Au-delà de Neptune – BD – Collection AuxConfins – Éditions Steinkis

Alors que la vie sur Terre s’éteint lentement, un professeur met au point un télescope spatial révolutionnaire, capable d’explorer chaque recoin de l’univers.
Monté à bord d’une station spatiale, ce télescope permet de projeter instantanément le corps sur la planète ciblée. Plus besoin de parcourir des années-lumière : il suffit d’entrer dans l’appareil, de choisir une destination, et l’exploration commence comme si on y était vraiment.

C’est Léla, jeune astronaute, qui s’engage dans ce voyage de sept ans dans le cadre de la mission Terra Incognita.

Premier titre de la collection AuxConfins des Éditions Steinkis, Au-delà de Neptune est disponible depuis le 28 mai 2025.
Une épopée aussi stellaire qu’introspective, jusqu’à Neptune… et au-delà.

Au-delà de Neptune © 2025 AUx Confins /Steinkis Groupe

 

  • Le Décor :

L’univers…

Inconnu, jonché d’étoiles : un immense tableau noir piqué de points blancs.
En s’approchant, on distingue les planètes, chacune vêtue d’un manteau de couleur : marron, bleu, rouge. Des planètes naines, des satellites aux anneaux… Et, perdue au milieu de ce vide : une station spatiale.

Abandonnée ? On dirait. Les objets flottent dans le silence, comme des souvenirs disséminés : cadres photo, livres, un pingouin en peluche portant un couvre-ventre… Et au cœur de ce bazar suspendu, une silhouette ébouriffée. Léla.

Elle contemple la photo de sa compagne restée sur Terre. Sa vie à bord est solitaire, rythmée par les bip bip des machines et par les « sauts » qu’elle entreprend grâce au télescope Ulysse et à un protocole médicamenteux. Un instant, elle est enfermée dans l’ambiance oppressante de la station.
L’instant d’après, elle explore une nouvelle planète.
Ce jour-là, elle atterrit dans une forêt. Une terre qui ressemble à celle qu’elle a quittée : ruisseaux, arbres…
Vivifiant. Incroyable. Étrangement familier.

Mais dès son retour, en ce 28 octobre 2283, elle doit consigner ses observations. Son rapport est prêt. Mais, une fois de plus, ses communications sont refusées

Au-delà de Neptune © 2025 AUx Confins /Steinkis Groupe

 

  • Le point sur la BD

« L’objectif n’est pas de voir plus loin. Mais de voir mieux. (…) Nous avons besoin de créativité. »

Au-delà de Neptune, écrit par Gabriele Melegari, est un récit d’anticipation poignant, publié dans la nouvelle collection AuxConfins du groupe Steinkis Éditions.
On y explore la solitude, l’homoromantisme, et l’incertitude humaine face à l’infini.

Léla, passionnée d’espace depuis toujours, incarne la figure de l’exploratrice insatiable, qui place la curiosité et l’espoir au-dessus de ses sentiments personnels. Mais derrière cette force apparente, la solitude commence à peser lourd. Comme Léla, on oscille entre la fascination pour l’inconnu, et la douleur sourde d’un passé terrestre qu’on ne peut plus toucher.

La bande dessinée traduit cette tension par un rythme lent, presque méditatif. Les pleines pages plongent le lecteur dans un onirisme cosmique, mêlant exploration scientifique et perte d’identité.
Les “sauts” vers les planètes inconnues deviennent des échappatoires… mais aussi des descentes dans la psyché de l’héroïne, au bord de la folie.
Ce qui la porte encore, c’est l’espoir : trouver quelque chose, comprendre, donner du sens à ce qui reste.

En fin de lecture, le carnet de croquis explicatif, où l’on comprend que le travail sur ce récit est le fuit du travail d’une véritable équipe !!


  • La conclusion :

Au-delà de Neptune n’est pas une épopée pleine de monstres ou d’extraterrestres. C’est un récit d’introspection, où l’exploration spatiale devient prétexte à sonder l’humain.

Ce premier opus de la collection AuxConfins, signé par la maison Steinkis, nous propose une réflexion intime sur l’humanité, la mémoire et la nécessité d’espérer.
Ici, ce ne sont pas les planètes qui importent… mais ce que l’on ressent en les traversant.

Un voyage dans l’infini, pour oublier ce qui n’est plus, et tenter de découvrir ce qui pourrait encore être.

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, bibliothrope !

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