Les premières fois : une madeleine d’amour pur

Les premières fois, c’est pas toujours magique. Et le premier rendez-vous d’Elsa et Pierre est vraiment pourri. Ils n’ont pas le même humour, pas les mêmes références, pas les mêmes envies. Bref ils n’ont rien en commun.

Le nom, le pitch, l’affiche, tout porterait à croire que Les premières fois est l’archétype de la pièce feel good de l’été. Le sempiternel conflit relationnel homme – femme est vu et revu. Pourtant dès les premiers instants, il se passe quelque chose sur scène. L’alchimie entre Judith Ejnès et Fabrice Fara est flagrante, d’une sincérité troublante, d’un naturel touchant. C’est simple, c’est beau, c’est émouvant, c’est drôle, c’est l’amour. Judith Ejnès et Caroline Gaget ont réussi à retranscrire ces petits riens du quotidien qui change une vie, sans sombrer dans la grivoiserie et autres clichés sexistes. C’est juste, à l’écrit et dans le jeu. Le portrait saisissant d’une époque, d’un couple qui veut avancer main dans la main, mais pétrie de doutes, de blessures, d’une peur de se dévoiler vraiment, sans filtres instagrammables. Les premières fois est une madeleine rythmée par des émotions pures. Un amour de théâtre qui fait du bien.

Les premières fois
De Judith Ejnès et Caroline Gaget.
Mise en scène Constance Carrelet.
Avec Judith Ejnès et en alternance, Arnaud Schmitt, Alexandre Texier, Fabrice Fara.
Théâtre Le Funambule Montmartre, jusqu’au 31 août.  

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