Et à la fin, ils meurent : le côté obscur des contes de fées

Gnangnan, les contes de fées ? Cucul, ces histoires pour endormir les enfants ? Détrompez-vous ! Amputations, mutilations, meurtres, cannibalisme et autres adultères, les récits de votre enfance sont bien plus irrévérencieux que vous ne le croyez.

Cette adaptation du roman graphique de Lou Lubie est un plaisir coupable régressif et ludique. De Charles Perrault aux frères Grimm, en passant par les contes d’Anderson, vous ne direz plus jamais « Il était une fois.. » avec une naïveté enfantine.

Le tag « Mort au Patriarcat » sur les murs du Château en carton-pâte donne le ton de la pièce. Les histoires d’amour de votre enfance n’ont jamais été des leçons de vie moralisatrices gentilles. Au contraire, il faut lire à travers les lignes. Les féminicides sont légion et la mouvance masculiniste exacerbée sous une couronne royale prétexte aux pires atrocités.

La mise en scène d’Antoine Brin est volontairement foutraque et les comédiens s’en donnent à cœur joie. Les références partent dans tous les sens et les démonstrations sont à chaque fois hilarantes. Et à la fin, ils meurent ne se limite pas à une critique acerbe, mais à une réflexion plus profonde sur le contexte de publication des contes qui ne cessent de se réinventer en conséquence. Il était une fois.. un conte progressiste ? Et pourquoi pas ?

Et à la fin, ils meurent
Adaptation et mise en scène d’Antoine Brin.
Avec Clara Leduc / Eugénie Gendron, Leïla Moguez, Pierre-André Ballande, Virgile Daudet,
Théâtre de la Manufacture des Abbesses, jusqu’au 24 mai. 

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