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Le Brasier de Justice : Andrea H.Japp

Le crime est aussi ancien que la création de l’homme. Andrea H.Japp retrace les enquêtes délicates d’un bourreau, au cœur de Paris, durant le Moyen-Âge.

Qui mieux qu’un bourreau connaît la nature de l’homme, ses penchants diaboliques ? Personne. Le premier travail de Monsieur Justice de Mortagne est de rendre justice par le biais de la torture, de la décapitation et de la mort violente. Celui-ci va être troublé par une femme à qui il fera rendre vie. Elle hurle son innocence mais sera brûlée vive en place de Grève. Par un hasard impromptu, il résoudra cette enquête et reconnaîtra que cette femme était pure des crimes dont on l’accusait. Le bourreau rendra justice à Marie de Salvin.

Le grand Bailli fera appel à ses services de détective hors-norme afin de résoudre des crimes odieux perpétrés sur des enfants. Sera-t-il à la hauteur de cette tache très délicate ? N’oubliez pas que seul un homme qui extermine les assassins, voleurs, violeurs par la voix de la justice, reste l’unique recours pour neutraliser cette violence extrême.

Andrea H. Japp, fidèle à ses talents de créatrice de romans policiers historiques, décrit les méfaits et la violence qui régnaient au Moyen-Âge. Elle dépeint de façon large les différences qui existaient entre les riches et les nécessiteux. Elle décrit une atmosphère de complots dans le milieu de la royauté. Le lecteur sent les odeurs des rues sales de l’époque, ressent les angoisses de traverser les rues de la capitale, la nuit. N’oubliez pas que les meurtres sont légions.

Andrea H.Japp utilise des termes usités au XIVème siècle qui plongent le lecteur au centre de l’Histoire. Cette auteur glisse des annotations afin que le lecteur, non-historien, comprenne la subtilité des mots. Cela donne un cachet supplémentaire à cette œuvre.

Ce roman associe avec distinguo les violences des pauvres et les traîtrises des bourgeois. La manipulation des nobles troublent les misérables vies de petits souillons assassinés.

Voici quelques citations tirées du roman :

 » La souffrance, la mort des autres étaient devenue sa compagne, son métier. Leur condamnation à eux, exécuteurs, était autre : ils ne pouvaient exercer que des professions en rapport avec la mort, de père en fils. « 

 » Est-ce forfaiture que de permettre qu’éclate la vérité, que des innocents soient lavés d’odieuses accusations, que la ternissure qui a rejailli sur leurs familles soit enfin effacée ? Vaut-il mieux rompre le sceau d’une transcription ou envoyer au trépas un innocent ? […] Réfléchissez, en votre âme et conscience. »

 » – La vérité ? Qu’elle est plaisante, celle-là ! ironisa-t-il. N’en existerait-il qu’une ? Le propre de la vérité est de s’écrire et de se réécrire ! La vérité sur quoi ? »

 » – Quant à toi, prends garde ! On te mène, mon tout beau ! Mon tout beau couvert de sang. Tu crois et tu te trompes. Tu ne sais mais tu trouveras ce que tu ne cherchais pas. Levant soudain la voix de façon agressive, elle ordonna : Va-t’en, hors de ma vue, sitôt ! Les sbires de l’enfer sont accrochés à tes talons. Débarrasse-t’en avant qu’il ne soit trop tard. »

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