Toute la violence des hommes : le nouveau livre de Paul Colize

Après le bluffant “un jour comme un autre”, Paul Colize nous emmène cette fois ci dans un univers torturé avec son nouveau roman “Toute la violence des hommes” paru aux éditions Hervé Chopin.

Depuis peu, un mystérieux homme peint en une nuit des fresques à la fois terrifiantes mais tout à la fois insensées sur les façades des immeubles de Bruxelles.

Surnommé le “Funambule” au vu de la prouesse artistique, le graffeur de génie qu’est Nikola Stankovic serait peut-être en train de livrer à la capitale belge un message profond. Mais lequel ?

Nikola est la dernière personne à avoir vu vivante la jeune Ivanka qui a été criblé de coups de couteau. Il se retrouve à être le suspect principal de cet homicide. Mais Nikola nie en bloc être le meurtrier. Tout en se terrant dans le silence, Nikola est alors envoyé en observation à l’EDS (Etablissement de Défense Sociale), un institut psychiatrique.

Nikola est-il la victime d’une machination ou est-il réellement coupable ? Ses différents croquis livreront à sa place son terrible secret …

Plusieurs thématiques sont traités dans le livre : le syndrome post traumatique, la guerre entre la Croatie et la Serbie et l’art comme exutoire. Toutes exprimées dans un contexte rondement bien exécuté.

Le personnage de Nikola essaie péniblement de se débarrasser des fantômes du passé au travers de ses graffittis. Ce passé  si injuste, si horrible qui le hante.

L’horreur n’a pas de nom, elle brise uniquement des vies. La guerre traumatise des hommes à jamais. Mais peut-on réellement se défaire de ce genre de fantômes ? Ne sont-ils pas marqué au fer rouge à vie ?

Paul Colize nous donne une écriture singulièrement violente tout au long du livre. On n’en reste pourtant pas moins captivé. Sur fond de conflit entre la Serbie et la Croatie, on ne peut s’empêcher d’éprouver de la peine voire même de la honte en ce qui concerne la race humaine.

On vit cette guerre au travers du livre de Colize. Certains passages nous emmène au bord des larmes, les mots posés sur le papier inspire diablement la violence du moment “présent”. Une grande écriture en somme ! Celle qui nous retourne le cerveau, celle qui nous tord les boyaux. Celle qui nous fait réfléchir. Celle qu’on adore forcément.

“Toute la violence des hommes” est un chef d’oeuvre dont on ne ressort pas indemne.

A propos Jennifer Monnot

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