Vous êtes-vous déjà levé un matin en vous demandant quelle était votre place dans ce monde ? Pour Antoine, c’est l’heure du bilan. Convaincu que son intelligence lui gâche l’existence, il décide de devenir stupide. Seulement voilà, ne deviens pas stupide qui veut !
Faut-il être le dernier des cons pour survivre dans un monde déshumanisé ? En 2001, Michel Page se posait la question. 20 plus tard, la troupe des Souffleurs d’histoires adapte son roman pour démontrer que l’intelligence est un fardeau. Ou plutôt que l’absurdité à laquelle nous nous condamnons à l’extinction relève de notre égoïsme primaire : une incommunicabilité virale à juger son prochain comme le roi des cons.
Cette adaptation de Comment je suis devenu stupide se veut douce-amère. Une démonstration rythmée et enjouée des préceptes clichés au bien vivre ensemble. Une fable bienveillante, un peu trop par moment, atténuant un humour noir qui aurait mérité d’être plus excessif. Mais le cynisme pur et dur de 2001 a certainement vécu son temps. Le connard d’aujourd’hui se doit d’être plus empathique.
Comment je suis devenu stupide retisse les liens entre générations, avec une naïveté mordante et une sympathie communicative.

Théâtre Le Funambule Montmartre, jusqu’au 23 novembre
De Martin Page.
Mise en scène de Grégory Baud.
Avec : Mylène Crouzilles, Thomas Cauchon, Nicolas Délié et Benoît Gourley.
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