Soleil noir sur Netflix : interview de l’actrice Ava Baya

Tournée l’été dernier sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Raphaël, « Soleil noir », la série de l’été de Netflix sera proposée à partir de 9 juillet. L’héroïne de ce drame familial est Alba, une jeune mère en fuite devenue cueilleuse dans un domaine floricole. A la mort du propriétaire, tous les soupçons vont peser sur elle. Au Festival de Télévision de Monte-Carlo, nous avons rencontré son interprète, la comédienne Ava Baya, qui nous a dit combien elle était heureuse d’avoir pu tourner aux côtés d’Isabelle Adjani pour cette série. 

France Net Infos : Qui est Alba, le personnage que vous interprétez dans « Soleil noir » ?

Ava Baya : Alba, c’est une mère louve. Si on touche à son fils, elle mord ! Sa détermination, c’est ça qui m’a énormément plu dans ce personnage. En fait, c’est une jeune femme qui se bat contre l’injustice, contre un système qui veut la broyer. Elle se bat aussi contre une famille de dingues qui veut prouver qu’elle est coupable. Et Alba fait tout pour protéger son fils et son passé, toujours. C’était un vrai rôle de composition. Et j’ai bien aimé sa détermination, avant tout. 

France Net Infos : La réalisatrice, Marie Jardillier, a déjà fait plusieurs projets avec Netflix. Comment s’est passé le tournage avec elle ? 

Ava Baya : Marie, c’est une petite boule de feu ! Elle est explosive, elle sait ce qu’elle veut. Elle est déterminée comme le personnage et puis elle sait tenir un plateau. De la pointure de la chaussure, jusqu’à la couleur du canapé, elle savait ce qu’elle voulait. Et ça, ça fait plaisir ! 

France Net Infos : Dans la série, vous donnez la réplique à Isabelle Adjani. Vous-êtes vous sentie impressionnée face à elle ? Aviez-vos une certaine appréhension à l’idée de jouer avec elle ?

Ava Baya : Oui, bien sûr, j’appréhendais énormément. Elle a interprété des personnages incroyables. Comme j’avais une certaine peur, je m’étais beaucoup préparée. J’avais énormément appris mon texte, et de plein de façons différentes. Mais quand je suis arrivée sur le plateau la première fois et que je l’ai vue, j’ai compris qu’elle était très ouverte et très drôle. Et puis, c’est une vraie bosseuse. J’ai énormément apprécié qu’après autant d’années de carrière, elle continue à travailler. C’est vraiment un exemple pour moi. En fait, on gardait cette tension entre nous même dans la vie car on savait que c’était pour le bien du film. C’était comme un jeu, puisque les deux personnages sont en confrontation tout le temps. Elle a réussi à garder cette fragilité. Elle garde cette innocence face à chaque rôle, chaque réalisateur. Elle ne dit pas qu’elle sait. Elle ne sait pas. C’est très précieux, je trouve, de ne pas se reposer sur ses acquis, avec tant d’expérience.

France Net Infos : Vous avez participé à des projets très différents. Comment faites-vous vos choix ? Qu’est-ce qui vous attire dans un projet ?

Ava Baya : C’est le scénario avant tout, l’écriture, les questions que soulève le scénario et le point de vue qui est utilisé. Je suis très attentive au mystère, c’est-à-dire aux questions mystérieuses auxquelles on a envie de répondre et que l’on veut que les spectateurs se posent. Ca sert à ça aussi le cinéma : se poser des questions et s’identifier. Pour accepter un projet, il faut aussi que le personnage me touche, évidemment. J’aime bien être surprise par ce qui arrive.

France Net Infos : Le personnage d’Alba est plutôt sombre et déterminé. Vos rôles précédents avaient également cet aspect-là. Comment l’expliquez-vous ?

Ava Baya : En fait, j’aime bien les personnages intenses qui ont de grands sentiments. C’est mon côté aventurière ! J’aime les grandes histoires, et j’aime aussi faire d’un quotidien une grande histoire, pour que les gens puissent rêver. C’est vrai qu’il y a très souvent ce côté dramatique dans mes personnages. Je suis pourtant beaucoup plus lumineuse et drôle dans la vie qu’à l’écran. Peut-être que comme l’histoire me touche, je me dis qu’il faut être à fond et donner à ce personnage toute l’intensité pour qu’on comprenne pourquoi il fait ces choix-là. Mais peut-être que petit à petit, je vais me détendre et que je vais faire des rôles plus légers ! En tout cas, j’aimerais bien ! En fait, on n’est jamais une seule chose. Je pense que plus on va me mettre dans un rôle, plus je vais essayer de faire l’inverse pour me mettre dans d’autres rôles et rester insaisissable comme l’arc. Ça en vaut la peine.

France Net Infos : Quels sont vos projets maintenant ?

Ava Baya : Je tourne à l’automne deux films qui sortiront de l’année prochaine. L’un est un premier film qui s’appellera Les filles d’Abraham, Et un deuxième film qui s’appellera Nadia, où j’incarnerai le rôle principal. Ce sont des personnages qui vont toujours vers l’espoir, vers la lumière, c’est-à-dire que ça peut partir de quelque chose de sombre, toujours pour aller vers quelque chose de lumineux. Je crois que c’est ma vie, en fait. J’ai connu des choses pas faciles dans mon adolescence mais j’ai beaucoup d’espoir et je crois en la vie, en le collectif et en l’adrénaline.

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