Carte Tour de France 2027 : un parcours spectaculaire entre Grande-Bretagne, Alpes et Pyrénées

La 114e édition du Tour de France s’élancera d’Édimbourg, en Écosse, le 2 juillet 2027, avant de rejoindre Paris le 25 juillet. Dévoilé le jeudi 22 octobre 2026 à Paris, le parcours promet trois semaines de course particulièrement variées, entre les routes britanniques, les reliefs du Morvan, les Alpes et les Pyrénées. Avec 3 479 kilomètres au programme, deux contre-la-montre individuels totalisant 71 kilomètres et plusieurs arrivées stratégiques en montagne, les prétendants au maillot jaune devront se montrer performants sur tous les terrains.

Un départ inédit depuis l’Écosse

Le Tour de France 2027 ouvrira un nouveau chapitre de son histoire en prenant son départ à Édimbourg. Pour la première fois, la capitale écossaise accueillera le Grand Départ de la Grande Boucle. Ce choix s’inscrit dans une volonté de faire rayonner l’épreuve à l’international et de mettre en lumière des territoires passionnés de cyclisme.

Du 2 au 4 juillet, le peloton traversera trois nations britanniques : l’Écosse, l’Angleterre et le pays de Galles. Trois premières étapes qui devraient offrir des paysages spectaculaires, mais aussi des conditions de course susceptibles de surprendre les favoris.

La première journée reliera Édimbourg à Carlisle sur environ 185 kilomètres. Avec un parcours vallonné, mais un final relativement favorable aux sprinteurs, cette étape pourrait permettre à un premier coureur de revêtir le maillot jaune.

Le lendemain, les coureurs partiront de Keswick en direction de Liverpool sur 223 kilomètres. Le passage dans le parc national du Lake District et les cinq côtes répertoriées promettent une journée plus mouvementée. Les baroudeurs pourraient tenter leur chance, tandis que les sprinteurs les plus résistants espéreront se disputer la victoire.

La troisième étape, entre Welshpool et Cardiff, s’annonce déjà plus exigeante. Sur 223 kilomètres, les coureurs affronteront plusieurs difficultés, dont la côte de Caerffili, longue de 2 kilomètres à 8,1 % de pente moyenne. Située à une douzaine de kilomètres de l’arrivée, elle pourrait provoquer une première sélection entre les favoris.

Ce départ britannique ne sera donc pas uniquement une opération de communication : les premiers jours pourraient déjà peser sur le classement général.

La Normandie ouvre le chapitre français

Après la première journée de repos du 5 juillet, le peloton retrouvera la France le 6 juillet, avec une étape autour de Cherbourg-en-Cotentin.

La Manche offrira un terrain propice aux puncheurs et aux coureurs capables de faire la différence sur des routes vallonnées. Le lendemain, la course se dirigera vers Plumelec, en Bretagne, où la célèbre côte de Cadoudal devrait animer les débats.

La sixième étape conduira les coureurs de Vannes à Angers. Sur ce terrain plus favorable, les sprinteurs pourraient retrouver une occasion de briller avant un rendez-vous important avec le chronomètre.

Le 9 juillet, le Tour proposera en effet un contre-la-montre individuel entre Blois et Chambord. Cette épreuve, annoncée sur 38 kilomètres, constituera un premier test majeur pour les spécialistes de l’effort solitaire et les candidats au classement général.

Les rouleurs capables de maintenir une puissance élevée sur une longue distance pourraient prendre un avantage précieux avant les premières grandes ascensions.

Le Morvan et le Grand Colombier : premières grandes explications

Après les routes de la Loire, le Tour se dirigera vers le Morvan avec une arrivée au Creusot. Cette huitième étape devrait notamment mettre en valeur le Signal d’Uchon, une difficulté susceptible de favoriser les attaques et les échappées.

Le parcours se durcira ensuite avec une arrivée au sommet du Grand Colombier, au terme de la neuvième étape entre Villars-les-Dombes et le célèbre col jurassien.

Avant d’atteindre cette ascension emblématique, les coureurs devront franchir les cols du Berthiand et de Richemond. Cet enchaînement pourrait permettre aux grimpeurs de commencer à creuser des écarts significatifs.

Le Grand Colombier, déjà théâtre de nombreuses batailles dans l’histoire récente du Tour, constituera ainsi un premier révélateur des ambitions de chacun.

Les Alpes à l’honneur avec Sallanches et Les Saisies

La deuxième semaine se poursuivra dans les Alpes, avec une étape entre Annecy et Sallanches. Les coureurs retrouveront notamment la côte de Domancy, gravie à deux reprises. Cette montée est particulièrement connue des amateurs de cyclisme, notamment pour son lien avec les Championnats du monde de 1980 remportés par Bernard Hinault.

Les grimpeurs et les puncheurs devraient apprécier ce parcours exigeant, tandis que les favoris devront surveiller leurs adversaires dans un secteur où les écarts peuvent rapidement se creuser.

Le 14 juillet, jour de la fête nationale française, le Tour proposera une étape de montagne entre Cluses et Les Saisies. Le programme comprendra notamment le col du Pré et la montée de Bisanne, deux difficultés particulièrement redoutables.

L’arrivée aux Saisies constituera une nouveauté pour la Grande Boucle. Cette journée pourrait devenir l’un des temps forts de la première partie de la traversée alpine.

Les coureurs retrouveront ensuite des terrains plus favorables en direction de Valence, avant une étape entre Aubenas et Montpellier qui pourrait offrir une nouvelle opportunité aux sprinteurs.

Mende et les reliefs de l’Aveyron : attention aux pièges

Le parcours ne se limitera pas aux grands cols. La quatorzième étape, entre Montpellier et Mende, s’annonce également intéressante pour les amateurs de course offensive.

Les reliefs cévenols, les routes sinueuses et la montée finale de la côte de la Croix Neuve pourraient favoriser les attaquants. Le tracé prévoit également un passage par le cirque de Navacelles, site naturel remarquable du sud du Massif central.

Le lendemain, le parcours entre Rodez et Albi devrait encore réserver des difficultés susceptibles de contrarier les sprinteurs.

Cette succession d’étapes pourrait permettre aux échappées de prendre de l’importance et obliger les équipes des favoris à gérer leurs efforts avant le dernier grand rendez-vous pyrénéen.

Un deuxième contre-la-montre à Toulouse

Le mardi 20 juillet, après la troisième journée de repos, les coureurs retrouveront le contre-la-montre individuel avec un parcours de 33 kilomètres autour de Toulouse.

Cette épreuve portera à 71 kilomètres le total des deux contre-la-montre de cette édition, un volume particulièrement important qui n’avait plus été atteint depuis 2012.

Ce choix pourrait avantager les coureurs complets, capables de limiter les pertes en montagne tout en réalisant de solides performances contre le chronomètre.

Pour les grimpeurs moins à l’aise dans cet exercice, l’objectif sera de limiter les dégâts avant les dernières étapes décisives.

Les Pyrénées comme juge de paix

Les trois dernières étapes de montagne devraient concentrer une grande partie du suspense de cette édition.

Le 21 juillet, le peloton quittera Toulouse pour rejoindre Pau. Cette étape permettra de se rapprocher des Pyrénées avant deux journées qui pourraient bouleverser le classement général.

Le 22 juillet, la dix-huitième étape reliera Pau au col du Portet, avec environ 174 kilomètres au programme. Le parcours réunira plusieurs ascensions majeures, dont le col du Soulor, le Tourmalet et la Hourquette d’Ancizan, avant l’ascension finale vers le col du Portet, culminant à 2 215 mètres d’altitude.

Cette journée s’annonce comme l’une des plus difficiles de l’édition. Les enchaînements de cols devraient mettre les organismes à rude épreuve et offrir un terrain idéal aux attaques des favoris.

Le lendemain, la dix-neuvième étape entre Hasparren et Laruns proposera un nouveau rendez-vous en montagne. Le parcours passera notamment par le col de Marie-Blanque, une ascension exigeante qui pourrait permettre aux coureurs les plus offensifs de tenter un dernier coup.

Ces deux journées pyrénéennes pourraient donc être déterminantes pour désigner le futur vainqueur du Tour de France 2027.

Une dernière étape à Paris sur les Champs-Élysées

Après une vingtième étape entre Maubourguet et Libourne, qui pourrait sourire aux sprinteurs, le Tour de France retrouvera Paris le dimanche 25 juillet.

Comme lors des éditions récentes, le final parisien devrait constituer le dernier grand rendez-vous des sprinteurs. Le passage par Montmartre pourrait toutefois compliquer les choses et offrir un scénario plus spectaculaire qu’un sprint traditionnel.

Les coureurs franchiront ensuite la ligne d’arrivée sur les Champs-Élysées, au terme de trois semaines de course.

Le parcours du Tour de France 2027 : les 21 étapes

Voici le calendrier des étapes de la 114e édition, avec les principales villes de départ et d’arrivée annoncées.

  • 2 juillet : Édimbourg – Carlisle
  • 3 juillet : Keswick – Liverpool
  • 4 juillet : Welshpool – Cardiff
  • 6 juillet : Cherbourg-en-Cotentin – Cherbourg-en-Cotentin
  • 7 juillet : Pontorson – Plumelec
  • 8 juillet : Vannes – Angers
  • 9 juillet : Blois – Chambord (contre-la-montre individuel)
  • 10 juillet : Bourges – Le Creusot
  • 11 juillet : Villars-les-Dombes – Grand Colombier
  • 13 juillet : Annecy – Sallanches
  • 14 juillet : Cluses – Les Saisies
  • 15 juillet : Chambéry – Valence
  • 16 juillet : Aubenas – Montpellier
  • 17 juillet : Montpellier – Mende
  • 18 juillet : Rodez – Albi
  • 20 juillet : Toulouse – Toulouse (contre-la-montre individuel)
  • 21 juillet : Toulouse – Pau
  • 22 juillet : Pau – Col du Portet
  • 23 juillet : Hasparren – Laruns
  • 24 juillet : Maubourguet – Libourne
  • 25 juillet : Paris – Champs-Élysées, avec un passage par Montmartre

Trois journées de repos sont prévues les 5, 12 et 19 juillet.

Un Tour de France ouvert à plusieurs profils de coureurs

Avec un parcours de 3 479 kilomètres, des étapes britanniques vallonnées, deux contre-la-montre individuels et des rendez-vous exigeants dans les Alpes et les Pyrénées, le Tour de France 2027 devrait mettre en lumière des qualités très différentes.

Les spécialistes du contre-la-montre pourront tenter de prendre du temps dès la première moitié de la course. Les grimpeurs disposeront ensuite de plusieurs occasions pour revenir au classement, notamment au Grand Colombier, aux Saisies et dans les Pyrénées.

La dernière semaine sera particulièrement importante : le contre-la-montre de Toulouse, l’arrivée au col du Portet et l’étape vers Laruns pourraient déterminer le nom du futur vainqueur.

Une chose est certaine : le départ d’Édimbourg donnera une dimension internationale supplémentaire à cette 114e édition, tandis que le retour des grands rendez-vous pyrénéens promet une fin de Tour particulièrement disputée.

Rendez-vous du 2 au 25 juillet 2027 pour suivre cette nouvelle édition de la Grande Boucle.

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