Critique / Le Schpountz par Arthur Cachia

Irénée est un modeste garçon épicier, persuadé d’avoir un don caché. Une équipe de cinéastes parisiens en repérages, amusée par les prétentions de ce « Schpountz », lui signe un faux contrat de comédien.

Quel plaisir de suivre ce Dîner de Schpountz sous le soleil du septième art. Les mésaventures de ce  « couillon de la lune », imaginé par Marcel Pagnol en 1938, continuent de nous faire rire. Après tout, on est toujours le Schpountz de quelqu’un d’autre.

Cette adaptation 2026 se démarque par son authenticité. Tous les comédiens évitent la caricature provinciale pour une remarquable sincérité. Arthur Cachia rend ce Schpountz fainéant et orgueilleux, attachant et émouvant. La satire sociale est déclinée en une cruelle innocence.

Le rythme est soutenu et le jeu généreux, quoi de demander de mieux ? Ce Schpountz est un moment de vie hilarant.

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Le Schpountz, au théâtre Le Lucernaire, jusqu’au 10 janvier 2027
De Marcel Pagnol
Adaptation : Arthur Cachia
Mise en scène : Delphine Depardieu et Arthur Cachia
Avec : Axel Blind, Arthur Cachia, Patrick Chayriguès, Simon Gabillet, Milena Marinelli et Jean-Benoît Souilh

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