Accueil / Culture / Cinéma / Au bout des doigts : rencontre avec Ludovic Bernard, Lambert Wilson et Jules Benchetrit

Au bout des doigts : rencontre avec Ludovic Bernard, Lambert Wilson et Jules Benchetrit

Au bout des doigts de Ludovic Bernard avec Lambert Wilson, Kristin Scott Thomas et Jules Benchetrit sortira le 26 décembre au cinéma. Un film parlant de l’amour de la musique, de la transmission, qui devrait plaire à toute la famille pendant ces fêtes de fin d’année.

Le synopsis : Mathieu Malinski (Jules Benchetrit) vit en banlieue parisienne et, à l’occasion, il commet des larcins avec ses copains. Il aime la musique classique et il lui arrive de jouer du piano dans le hall des gares, loin du regard de ses proches. Un jour, Pierre Geitner (Lambert Wilson), directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique, l’entend, subjugué, et lui donne alors sa carte, décelant chez lui un don rare. La vie de Mathieu va alors basculer. Alors qu’un cambriolage qu’il vient de commettre est sur le point de le conduire en prison, il appelle Pierre et intègre le Conservatoire pour des heures d’intérêt général. Or, Pierre a une toute autre idée en tête et lui fait suivre les cours de la Comtesse (Kristin Scott Thomas), persuadé que le jeune homme est capable de remporter le concours national de piano…

Nous avons pu rencontrer Ludovic Bernard, le réalisateur ainsi que Lambert Wilson et Jules Benchetrit à l’occasion de leur venue à Nice pour l’avant-première du film.

Ludovic Bernard, Jules Benchetrit, Lambert Wilson

En voyant Au bout des doigts, on pense inévitablement au précédent film de Ludovic Bernard, L’ascension avec Ahmed Sylla. C’était l’histoire d’un jeune homme prêt à gravir l’Everest et à dépasser ses forces pour impressionner la femme qu’il aime. Ludovic Bernard le reconnaît lui-même : « la montagne est ici remplacée par le piano ». En effet, l’idée qu’il ne faut pas renoncer à ses rêves et qu’il faut se donner du mal pour y arriver semble habiter le réalisateur.

Le film souligne l’importance du travail et met en avant le dépassement de soi. Mathieu, le petit jeune des banlieues, va s’accrocher à ses rêves et travailler durement pour tenter de remporter le concours.

La musique, et plus particulièrement la musique classique, est au cœur du film. Peut-être même un personnage à part entière. Elle a le pouvoir de procurer une émotion très forte et très rapide. Lambert Wilson, qui a l’habitude d’être sur scène aux côtés de musiciens pour chanter, insiste sur le fait que seule la musique, quelle qu’elle soit, a cette capacité de faire se lever une salle entière de spectateurs, transportés par le même élan. Le temps de deux ou trois scènes, il en est de même pour les spectateurs du film : ils sont émus en assistant au récital de piano de Mathieu, comme ils le seraient dans une salle de spectacle.

Pour parvenir à susciter cette réaction, il fallait que les scènes et les comédiens soient crédibles. Ludovic Bernard avait pensé d’emblée à Lambert Wilson pour interpréter Pierre, le directeur du conservatoire déterminé. Pour Mathieu, il « voulait au départ un véritable pianiste, âgé de vingt ans maximum ». Après un long casting, son choix s’est porté sur Jules Benchetrit (fils du réalisateur et auteur Samuel Benchetrit et de Marie Trintignant). C’est son « regard intense et animal » qui l’a convaincu. N’étant pas pianiste, il a dû beaucoup travailler, notamment sur la gestuelle et la respiration. « C’étaient des sortes de chorégraphies à apprendre » reconnaît Jules Benchetrit.

La musique a placé Mathieu sur le chemin de Pierre ou l’inverse. La rencontre de ces deux hommes appartenant à deux générations différentes semblait inévitable, comme une nécessité. Ils ne devaient pas se rater. Pierre, qui a dû faire face à une terrible épreuve, va retrouver sa dignité et un sens à sa vie au contact de Mathieu. Lambert Wilson parle de son personnage avec beaucoup d’enthousiasme, un homme fragilisé mais déterminé quand il rencontre Mathieu. Il « fait un sacrifice au nom de la musique », dit-il. Leur relation donne au film toute sa force. Au-delà de la musique, c’est l’idée de transmission du savoir qui sous-tend Au bout des doigts. Comme un passage de témoin, d’une génération à une autre, dans les deux sens.

Au bout des doigts de Ludovic Bernard avec Lambert Wilson, Jules Benchetrit et Kristin Scott Thomas à partir du 26 décembre au cinéma.

A propos laurence ray

A lire aussi

Burn-out, le vrai du faux ! par François Michalon et les docteurs Afdjei et Delabos

Paru en 2016 aux excellentes édition La Providence, le livre Burn-out, le vrai du faux ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.