
L’œuvre traduite de Joseph Sheridan Le Fanu reste inchangée, le récit est respecté pour découvrir ou redécouvrir cette œuvre littéraire fantastique qui présente Laura, jeune femme de dix-neuf ans, fille unique d’un gentilhomme anglais, retraité de l’armée autrichienne. Ils demeurent tous les deux, avec les serviteurs et domestiques, dans un château isolé en Styrie. Laura a peu de souvenirs de sa mère morte trop jeune, elle a été élevée par sa gouvernante, Mme Perrodon, une personne au visage rond et bienveillant. Elle se rappelle également d’un évènement d’importance de son enfance, une empreinte terrible sur son esprit, durant son sommeil elle fut réveillée par un doux visage qui la regardait près du lit. Une jeune fille se tenait là agenouillée, elle entra dans le lit pour se serrer contre Laura qui se rendormi. Un peu plus tard dans la nuit, elle se réveilla avec la sensation de deux aiguilles qui s’en fonçaient dans sa poitrine…
Le château isolé, les évènements mystérieux et cette jeune invitée étrange amène rapidement une ambiance pesante, énigmatique et ténébreuse. Le récit est envoûtant, et la narratrice, Laura, fort sympathique, douce et attachante. Un journal intime qui permet au lecteur de se rapprocher le plus possible de cette héroïne particulière. 
Carmilla, belle œuvre littéraire, est ici intacte, mais illustrée par Isabella Mazzanti, pour offrir aux lecteurs bien plus qu’un récit, une façon de voir et de regarder cet ouvrage, de comprendre la relation fusionnelle et inquiétante des deux jeunes héroïnes…
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