Les Cévennes gravement touchées par le dérèglement climatique !

Le Gardon à Alès hiver 2022

Moins de pluie, plus de soleil, et une température toujours en augmentation. Les Cévennes payent le prix fort, conséquence d’un dérèglement climatique, que plus rien ne peut arrêter !

Un climat qui n’offre plus de vraies saisons…

Alès en cette fin février, le “Gardon”, cette rivière qui traverse la capitale des Cévennes, est au niveau le plus bas. En cette fin d’hiver, logiquement il devrait y avoir plus de volume. Dans la 2ème ville du Gard, on s’inquiète de cette situation…”Avec, la hausse du coût de l’énergie, les élections, et maintenant l’invasion des chars russes en Ukraine, on ne parle plus du déficit hydraulique dans le haut-Gard” nous explique un agent de la section “Siège et Massifs” du Parc National des Cévennes http://www.cevennes-parcnational.fr

Il est vrai que le service connaissance et veille du territoire (SCVT), a la surveillance et la protection des patrimoines naturel et culturel. Par ce biais, le pilotage de la politique en matière de biodiversité (milieux naturels, faune, flore), mais également la surveillance des sites “Natura 2000”, pose bien entendu, la question climatique, qui résonne comme un glas, faute d’espérance au pluviomètre.

Moins de pluie depuis ces quelques années !

Certes, la dernière pluie du 14 février dans les Cévennes, a redonné le sourire, aux bergers, l’herbe reprenant vigueur. Par rapport à un hiver normal, Mende, Millau, Alès ont un déficit notable constaté. À la station météo du Mont Aigoual, on parle du blocage anticyclonique “le déficit mensuel a atteint 74 % à l’échelle du pays, en tout le déficit national espagnol est même monté à 25 %, on risque de constater la même tendance de baisse dans notre région, les Cévennes suivront, avec un manque cruel d’eau…” constatent les agents du service de “Météo France”.

En Cévennes, les arbres ont besoin d’eau, les forêts s’épuisent.

Quelques chiffres : Les forêts couvrent aujourd’hui 72 % du territoire du Parc national des Cévennes contre 16 % en 1850 (chiffre Parc National). En nette évolution, on constate également de forts contrastes, avec le sud-est du Parc national des Cévennes. Celui-ci est  couvert de chênes verts (influence méditerranéenne), alors que des espèces montagnardes se développent dans le nord-ouest du Parc.

Les espèces méditerranéennes sont aujourd’hui plus sensibles au changement climatique : les experts affirment que leur exposition aux incendies est plus forte. La neige étant plus rare, les rivières charrient moins d’eau, au niveau du Gardon, on le constate vraiment dès l’agglomération d’Alès.

La plage d’Alès en hiver

“Ces 60 dernières années, les températures ont nettement augmenté avec, par exemple, au Mont Aigoual, une température moyenne annuelle de l’ordre de +2 °C par rapport à la période 1961-1990” expliquait la directrice du Parc, Anne Legile.

“Si les températures estivales sont fréquemment supérieures à 30 degrés et, si le déficit hydrique est élevé entre ce mois de mars,  et août, alors la survie des populations d’espèces vivant dans les prairies, seront menacées” affirment les experts.

Dans cette organisation agricole, les éleveurs font pâturer leurs animaux dans des parcelles de grandes tailles en utilisant deux techniques : le broyage ou le brûlage pastoral autrement appelé écobuage.

Des climats dans des micro-vallées…

Le Parc national des Cévennes a plusieurs climats, suivant la géographie des lieux : “Avec ses vallées escarpées et gorges sauvages, ses (hauts) plateaux, ses monts et massifs qui culminent à 1 699 mètres d’altitude, les Cévennes sont sous l’influence d’un climat  méditerranéen, mais aussi montagnard, continental et même océanique.” pouvait on lire sur un dépliant local.

Pour le  groupe d’experts sur le climat en région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur (GREC-SUD) et le Réseau d’Expertise sur les Changements Climatiques (RECO), le déficit des pluies, et l’augmentation des températures, vont décimer des monts de leurs conifères, même si le bambou dans le secteur de Saint-Jean du Gard, recouvre des zones pour l’exploitation commerciale.

Eric Fontaine

Dernière minute : Ce week-end du samedi 12 au dimanche 13 sera pluvieux, météo France prévoit entre 300 et 400 mm de pluie et près d’un mètre de neige ! Les nappes phréatiques vont un peu récupérer le manque de cet hiver.

Le Gardon au plus bas

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