On pensait avoir tout lu sur l’affaire Dreyfus.On pensait en connaître tous les détails, depuis le faux crée et utilisé contre le « traitre juif » jusqu’au célèbre « J’accuse » d’Émile Zola, publié dans l’Aurore.
Livres, films, fictions, bande dessinée… les supports pour rappeler à chacun l’infamie de cette affaire se sont multipliés depuis l’article de l’aurore en 1898.

À l’aide de leurs échanges épistolaires et de photographies inédites, l’auteur retrace le parcourt de cette femme qui apprit un matin que son mari venait d’être incarcéré au cherche-midi (non, non, pas la maison d’édition, mais la prison parisienne de l’époque) et qu’elle ne le reverrait libre que bien des années plus tard.
À travers son témoignage et son courage, on revit « l’affaire » d’une manière différente et assistons, une fois de plus, à cette mascarade de jugement aux relents putrides d’antisémitisme.
Lucie Hadamard est née à Chatou, de famille bourgeoise. Le 21 avril 1890, elle épouse Alfred Dreyfus et lui donnera deux enfants, Pierre et Jeanne. Toute sa vie elle restera une femme héroïque, dévouée, dont bien des grands hommes de l’époque (Zola, Jaurès…) salueront l’abnégation et le courage.

Ce livre-document est un hommage rendu à celle qui est restée dans l’ombre pour se battre jusqu’au bout, jusqu’à la réhabilitation militaire de l’honneur Dreyfusien, jusqu’à la mort de son mari en 1935. Ce livre se veut l’écho de l’adage « derrière chaque grand homme se cache une femme ». Car oui, celle qui n’a même pas son nom gravé à côté de celui de son mari sur la plaque du mur de leur ancienne maison parisienne, ni d’ailleurs de page Wikipédia, en était sans aucun doute une.
Et grâce à ce livre, elle le restera.
L'info gratuite en Live Continu 7/7