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Les déferlantes de Claudie Gallay

La narratrice compte chaque jour les oiseaux migrateurs dans une ville : La Hague. Mais ce qui intrigue cette narratrice est un homme portant un lourd secret. Cette ville est condamnée à subir les malheurs liés à la mer. Le thème de la mer est constamment au coeur de cette oeuvre. Elle marque les esprits, les rend fou. La Hague souffre et pleure ses morts. Ses vivants se murent dans le silence. Chaque personnage porte en lui de trop lourds secrets que Lambert (orphelin d’un naufrage) vient réveiller.

 

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Claudie Gallay parsème tout au long du livre des bribes de vie et de mort. La violence de la mer imprègne les esprits, torturent les vivants. Elle culpabilise les coupables. Le lecteur découvre aussi le secret que porte la narratrice, cette tristesse qui l’accompagne dans la lande.

J’ai apprécié les descriptions de la violence de la mer durant les tempêtes, les éléments qui se déchaînent face à l’homme qui reste impuissant face au pouvoir de la nature.

J’avoue que ce roman m’a plu malgré certaines longueurs. Si vous avez le nez fin vous trouverez assez rapidement le grand secret ! Je ne vous mettrai pas sur la piste. J’aime laisser planer le mystère.

 

Voici quelques citations tirées du roman:

 

 » Les vents qui soufflent les jours de tempête sont comme des tourbillons de damnés. On dit qu’ils sont des âmes mauvaises qui s’engouffrent à l’intérieur des maisons pour y prendre ce qu’on leur doit. On, c’est-à-dire ceux qui restent, les vivants. »

 » Ça m’arrivait de gueuler sur les falaises. J’ai gueulé après toi, après la vie. Tu étais trop présent. Il fallait que le chagrin s’éloigne. »

 » – Quand on ne se questionne plus, on meurt… »

 » Comprendre quoi ? Qu’un jour on se réveille et qu’on ne pleure plus ? Combien de nuits j’ai passées, les dents dans l’oreiller, je voulais retrouver les larmes, la douleur, je voulais continuer à geindre. Je préférais ça. J’ai eu envie de mourir, après, quand la douleur m’a envahi le corps, j’étais devenue un manque, un amas de nuits blanches, voilà ce que j’étais, un estomac qui se vomit, j’ai cru en crever, mais quand la douleur s’est estompée, j’ai connu autre chose. Et c’était pas mieux. C’était le vide. »

 » – La mort vous fait-elle peur ?

– Pas la mort…Mais l’idée de vieillir…Devenir laide et sale et de ne plus pouvoir marcher toute seule, ça,oui, ça me fait peur. »

‘ » Le silence est retombé sur le Désert, l’enfouissant dans ses secrets et avec eux, la solitude des hommes qui l’habitaient. »

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