Avec ses lunettes noires et son costume, le rappeur américain Freddie Gibbs a fait sensation en ouvrant la deuxième soirée du Nice Jazz Fest sur la scène Masséna. Il était accompagné du groupe instrumental El Michels Affair, dirigé par Leon Michels, connu pour son mélange unique de soul, jazz et hip-hop.
Pendant ce temps, au théâtre de Verdure, Stochelo et Mozes Rosenberg présentaient leur projet inédit en hommage à l’oeuvre musicale de Charlie Chaplin. Suite à leur participation au documentaire The Spirit of The Tramp qui explore les origines gitanes de Chaplin, ils ont proposé une réinterprétation unique de son répertoire enrichie de compositions originales. Acclamés par le public, les frères Rozenberg, accompagnés de Matheus Nicolaiewsky à la contrebasse ont terminé leur concert par un hommage à Django Reinhardt.
En 2017, -M- avait enflammé le Nice Jazz Festival avec Lamomali. Il était de retour vendredi soir avec ce nouveau chapitre de son aventure malienne. Toumani Diabaté, le plus grand joueur de kora du monde qui l’accompagnait dans ce projet, est décédé l’été dernier. A Nice, Matthieu Chédid n’a pas manqué de lui rendre hommage sur scène. Lamomali est avant tout une magnifique aventure humaine, portée par des musiciens – mention spéciale à Sidiki Diabaté, le fils de Toumani- et des chanteuses à l’énergie communicative : Fatoumata Diawara que que public niçois connaît bien maintenant puisqu’ après sa participation à Lamomali en 2017, elle avait interprété son propre répertoire en 2022 au Nice Jazz Festival, mais aussi la jeune chanteuse Lubiana à la voix puissante. Quand on va voir -M- en concert, on sait qu’on va forcément passer un très bon moment. Avec Lamomali le plaisir est comme décuplé. Outre les titres du collectif parmi lesquels « Bal de Bamako » ou « Manitoumani », il a interprété quelques-un de ses succès (« Mama Sam », « Machistador », « Je dis M ») pour le plus grand plaisir du public. Fidèle à lui-même, il a fait preuve d’une grande générosité, en jouant de la guitare, au milieu de la foule. Le concert s’est achevé avec une surprise : après avoir fait monter sur scène quelques-uns des bénévoles du Nice Jazz Fest, il a invité Gad Elmaleh à l’accompagner sur « Je t’aime », l’un des titres de son dernier album « Totem ».
En attendant la prestation du producteur et Dj américain Mustard, JoeyStarr et ses acolytes ont mis l’ambiance sur le podium à l’entrée de la Place Masséna. De quoi faire patienter dans la bonne humeur le public. Annoncé à 23h00, Mustard a fait son entrée à 23h30. Ses fans lui ont pardonné son retard et lui ont réservé une ovation. Il a livré une prestation intense et a fait danser la foule jusqu’au bout de la nuit.
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