Critique / J’espère que nos enfants iront mieux que nous

Marie et Anne sont meilleures amies. Marie accouche enfin de son premier enfant après des années d’échec, Anne de son troisième alors qu’elle n’en voulait pas. À la maternité, un nouveau test génétique révèle à Marie que son fils aura des soucis à l’âge adulte.

Il est rare au théâtre de vivre un moment suspendu entre rires et larmes. Rudy Milstein confirme sa faculté à dépeindre avec humour nos pires tourments contemporains, après le double moliérisé C’est pas facile d’être heureux quand on va mal.

L’écriture est ciselée, la mise en scène au cordeau, et l’interprétation d’une véracité hilarante à l’acidité émouvante. Anne Marivin, Ariane Mourier, Nicolas Lumbreras et Erwan Téréné sont d’un sublime pathétique. On pleure de rire devant tant de médiocrité.

J’espère que nos enfants iront mieux que nous égratigne le genre humain dans ses contradictions les plus folles. On pense à la troupe du Splendid, avec ce cynisme féroce qui rend notre bêtise universelle. Un bijou d’humour noir horriblement juste. 


J’espère que nos enfants iront mieux que nous
, au Théâtre La Pépinière
De et mise en scène par Rudy Milstein
Avec : Anne Marivin, Ariane Mourier, Nicolas Lumbreras, Erwan Téréné et Maeva Pinto Lopes

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