Critique / La solitude d’un acteur de peep-show avant son entrée en scène


Dans l’intimité d’un peep-show, un homme brise le silence pour livrer une confession suspendue entre douceur et éclats de violence.

« Je fais la pute, d’accord, mais je veux qu’on me respecte ! » Loris Freeman transcende le chemin de croix d’un homme qui s’est perdu dans le regard des autres. Le texte de Paul Van Mulder est cru, mais derrière cette virilité se dévoile une pudeur poétique.

Loris Freeman habille un plateau nu, où les confidences impures éclaboussent nos préjugés. Cet acteur nocturne est une bête blessée, la voix de tous les opprimés. « La douleur m’empêche de perdre pied. La douleur est devenue une drogue. »

Ce plaidoyer met des maux sur une violence quotidienne que notre complicité invisibilise. Loris Freeman sublime notre lâcheté en une leçon de vie. C’est terriblement juste et beau.

La solitude d’un acteur de peep-show avant son entrée en scène
La Manufacture des Abbesses, jusqu’au 10 octobre 2026

De Paul Van Mulder
Mise en scène :  Thierry Harcourt
Avec : Loris Freeman 

A lire aussi

Critique / Hitchcock et Mary Rose

Avant le tournage de Pas de printemps pour Marnie, Alfred Hitchcock réunit la scénariste Jay …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *