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Interview du réalisateur et des acteurs du film « Les Papas du dimanche »

Pour son premier film entant que réalisateur, Louis Becker producteur connu pour avoir soutenu financièrement de nombreux films a succès tel que « Un Indien dans la ville », se lance aujourd’hui dans la comédie romantique où il dit avoir prit beaucoup de plaisir a filmer cette histoire de famille. Inspiré du roman de François d’Epenoux, Becker brosse le portrait d’une famille fragilisée par la séparation des parents mais où une nouvelle vie, celle du papa du dimanche va petit à petit prendre sa place entrainant de nouvelles joies.

Entouré par un petit comité de journaliste Louis Becker et ses deux acteurs principaux, Olivier Baroux et Thierry Neuvic, ont présenté à Bordeaux dans une certaine décontraction et une bonne humeur le film « Les Papas du Dimanche ».

Comment est né ce film ?

Louis Becker : J’ai lu le roman de François d’Epenoux et j’ai été touché par cette histoire. Mais je voulais ramener cette histoire davantage à des situations vécues et à mon langage. Au final ce film est très autobiographique dans les sentiments, le ressenti, dans le manque de mes enfants, dans mon isolement.

Êtes-vous tous les trois des papas du dimanche ?

Louis Becker : Oui, comme je le disais. J’ai trois enfants nés de deux femmes différentes.

Olivier Barroux : Oui je suis moi aussi papa du dimanche.

Thierry Neuvic : Je n’ai pas encore d’enfants à vrai dire.

Pourquoi les femmes dans ce film n’ont qu’un rôle d’apparition ?

Becker : Parce que le but était de se placer du point de vue du père. De raconter comment lui vivait cette séparation vis-à-vis de ses enfants. Pour les rôles secondaires des femmes que le personnage d’Olivier essaye de faire rencontrer à Thierry, ce sont des apparitions car elles arrivent trop tôt ces rencontres. Après une rupture douloureuse, on n’a pas envie de rencontrer quelqu’un d’autre. Le personnage de Thierry Neuvic le dit d’ailleurs, il a pas envie à ce moment là de rencontrer quelqu’un d’autre. Il ne peut même pas regarder ces femmes avec du désir ou un projet amoureux.

Olivier Baroux : Au début l’idée de la femme est l’ennemi même si ce n’est pas juste, c’est comme çà.

Comment avait vous fait le choix des rôles des enfants qui sont d’une grande justesse dans ce film ?

Becker : La plus grosse difficulté avec les enfants c’est de les choisir. Après quand on les a choisis on sent que cela fonctionne. A ce moment là on leur explique le ressenti du personnage. Ensuite çà se passe très naturellement. Bizarrement aucun des trois enfants n’étaient des enfants de parents divorcés. Je me suis rendu compte plus tard que finalement ce n’était pas plus mal car il y aurait eu peut être un peu trop de douleur. Sur le plateau ils comprenaient bien, ils pensaient aux autres et ils en parlaient avec un certain détachement. Aussi ce qui était un avantage c’est le rapport que les enfants avaient avec Olivier et Thierry, quelque chose s’est installé naturellement comme une sorte d’autorité paternelle ou comme un oncle.  Çà a crée une sorte de cellule familiale dans le film.

Vous avez fait beaucoup de film entant que producteur, qu’avait vous pensé de cette expérience entant que réalisateur ?

Becker : Maintenant que j’ai touché à ce métier je ne sais pas comment je vais faire pour ne pas continuer ! Mais je serais aussi un meilleur producteur.  Je serais plus à l’écoute des réalisateurs, de leurs tourments, d’avantage présent. En revanche je me méfierai des réalisateurs usurpateurs, qui font des choses qui ne sont pas travaillées. Ceux là j’en ai produit quatre ou cinq, d’ailleurs les films n’étaient pas bien. Et je  crois que cela demande un vrai travail intelligent. Quelqu’un qui n’est pas sincère j’aurai du mal à lui pardonner. Je m’en fou d’être réalisateur, je veux juste faire des films ! Et je serai beaucoup plus proche des gens qui dirons cela que de ceux qui utiliseront le nom de réalisateur pour entrer en boites de nuit.

Est-ce que votre père, Jean Becker lui aussi réalisateur, a vu votre film ?

Becker : Il l’a vu en partie mais pas terminé ! Il le verra prochainement. Son regard ne me stresse pas car on ne joue pas dans la même catégorie. Il est poids lourd et moi je suis poids plume !

Est-ce que vous vous êtes inspiré de ces films ?

Becker : Peut être inconsciemment ! Surement même. Je ne pense pas lui ressembler en tous points dans ce que je fais, mais par contre il y a certainement un côté un peu humaniste peut être que je retrouve. Cependant un film avec ce sujet là je pense qu’il n’aurait pas pu le faire parce que ce n’est pas sa tasse de thé, comme moi je n’aurai pas pu faire « La tête en friche ». Si je voulais un jour avoir une belle référence, c’est la comédie italienne. J’adorerai toucher du doigt leurs  talents.

En parlant de réalisateur, olivier Baroux vous revenez un peu devant la caméra entant qu’acteur, est ce que cela vous manquez ?

Olivier Baroux : Non, çà me manquez pas d’être acteur. J’ai joué dans ce film, « Les papas du dimanche », j’ai coréalisé un film avec Kad Mérad où là aussi je suis acteur et je jouerai également dans mon prochain film, mais il s’agit plus d’un hasard qu’autre chose. Je n’ai pas appelé mon agent en lui disant je veux absolument retourner devant la caméra. C’est un concours de circonstance. Mais en même temps je me suis tellement éclaté sur le tournage de ce film que j’apprécie toujours autant çà. Si on m’offre des scénarios intéressant je le ferai avec plaisir.

Thierry Neuvic le fait de jouer avec votre ex-compagne qui joue le rôle aussi de votre ex-compagne dans le film, est ce que cela n’était pas trop difficile ?

Thierry Neuvic : On se connait très bien et puis on est très ami, donc çà facilite beaucoup le travail. Il y a moins d’appréhensions et de pudeur.

Becker : J’avais choisi Thierry très vite pour ce rôle et je voulais également Hélène (Fillières). Je me suis dit que cela n’était pas possible car il y avait déjà eu « Mafiosa » où ils jouaient ensemble déjà. Thierry m’a convaincu que c’était une idiotie et que je devais proposer ce rôle à la personne à laquelle je pensais dès le début. Il s’est fait un peut l’intermédiaire.

Dernière question, comment s’est fait le choix de la musique ?

Becker : Le compositeur de la musique est une violoncelliste. Et j’adore le violoncelle qui est pour moi comme la parole humaine. Mon fils par ailleurs fait aussi du violoncelle. J’ai une passion pour cet instrument. Pour moi il y a une telle similitude avec la voix humaine, que j’avais envie d’accompagner la douleur du personnage avec du violoncelle. Peut être que çà appuie l’émotion un peu trop fort mais c’est cela que j’aime.

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M.S

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