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Festival Terres du Son 2012 : Retour sur un festival boueux mais heureux,

Avec l’arrivée de l’été (enfin!), on en arriverait presque à oublier qu’il y a encore quelques jours, le parapluie était notre meilleur ami. Un ami encombrant mais obligatoire pour toute personne voulant mettre le nez dehors, festivalier compris.

AP. Terres du Son 2012

Le week-end du 14 juillet est l’un en général l’un des plus chargé musicalement, le premier d’une longue série qui doit durer tout l’été. Il donne le « la » pour la programmation et la fréquentation. Et il faut reconnaitre que cette année, ce week-end restera dans les mémoires de certains comme celui où la pluviométrie, le froid et le vent ont battu des records. Cette météo chaotique a engendré beaucoup d’annulation de feux d’artifices mais aussi de concerts, comme ce fût les cas aux Francofolies de La Rochelle.

Mais contre vents et marées (car par endroits les festivaliers auraient pu se croire en bord de mer) , les programmateurs de Terres du Son on tenu bon, malgré un déroulement qui a parfois été un peu chamboulé.

En ce premier jour de festival, Joey Starr, principale tête d’affiche du festival et annoncé pour 22H30 est arrivé à 0h50. « Problème de circulation » nous a t’on dit. Et pour finir, un concert sur fond de problèmes techniques à répétitions. Par chance, Joey Starr est très doué pour le one-man-show…C’est le groupe C2C qui l’a remplacé au pied levé et a gratifié le public d’un très bon show, malgré la pluie et le vent. Dans la journée, Katerine Ringer et Emir Kusturica avaient su réchauffer les festivaliers qui n’avaient pas annulé leur venue. Le groupe Skip The Use, lui aussi très en forme, a réussi l’exploit de faire assoir les centaines de spectateurs dans la boue. Des festivaliers trempés mais heureux au final.

Imany © Anne Patault
Imany © Anne Patault

Deuxième jour de festival et deuxième jour de boue mais aussi d’éclaircies. La première est arrivée en même temps que la chanteuse Imany sur scène. De la chaleur dans la voix qu’elle a communiqué aux spectateurs, sous le charme, comme ils l’avaient été quelques heures auparavant avec Sallie Ford. Une seule annulation ce jour là, celle du chanteur Finley Quaye. Une fois encore, les organisateurs ont su éviter les blancs et décaler la programmation. L’artiste attendu en ce samedi était le chanteur Charlie Winston, sans son chapeau, tout du moins au début du show. Au piano ou à la guitare, le chanteur sait donner de sa personne et parle aussi un peu le français. Les fans sont comblés. En fin de soirée, King Charles, qui souhaite probablement dépasser Prince, a transformé la plaine en piste de danse.

Carmen Maria Vega, © Anne Patault
Carmen Maria Vega, © Anne Patault

Dernier jour de festival, et sans la pluie. Un temps parfait pour la « world music » à l’honneur dans l’après midi avec Tinarewen et Susheela Raman. Les amateurs de chanson française atypique ont également pu profiter de la très chaude Carmen Maria Vega, alter ego féminin du chanteur du groupe Dionysos qui devait jouer peu de temps après et qui l’a accompagné le temps d’un duo surprise. Comme a chacun de leur concert, le groupe Dionysos met le feu partout où il passe. Si le slam était discipline olympique, Mathias Malzieu remporterait facilement la médaille d’or. de même, Didier Wampas quant à lui serait champion dans la catégorie « la scène est trop petite, je vais essayer l’autre, et aussi la régie lumière, la plaine… ».

Earth Wind and Fire, © Anne Patault
Earth Wind and Fire, © Anne Patault

Petit à petit, les sons vintage ont remplacé la chanson française avec General Elektriks d’abord. Un groupe bondissant, au sens propre comme au sens figuré, amoureux du rétro, de la pop et de l’électro. Et pour finir en beauté, un groupe mythique, Earth Wind and Fire. Chemises à strass et paillettes, chorégraphies répétées, des tubes les uns à la suite qui ont bercé (ou non) la jeunesse de ceux présents dans la plaine…une soirée boule à facettes festive, même lorsque les pieds restent un peu collés au sol.

Alors certes il y n’a pas fait beau pour Terres du Son cette année. Certes le château n’avait pas ouvert ses portes. Certes des voitures sont restées embourbées mais malgré tout les festivaliers étaient au rendez-vous, sans doute plus motivés que jamais. Pour beaucoup, même les plus jeunes qui ne l’ont pas connu, le festival de Woodstock était sur toutes les lèvres, et avec le sourire. Une belle référence pour les organisateurs et un beau souvenir pour tous ceux qui ont eu la chance d’y participer. Merci la boue, et merci Terres du Son.

 

 

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