« Richesse et démesure : le grand business des plantes » de Florence Thinard, aux Éditions Plume de carotte, fait partie de leur superbe collection de beaux livres, que vous pourrez offrir à Noël.

Synopsis :
Saviez-vous que la rose que vous vous apprêtez à offrir pour la Saint-Valentin a parcouru plus de 7 000 km en 24h ? Que la banane de votre goûter a été le point de départ d’une guerre économique entre les États-Unis et la France ? Que le blé de votre baguette a été échangé plus de 200 fois sur les marchés boursiers avant de finir chez votre boulanger ? …
Des bulbes de tulipes, qui entraînèrent le premier krach boursier de l’histoire, aux algues qui devraient bientôt fournir le carburant pour nos automobiles, en passant par le précieux tabac ou l’indispensable café, les plantes de notre quotidien n’ont pas fini de faire tourner notre économie, créant bien des richesses… Et posant bien des questions.
Marchés à terme, système de subventions, sécurisation des approvisionnements, quotas, multinationales, commerce illégal, lobbying… Comprendre ces mécanismes et leurs excès est essentiel à l’heure où l’agriculture traditionnelle est en pleine transformation, où la question se pose de l’appropriation du vivant, et alors que nos choix de consommation font de nous, plus que jamais, des acteurs citoyens !
Notre avis :
Le livre de Florence Thinard capte de suite notre attention, car elle traite d’un sujet qui nous touche tous, au quotidien. Qui, au petit déjeuner, se pose la question de savoir si son café est oui ou non équitable ? On apprend par exemple, que les femmes sont les premières actrices de l’ « agriculture vivrière » avec la récolte de fruits, de légumes et d’aromates au sein de leurs petites parcelles. Leurs familles font souvent partie d’une paysannerie très modeste, gagnent très mal leur vie et n’ont pas spécialement le droit à la parole, lors de prises de décisions politiques et économiques. En revanche, pour l’ « agriculture industrielle », les mots d’ordre sont : « performance » et « rentabilité ». Les surfaces cultivées sont immenses, la mécanisation est très poussée, avec l’ajout d’engrais et de pesticides. La logistique est très évoluée et il existe un véritable système de stockage. Nous sommes face à une commercialisation très active, qui fait toute la différence !
Le sommaire est de suite très attrayant. On s’empresse d’aller découvrir l’histoire de nos plantes préférées. Vous aurez le choix entre les algues, la banane, la betterave, le blé, le bois, le café, la canne à sucre, les champignons, le coton, les fleurs, l’hévéa, les légumes, le maïs, l’orange, la palme, les plantes drogues, les plantes aromatiques, la pomme de terre, le riz, le soja, le tabac, le thé et la vigne. FranceNetInfos s’est intéressé au thé, la boisson la plus consommée au monde après l’eau. On est directement frappé par ces deux photos, qui représentent deux univers bien différents : l’une, où l’on voit un agriculteur de thé, dans une usine du Kérala, qui semble travailler dans des conditions peu confortables ; et cette boutique parisienne, où règnent luxe et confort. En ayant donné « une image gastronomique au thé, des entreprises ont su combiner un produit à faible coût de revient et une clientèle aspirant au luxe…elles en tirent jusqu’à 60 % de marge ». On apprend comment se cultive le thé, ainsi que la quantité consommée par pays. Les Turcs sont les plus grands consommateurs de thé (avec 3,1 kilos par personne et par an) alors que les Français plafonnent à 240 grammes.

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