Les vaches laitières ont aussi de beaux yeux : il était une fois une outremangeuse…

Victoire a été boulimique vomissure de ses 18 à 30 ans. On la surnommait « la vache laitière ». C’était il y a longtemps. Mais le passé refait surface quand sa fille pré-ado Léa s’interroge sur sa féminité et son rapport au monde.

« Maman, c’est quoi la boulimie ? » Sous le masque de Victoire, Aurélie Bargème se met à nue. Si la démarche est pédagogique, la forme de son témoignage est confuse. Un seul en scène aurait été plus approprié pour créer une connivence intime avec les spectateurs.

L’objectif premier du spectacle étant de s’adresser aux adolescents, ce chemin de guérison est conté à un rythme poussif. On peine à garder le fil entre des saynètes comiques démonstratives, et de longs apartés qui surlignent la résilience dont Aurélie Bargème a fait preuve. 

Les vaches laitières se regarde comme une conférence ponctuée de sketchs bienveillants. Il manque un parti-pris par crainte que le spectacle ne soit pas accessible à un jeune public. Alors que si l’approche absurde avait été assumée, une double grille de lecture en aurait découlée de 7 à 77 ans.

Pour autant, la sincérité d’Aurélie Bargème et l’agilité de Marie Petiot a incarné plusieurs personnages sont à saluer. De même que Les vaches laitières a l’honnêteté d’aborder une maladie que les diktats instagramables alimentent jusqu’à vomir.

Il y a des apparences trompeuses qui méritent d’être combattues avec trop de pédagogie.

Les vaches laitières ont aussi de beaux yeux
Théâtre Le Funambule, jusqu’au 29 avril 2026

Une pièce de : Aurélie Bargème
Mise en scène de : Didier Brice
Avec : Aurélie Bargème, Marie Petiot, Maxime Perrin

@ Photos : Jean Reynès

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