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Maxime de la Rocheterie : motion-designer en devenir

Si le monde de l’art n’a jamais été des plus tendres, particulièrement avec les nouveaux artistes en voie d’expansion, Maxime de la Rocheterie s’en sort plutôt bien.

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Crédit photo : John Ollier ©

Formé à la conception 3D et aux VFX (effets vidéos) pendant 4 ans à Lyon, Maxime sort diplômé de l’école d’arts visuels Aries en 2014, notamment grâce à son clip sur la fécondation in-vitro. Curieux et passionné, il ne se cantonne pas à son seul objet d’étude et explore également le montage vidéo et la création 2D. Durant ses études et pendant son temps libre, il a donc eu le temps et l’envie de donner à son coup de crayon un vrai professionnalisme : création d’objets en 3D, animation d’un petit film, montage de vidéos pour de vrais clients, projets graphiques, etc.

Son talent, il le présente dans une “demo-reel” – clip vidéo mélangeant de nombreux projets auxquels il a donné vie – mise à jour chaque année.

Entré dans la vie professionnelle depuis un peu moins de 6 mois, Maxime s’illustre plutôt dans le motion design (animations de logo, spots de publicité, etc.). Il a déjà commencé à se remplir un carnet d’adresse plutôt sympathique. En effet, il a participé en tant que modeleur et animateur 3D à “Terres aux Lumières”, un projet d’animations pour la fête des Lumières de Lyon, dirigé par le studio BK Visual, projeté sur la façade du Musée des Beaux-Arts et de l’Hôtel de Ville des Terreaux (à voir ici). Mais il ne s’arrête pas là, et via une annonce, il contacte le studio Kazoo Creative LTD à Londres qui lui demande de réaliser l’habillage graphique d’un documentaire intitulé “An idiot’s guide to politics” (La politique pour les nuls), qui parle de l’état de la politique en Grande-Bretagne, et qui sera diffusé courant février sur la BBC Three.

J’ai eu la chance de pouvoir discuter un peu plus avec lui de sa passion qui fonde désormais son métier, et de l’interroger sur ce qui l’a poussé à devenir concepteur 3D.

Victoria – Bonjour Maxime, merci d’accepter de répondre à mes questions !

Maxime – Bonjour, avec plaisir !

V – Tu es donc motion designer. Peux-tu nous dire en quelques mots en quoi ça consiste exactement ?

M – Le motion design vient du terme « Motion Graphic Design ». Avant, on avait le Graphic Design, c’est-à-dire le design de graphique, donc la conception d’image. Et plus tard, s’est ajouté le terme « motion », signifiant « design graphique en mouvement ». C’est apparu au départ avec les séquences de titres de films. Les premiers qui faisaient ça, c’était les gens comme Saul Bass, qui a fait le titrage d’Anatomie d’un meurtre. Il utilisait des tampons pour faire des animations de personnages, le motion design a pas spécialement attendu l’informatique ! Donc en gros, le motion design sert à faire ce que ne peux pas faire avec une image fixe. Mais ce n’est pas parce qu’on parle d’animation, qu’il faut faire l’amalgame avec l’animation de personnages, qui n’a rien à voir. Le simple fait de bouger un carré de gauche a droite, avec uniquement un départ et une arrivée, c’est du motion design, et il y a des tonnes de possibilité pour le moindre mouvement.

V – Comment t’es venue cette passion, et donc l’envie de faire ce métier ?

M – À la toute base, je voulais faire des dessins animés. Donc de l’animation de personnages, 3D éventuellement, pour créer des films. Je voulais être réalisateur de films et je pensais que passer par la matière première, donc la 3D, serait la bonne solution, vu que je dessinais beaucoup. Et ensuite, toujours en faisant mes cours de 3D à l’école, je me suis intéressé aux séquences de titrages. J’ai découvert ça un peu par hasard, en découvrant la demoreel de Danny Yount, un motion designer qui travaille pour Prologue Films. Et Prologue est spécialisé dans la séquence de titre. Pour exemple, c’est eux qui ont fait les titrages des Iron Man et Sherlock Holmes. Et j’adorais tellement ce que faisait Yount que je me suis intéressé, et inspiré de la plupart de ses travaux. Par la suite, à force de m’intéresser et de pratiquer, je me suis rendu compte que le motion design me faisait beaucoup plus vibrer que la 3D pure que j’apprenais à l’école.

V – As-tu de nouveaux projets sur le feu ?

M – Personnels ou professionnels ?

V – Les deux !

M – Niveau pro, je commence un travail la semaine prochaine, mais je ne veux pas en parler pour le moment car ça n’a pas commencé. Et au niveau perso, j’ai plein de projets en tête qui ne sont pas encore fais faute de temps, de motivations ou de moyens. J’ai aussi plein de projets avec mon pote John Ollier, qui est photographe. On a plein d’idées de courts métrages en tête qui tendent a mêler au mieux nos expériences et expertises mutuelles. J’ai aussi le projet de monter un collectif avec Angélique Rubin avec qui j’ai fait mes études à Aries.

V – A quel rythme travailles-tu ?

M – Cela dépend du contrat (des délais) et de son urgence. Si c’est ultra urgent, je travaille en fonction de mon rythme de sommeil : tant qu’il y a du boulot à faire et que je ne suis pas fatigué, je travaille. Si c’est moins urgent, avec des délais « normaux » et réfléchis, j’essaye d’avoir un rythme normal – 10h par jour – sans travailler le soir, la nuit ou le week end.

V – Jusqu’où aimerais-tu aller ? Ton but ultime dans ce domaine ?

M – La séquence de titrage de film. En restant dans le motion design, ce serait les séquences de titre. Mais si un jour, ce n’est pas du motion design que je fais, j’essaierai de réaliser des films.

V – Aurais-tu des conseils pour les jeunes souhaitant se lancer dans ce métier ?

M – Il ne faut pas oublier que je suis encore jeune hein, je suis tout neuf dans le métier et je n’aurai jamais la prétention d’avoir des leçons à donner. Mais je peux te dire ce que moi, je me répète pour avancer : c’est de rester passionné et de ne jamais m’arrêter aux premiers obstacles.

V – Et bien merci Maxime pour ces réponses ! Bonne chance pour la suite !

Plus d’infos : http://www.maxdlr.com

A propos Victoria MARION

Rédactrice littérature, gastronomie, mode, high tech, jeux de société et tourisme/voyage.

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