Le dernier écrivain – Tome 2/4 – Éditions Glénat Manga

Après cent années passées en sommeil cryogénique, Yagura Sugai, « Le dernier écrivain » tente toujours de comprendre le monde dans lequel il vient de se réveiller. En 2120, les IA ont bouleversé la création littéraire et déterminent désormais ce qui mérite ou non de devenir une œuvre. Pourtant, quelque chose résiste encore : la sensibilité humaine !

Ce deuxième tome de ce seinen de science-fiction et d’anticipation, paru le 19 août 2026 aux Éditions Glénat Manga, poursuit une réflexion particulièrement actuelle sur l’intelligence artificielle et sa place dans le processus créatif !

Le dernier écrivain © 2026 ChitoseAKAI/SHOGAKUKAN

Le décor

Sugai est plongé dans l’univers de Turret, une IA générative capable de traduire sa sensibilité en images grâce à un casque de réalité virtuelle. Dans ce paysage entièrement façonné par son esprit, l’écrivain avance dans une étendue glacée, guidé par les explications de Mme Nielsen !

Puis apparaissent les ours polaires. Un, puis deux… jusqu’à ce qu’il aperçoive Yui, sa dernière fan et le souvenir de cet amour qu’il a laissé derrière lui avant sa cryogénisation. Assise dans cette immensité blanche, elle lit un livre.

Mais, les ours se précipitent vers elle. La scène, directement issue de son cerveau et retranscrite par Turret, est si éprouvante que Sugai doit quitter le monde virtuel. Une chose est désormais certaine : il ne veut pas laisser une machine l’aider à créer ! Il écrira donc son œuvre à l’ancienne !

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Le point sur le manga

Avec ce deuxième tome, Chitose Akai continue de confronter l’humain à la machine, mais c’est surtout la place du créateur qui devient vertigineuse !

Le dernier écrivain,  choisit la création traditionnelle et puise dans la dernière bibliothèque encore existante pour nourrir son imagination. Mais le verdict de l’IA tombe et c’est assez désoeuvrant pour lui ! C’est précisément là que le propos du mangaka devient passionnant.

Car l’IA ne se contente plus de produire des textes : elle les évalue avant même leur publication. Elle devient alors à la fois l’outil, le filtre et le juge de la création !!

Sugai peut presque apparaître comme le reflet des inquiétudes de Chitose Akai lui-même. Que devient un créateur lorsque ses œuvres sont confrontées en permanence au verdict d’une machine ? Que ressentira-t-il si cette technologie finit par dicter les habitudes de lecture, au point de rendre sa propre sensibilité incompréhensible ou désuète vis à vis des lecteurs ?

Il y a quelque chose de presque déprimant dans cette perspective : avoir consacré des mois à créer une œuvre, y avoir mis ses émotions, ses souvenirs, sa sensibilité… pour découvrir qu’elle ne correspond simplement plus aux attentes façonnées par l’IA ! Le mangaka ne nous donne pas une réponse toute faite, dans ce second tome publié aux Éditions Glénat Manga. Il nous place simplement devant cette possibilité, et trouble le lecteur avec cette réflexion !

Si tu as raté le tome 1, cliques >>ICI<<

Conclusion

Un deuxième tome, publié aux Éditions Glénat Manga, toujours aussi intelligent, qui mêle science-fiction, émotion et réflexion sur la création.

Le Dernier Écrivain nous confronte toujours au fait que la technologie ne se contente plus d’aider les artistes, mais commence à décider de ce qui mérite d’être produit ! À travers Sugai, Chitose Akai interroge surtout la peur de ne plus être entendu et compris. Car créer, ce n’est pas seulement produire quelque chose de parfait. C’est transmettre une part de soi, avec ses expériences, ses souvenirs et ses émotions !

Si demain une machine pouvait nous expliquer que tout cela n’est simplement… plus ce que les lecteurs veulent, ce serait dramatique !!!

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, bibliothrope !

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