce qui c’est passé c’est que lorsque l’on a commencé le projet, il n’y avait pas encore vraiment eu de phénomène Zombie. Walking Dead n’avait pas l’ampleur d’aujourd’hui. On s’est dit que l’on allait bosser, que l’on ferait du mieux que l’on pourrait en espérant qu’il y ait un public. Mais on s’attendait pas à ce que ça ait le succès que ça a maintenant et l’on a eu la chance que finalement au moment où le tome 1 de Zombie est sorti, Walking Dead avait déjà pris la place qu’on lui connait maintenant et en plus le rythme de parution française avait rejoint le rythme de parution américaine, ce qui faisait qu’il n’y avait plus qu’un tome tous les six mois au lieu d’un tome tous les 3 mois et naturellement les fans qui venaient en librairie demander le nouveau tome de Walking Dead se sont vu proposer pour patienter l’alternative franco-belge qui était Zombies. Ce qui fait que maintenant on voit de plus en plus de séries arrivées mais quand le tome 1 de Zombies est sorti, il y avait pas tellement de titres qui existaient et on était l’un des premiers titre franco-belge à revenir sur le sujet sans avoir une approche parodique ou humoristique mais à prendre le sujet de manière assez frontale, brutale, à l’américaine. On voulait que ça ait de la gueule, on nous a donné les moyens de le faire et je suis content que ça marche.

FNI : Pour la suite de la série vous en êtes où ?

Sophian : Ben moi je suis entrain de travailler sur le tome 3 qui s’annonce apocalyptique. J’ai discuté avec Olivier il y a deux jours de la fin de cette trilogie et ça va être épique. Parce que comme on le voit à la fin du tome 2 il y a une espèce de marée de mort vivant qui vient entourer l’ile sur laquelle se sont réfugiés nos survivants et va falloir passer au travers et donc ça va être tout le sujet du tome 3 de voir qui va s’en sortir, qui va y passer et surtout comment ils vont réussir à faire le deuil de cet espèce de sanctuaire, de refuge qu’ils avaient souhaité mettre en place sur cette ile. Actuellement on est en discussion avec l’éditeur qui est très content du succès qu’a rencontré la série et il nous a dit que si l’on souhaitait créer une suite, eux étaient tout à fait partants. J’en ai parlé avec Olivier, je souhaitais poursuivre mais il était hors de question de faire une suite pour rallonger la sauce ça ne m’intéressait pas et j’en ai parlé avec Olivier qui a pris un peu de temps pour y réfléchir et qui m’a parlé de l’éventualité de faire un second cycle. Il se trouve qu’il a pleins d’idées pour la suite et que plutôt que de faire une espèce de trilogie bis, on ferait carrément un bond en avant de cinq ans pour passer complètement à une autre étape de la reconstruction de la société et avec plein de bonnes idées, des trucs dont je pense qui n’ont jamais été vu et surtout dans un récit de zombies on est généralement tout le temps en train de suivre un groupe au lendemain de la contamination et nous en faisant un bond en avant de cinq ans on amènerait le récit de Zombies à un endroit dans lequel il a jamais été amené, enfin j’espère. En tout cas j’ai toute confiance en Olivier qui jusqu’à présent a réussi à me surprendre alors que j’estime avoir une bonne connaissance de ce qui peut se faire en matière de zombies et vu ce qu’il prévoit pour la suite, je pense qu’effectivement on va embrayer sur un second cycle voir un troisième. Mais comme je l’ai dit, le but ce n’est pas de rallonger la sauce. Donc je ne souhaite surtout pas garder les lecteurs prisonniers car avant d’être un auteur de BD j’étais souvent un grand lecteur et l’on voulait vraiment que les gens aient la fin d’une histoire au tome 3 et leurs dirent nous on a encore d’autre chose à raconter, si vous avez envie de nous suivre nous on continue, si vous avez envie d’en rester là on a qu’à écrire la fin d’un truc et on vous oblige pas à racheter encore 50 tomes. Si ça vous a plu, faite nous confiance on continue si vous en avez marre ce n’est pas grave.

FNI : Ce second cycle, d’après des sources internet il paraîtrait que la situation géographique va changer ?

Sophian : Alors c’était un peu l’idée. Avec Oliver quand on en a parlé, c’était d’une part de faire un bond dans le temps de 4 ans et demi pour effectivement passer à une autre étape de la reconstruction de la société et éventuellement mais on n’est pas encore sûr, de changer de continent pour essayer d’aller voir comment les autres civilisations avec d’autres mentalités avec d’autres mœurs avec une autre façon de réagir à cette situation de crise comme celle que traversent les personnages. Essayer de voir comment chaque pays avait pu s’organiser et réagir en fonction suite à cette contagion. Pour l’instant, il n’y a rien de sûr. Pour le moment on est vraiment concentré sur le tome 3, on essaie de ne pas mettre la charrue avant les bœufs. On va voir ce que l’on va en faire. Mais il y a déjà des pistes effectivement de ce qui a pu se passer en Europe. On a déjà des idées de comment on a pu réagir et ce qui a pu se dérouler là-bas.

FNI : Cela pourrait rejoindre le tome 0 ?

Sophian : Ce qui se passe c’est que le tome 0 se conclut sur le retour de Serge Lapointe au Canada. Et dans le tome 3, il y aura un petit flashback qui reviendra sur la partie qui fait le lien entre la fin du tome 0 et le début du tome 1 qui racontera comment Serge Lapointe a monté la caravane de bateaux et a rejoint tous les personnages que l’on a sur la caravane de bateaux. On va raconter dans le tome 3 comment Serge Lapointe revenu du Canada a essayé d’alerter la population et s’est retrouvé à monter cette caravane.

 

 

 

 

 

 

 

FNI : Dans le tome 3, il y a beaucoup de personnages qui disparaissent ?

Sophian : Je n’ai pas encore la liste de tous les personnages. Je sais qu’Olivier a fait une liste de tous les personnages importants de la série et il est en train de mettre des petites croix en face de ceux qui vont être dégommés et je ne sais pas encore qui y passe et qui reste. A l’étape où j’en suis du script je n’en sais rien. Mais ouai on va devoir sacrifier un paquet de personnages, et même parmi les plus importants.

FNI : Travailler sur la saga Zombies t’a offert des possibilités ?

Sophian : Ouai j’ai eu quelques propositions de projet à côté. Le problème étant que Zombies me prends tellement de temps que en travaillant sur Zombies à temps plein, je mets déjà à peu près 1 an à faire un tome avec les dédicaces et les salons. J’essaye de rencontrer un maximum les lecteurs et de soutenir les albums. Parce qu’après avoir travaillé un an sur un projet, c’est toujours sympas d’avoir les retours directs des lecteurs et de savoir ce qui leur a plu et ce qui ne leur a pas plus. Du coup, malheureusement malgré les propositions que j’ai pu avoir, je suis obligé de décliner systématiquement parce que je veux vraiment me concentrer sur Zombies et je n’ai pas envie de multiplier les projets au risque d’en sacrifier certains.

FNI : Est-ce qu’il y a des projets d’adaptation de la saga ? Est-ce que tu seras consultant dessus ?

Sophian : C’est un peu top secret mais il y a des boîtes de production qui suivent d’un œil attentif la série. Et si ça devait se faire, je compte bien intervenir et participer à l’élaboration.

FNI : Après Zombies, quelles sont tes envies ?

Sophian : Apres Zombies, parmi les choses que je voudrai faire, j’aimerai beaucoup faire un gros bouquin. Un album un peu plus gros que 45 pages mais en terme de droit c’est un peu compliqué car je voudrai travailler sur le personnage de Wolverine. En gros j’aimerai faire une espèce de polar assez violent, très noir. Une espèce de Wolverine dans Sin city et je voudrai faire un truc un peu bourrin,  peut être écrire avec Olivier là-dessus. Mais c’est un peu compliqué à mettre en place, pour l’instant je suis vraiment focalisé sur Zombies mais ça fait partie des petits fantasmes d’album sur lesquelles j’aimerai travailler. Parce que je trouve que les dernières productions cinématographiques autour du personnage de Wolverine l’ont un peu ramolli et j’aimerai bien travailler à essayer de lui redonner le panache et la fougue qu’il mérite. Sinon à côté de ça, j’aimerai bien aussi essayer de travailler sur la possibilité d’effrayer en bande dessinée. Parce que le problème de la bande dessinée c’est que c’est le lecteur qui impose le rythme et du coup il est très difficile d’effrayer quelqu’un. Faire peur en bande dessinée c’est quasi impossible, on ne peut pas jouer sur la surprise car c’est le lecteur qui choisit si il  tourne  la page ou non. Et pourtant on arrive à effrayer en littérature, en jouant sur toute la partie imagination du lecteur et je pense que l’erreur de la plupart des bandes dessinées c’est d’essayer de trop montrer pour faire peur. Je pense que l’on devrait jouer davantage sur ce que l’on ne montre pas. Pour donner un exemple, je pense que c’est beaucoup plus effrayant quand on soupçonne qu’un personnage a un visage monstrueux, avec un personnage de dos et un qui a l’air terrifié alors il dit mon  dieu ! Sans que l’on voit le personnage en question plutôt que de montrer une tête parce que quoique tu montres, ce ne sera jamais plus effrayant que ce que peut imaginer le lecteur. Donc j’aimerai bien un peu me pencher sur le sujet et essayer de trouver des méthodes de casser les codes de narration que l’on a en bande dessinée et essayer de trouver cette solution d’effrayer en bande dessinée. Mais ce serait un projet sur je ne sais pas combien de temps. Pour l’instant je ne pense pas avoir la maturité et la culture nécessaire pour approcher ça mais ça m’intéresserait de m’y pencher.

FNI : En parlant de projet, lorsque tu étais venu voir les éditions Soleil, tu avais un projet de BD, tu peux nous en dire plus après ton expérience de Zombies?

Sophian : Ce qui a été intéressant pour moi  après deux ans et demi de travail sur Zombies, c’est de revenir sur mes pages que j’avais faites, de voir qu’il y avait de bonnes choses là où je pensais que c’était pas terrible et par contre qu’il y a de très mauvaises choses où je pensais que c’était bien.  Donc revenir avec un regard critique sur ces pages là après avoir dessiné une centaine de pages de zombies, revenir sur ce projet là c’est toujours amusant. Après tu voulais que je parle un peu du projet ? Dire ce que c’était ?

FNI : Oui si tu peux nous en parler brièvement pour que l’on rentre encore plus dans ton univers ?

Sophian : En fait je cherchais surtout à proposer mes compétences de dessinateurs et comme je ne connaissais pas de scénariste, je m’étais dit que j’allais écrire une histoire pour venir la proposer. C’était surtout l’avantage d’un support pour montrer quelles étaient mes capacités en tant que dessinateur plutôt que vraiment proposer le projet tel quel. Mais du coup tout naturellement, je m’étais tourné vers le cinéma fantastique avec une histoire de zombies et j’avais le projet d’un album d’une soixantaine de pages. L’histoire c’était que suite à une contamination qui avait lieu dans les années 80 dû à une variété de vers solitaires mutants qui poussaient les mecs à devenir cannibal et le héros est donc sapé année 80 à la Marty Mcfly et tout ça. Il était lui-même contaminé et il avait trouvé comme solution de bouffer des champignons hallucinogènes  pour  calmer les ardeurs cannibales du vers solitaire qu’il avait. Du coup, il était à la recherche de sa sœur et il découvrait à la fin que finalement c’est lui qui l’avait mangé lorsqu‘ils étaient jeunes et qu’à force de consommer des champignons hallucinogènes il perdait la mémoire et était tout le temps  en train de repartir sur cette quête de sa sœur. Donc en gros le directeur de publication m’a dit que c’était sympa comme histoire mais que l’on allait plutôt appeler un vrai scénariste et du coup le projet s’en est arrêté là. Mais peut être qu’un jour  je le reprendrai pour rigoler si j’ai un peu le temps. Mais c’était vraiment un truc série B beaucoup moins sérieux que peut l’être Zombies.

FNI : Merci beaucoup, A une prochaine fois.

Sophian : Ben écoutes avec plaisir, pour le tome 3 du coup qui est prévu fin août, début septembre 2012 si tout va bien.

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