Nous sommes déjà à mi-parcours du Festival. A part « Sirat » d’Oliver laxe, nous n’avons eu de réel coup de cœur. C’est donc avec une certaine impatience que nous attendions l’intrigant « Nouvelle vague » de Richard Linklater. Et quelle belle surprise ! Pour sa première venue à Cannes en compétition, le réalisateur américain a enchanté les festivaliers et leur a offert une bulle d’air au milieu de cette édition qui paraissait bien morose jusque-là. Avec « Nouvelle vague », il nous embarque à la fin des années 50, apogée de cette fameuse ère cinématographique. Apparaissent d’ailleurs à l’écran toute la fine fleur de la Nouvelle Vague : Chabrol, Truffaut, Varda et bien sûr Godard. Journaliste aux Cahiers du cinéma, ce dernier rêve de réaliser. Ce sera « A bout de souffle ». Dans un très beau noir et blanc, Linklater fait la chronique du tournage de ce film mythique, souvent improvisé et organisé au gré de l’inspiration de Godard, au grand dam de son producteur et de ses deux interprètes, Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo. On sourit souvent et surtout on passe un excellent moment en compagnie de ces « héros » de la Nouvelle Vague. Pour interpréter Jean Seberg, Linklater a fait appel à l’actrice américaine Zoey Deutch. Quant à Belmondo et Godard, ils sont interprétés par des acteurs français, Aubry Dullin et Guillaume Marbeck, qui ressemblent non seulement à leurs rôles mais qui sont aussi remarquables de justesse.
Chaque fois que Wes Anderson vient à Cannes, il est toujours accompagné d’une très grande partie de son prestigieux casting. D’ailleurs, c’est en bus qu’il a pris l’habitude d’arriver aux pieds des marches avec son équipe. Pour « The Phoenician scheme », le cinéaste américain n’a pas failli à la tradition et a offert au public un prestigieux tapis rouge puisque étaient présents Mia Threapleton, Benicio Del Toro, michael Cera, Riz Ahmed, Jeffrey Wright, Rupert Friend, Charlotte Gainsbourg ou encore Benedict Cumberbatch. Dans ce nouvel opus, Benicio Del Toro incarne un richissime industriel, victime de plusieurs attentats. Sentant sa mort proche, il décide de confier les rênes de son empire à sa seule fille, qui aspire à devenir nonne. Wes Anderson embarque ses personnages dans son univers coloré. Peut-être plus que dans ses précédents films, « The Phoenician scheme » accorde une place à la tendresse et à l’humanité. On y voit un père se rapprocher de sa fille qu’il a délaissée depuis des années. Un bon Wes Anderson qui n’aura sûrement pas sa place au palmarès mais qui a le mérite de divertir les spectateurs, ses fans, mais aussi les autres.
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