Lorsqu’Heinrich meurt sur Terre, il ne trouve ni paix ni lumière… mais un monde inversé où goules, vampires et créatures démoniaques se livrent une guerre éternelle. Recueilli par un clan de suceurs de sang, il est rebaptisé Requiem. Dans cet univers nommé Résurrection, tout semble altéré : le temps, les lois, les corps… et surtout la mémoire. Tous oublient leur vie passée. Tous, sauf Heinrich, hanté par le souvenir persistant d’une femme qu’il a aimée.
Sa quête se dédouble : survivre dans cet enfer hiérarchisé par la violence… et retrouver la trace de cet amour perdu.
Une plongée gothique entre conflits de clans, apprentissage vampirique et exploration d’un monde aux règles inversées, à découvrir aux Éditions Glénat Manga depuis le 21 janvier 2025 ! (+14)

Le décor
Tout commence dans une chambre d’hôtel, où deux amants vivent un amour interdit. Puis, la sensation d’une brûlure fulgurante au crâne : une balle traverse la tête d’Heinrich.
Et puis, une longue chute dans le vide total, son corps se décharnant jusqu’à devenir un squelette livide.
Il se réveille dans un paysage évoquant le cratère d’un volcan dont le sol jonché d’ossements. En découvrant son reflet dans une flaque, il comprend qu’il n’est plus humain. À peine arrivé dans ce monde appelé Résurrection, il attire déjà les convoitises : des zombies pilleurs de tombes se ruent sur lui pour dépouiller ce nouveau “mort”. Dans cette lutte sauvage, une créature vampirique d’envergure intervient. Même ici, il existe des rangs, des statuts… et Heinrich vient d’entrer dans un monde où la mort n’est qu’un commencement inversé !
Il est finalement recueilli par Otto, chevalier vampire et capitaine résurrectionniste, qui commence à lui dévoiler les règles de cet univers cauchemardesque.

Le point sur le manga
Si vous ne connaissez pas la BD éponyme, c’est par >>ICI<<
Requiem n’est pas un inconnu ! Œuvre culte de dark fantasy en BD signée Pat Mills et Olivier Ledroit, la série renaît ici sous une forme manga aux Éditions Glénat Manga.
Mais attention ! Ne vous attendez pas à une adaptation fidèle planche par planche, mais, plutôt, à une « réincarnation » de l’histoire.
Là où la BD s’étendait dans un baroque foisonnant et des explications denses, le manga choisit une approche plus brute et instinctive. Après quelques pages à peine, on bascule avec Heinrich dans la chute vers Résurrection, ce monde inversé où il renaît vampire. On comprend vite que l’objectif de Victor Santos, n’est pas de reproduire la complexité labyrinthique de la version BD, mais d’offrir une porte d’entrée plus accessible. Notamment pour un lectorat manga, habitué à plonger dans l’action et à découvrir l’univers en même temps que le héros !
Graphiquement, Seban fait un travail malin. Il ne cherche pas à copier Ledroit (mission impossible !), mais à traduire son foisonnement avec des codes manga. La plupart des planches sont toujours denses et chargées de détails, avec ce bestiaire typique tellement exubérant !! Celles où les personnages parlent se focalisent sur le personnage et les mimiques « manga » donc moins de détails !
Visuellement, la BD est une fresque gothique. Le manga, lui, est une gravure nerveuse en noir et blanc, plus lisible dans le mouvement, mais tout aussi chargé symboliquement !

Conclusion
Lire Requiem aux Éditions Glénat Manga comme une simple continuité de la BD serait une erreur. Il faut, comme Heinrich, abandonner ses repères et accepter d’entrer dans une autre version de la réalité ! Oui, la base du récit est familière. Mais le ton, le rythme et l’expérience de lecture diffèrent profondément. La BD reste une claque visuelle baroque et excessive. Le manga, lui, propose une porte d’entrée plus fluide dans cet enfer gothique.
Ce n’est pas la même œuvre, c’est un Requiem réincarné en manga ! Et comme toute réincarnation, il faut aimer cette version pour ce qu’elle est, pas pour ce qu’elle était !!!
L'info gratuite en Live Continu 7/7
