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Rencontre avec Jean-Claude Mézières, le père de la Science Fiction de BD francophone

Rencontre avec Jean-Claude Mézières, le père de la Science Fiction de BD francophone à l’occasion du festival de la BD à Angoulème.

 

 

Est-ce que vous pourriez commencer par vous présenter pour les internautes de France Net Infos ?

Je suis Jean Claude Mézière et cela fait à peu prés 45 ans que je dessine Valerian qui est une bande dessinée de Science fiction que Pierre Christin, ami d’enfance et moi-même avons créer ça pour le journal pilote à une époque en 1967 où il n’y avait pas de science fiction. En France il y en avait quelque une extrêmement peu connues et surtout pas très grand public parce que la SF était quelque chose qui n’était pas du tout admis dans la littérature, dans la bande dessinée qui n’était déjà pas admise en tant que Bande dessinée. Donc faire de la BD de sf était vraiment un pari stupide. Mais bizarrement, on avait la chance de travailler pour  un journal qui était un hebdomadaire donc qui avait 64 pages toute les semaines. Et les histoires que l’on racontées paraissaient à raison de deux pages par semaine.Ce qui veut dire qu’il fallait partir avec un peu d’avance évidemment,l’avance se faisait grignoter et on terminaient  en catastrophe.Mais depuis on a réussit à faire mieux  et 3 ou 4 ans après les première parutions dans le journal pilote et l’éditeur à décider de faire des album.Et donc on a eu la chance d’etre publié dans le journal toutes les semaines et en plus d’avoir des albums.

Et comment êtes vous arrivé au médium de la bande dessinée ?

J’ai toujours dessiné des personnages de bd.J’ai toujours aimé le dessin e n’ai jamais pensé que je serai artiste peintre etc etc .J’aimais la Bande dessinée à une époque où c’était vraiment pas la mode.

Vous avez donc commencé en autodidacte ?

Oui, totalement. Ben de toute façon le dessin, c’est en autodidacte. Si avez besoin d’un prof

Donc vous n’avez pas fait d’école ?

Il n’y avait pas d’école. J’ai fait une école de dessin mais il n’était pas du tout question de faire de la BD. Mais aussi j’ai eu une incroyable rencontre. Un copain de classe, on avait 15 ans  et ce copain de classe s’appelle Jean Giraud, qui n’était pas encore Moebius mais était lui aussi complètement intéressé par la bande dessinée. Il dessinait beaucoup et quand j’ai vu ses premiers dessins, évidemment c’était impressionnant.Tout les deux on était dans une classe de 30 élèves mais on etaits les deux seuls qui dessinait avec un autre qui lui dessinait des petites histoires humoristique.La bande dessinée était un genre pas du tout apprecié,les prof n’aimaient pas ca.Et paraitre dans un journal était quelque chose dont peu de gens intéresser mais nous ce qui était intéressant c’est que l’on était payé,très mal.Mais payé quand même pour faire des pages et donc des progrès.Et  donc payer pour faire des progrès c’est formidable parce que même face aux parents,mon fils est publié et il est payé pour ses dessins.C’est pas du tout pareille que de dire arrête tes conneries,y a le prof de math qui se plaint que tu dessine des cowboy et des truc comme ça dans les marges de tes cahiers.

Vous pouvez nous parler de Lady Polaris ?

Alors la c’est le saut dans l’espace temps.Donc on est 20 ans après la création du premier Valérian et je venais de dessiner 4 album quasiment de suite, Métro Châtelet, Brooklyn station, Les Spectres d’Inverloch et Les Foudres d’Hypsis.Donc c’était un gros paquet,un gros livre qui est relie en maintenant 4 albums et c’est vraiment une histoire qui se tient en elle-même.C était un gros gros morceau, je veux pas dire que je ne m’arrêtais pas entre eux.Je m’arretais pour vivre,j’avais une famille, je prenais des vacances aussi mais c’était vraiment un truc que je gardais tout le temps et à un moment j’avais envie de faire une coupure et j’ai toujours aimé voyager,j’ai beaucoup voyagé, j’ai vécu aux USA. Et j’avais envie de faire quelque chose totalement différent et donc avec mon copain Christin qui lui aussi est un grand voyageur, on avait envie de trouver un pretexte pour faire ce qui maintenant est devenu des carnets de correspondance .A l’époque en 87 c’était pas tres répendu.Christin venait de faire avec Enki Bilal un bouquin à Los Angeles,qui était un beau livre qui a bien marché et donc on a fait un truc sur les ports de l’Europe.Un projet de recherche,de retrouver des rescapés d’un naufrage qui avait eu lieu en mer Baltique et où est le vrai reportage où est la part de fiction ?ça dans le livre c’est très flou nous les auteurs on le sait  mais le lecteur n’est pas du tout au courant de ça.Et pour moi c’était pratique de faire des grandes illustrations en couleur et pour les croquis je n’ai jamais peint sur les quais de Hambourg par -20 l’hiver mais c’était quand même quelque chose qui était un changement de rythme par rapport à la bande dessinée où c’est aligné les cases, les pages les une après les autre.La c’est autre chose, faire du reportage,faire du voyage, faire des photos,et éventuellement travailler l’après.Et le livre a eu un bel impact,on peut pas appelé ça un succès mais un bon impact et la récemment on la réédité chez Casterman.Un bouquin qu’on réédite c’est qu’il a pas si mal marché que ça

A propos celine.durindel

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