Neuf ans après leur dernier concert parisien, les Foo Fighters ont signé un retour triomphal ce vendredi 19 juin 2026 à Paris La Défense Arena. Devant plus de 40 000 spectateurs, Dave Grohl et ses musiciens ont livré près de trois heures de rock incandescent, entre déferlantes électriques, moments d’émotion et communion permanente avec le public. Un concert monumental qui restera comme l’un des grands événements musicaux de l’année.

Intense, humain, chaleureux et habité. Rarement ces qualificatifs auront autant collé à un concert que ce vendredi soir à Paris La Défense Arena. Dès 20 h 30 précises, Dave Grohl surgit sur scène, suivi de ses musiciens. Face à lui, une marée humaine compacte qui remplit la plus grande salle de spectacle d’Europe. Le leader des Foo Fighters n’a rien perdu de son charisme ni de son énergie. Pendant près de trois heures, il va courir, chanter, hurler, plaisanter et remercier un public français qu’il retrouve enfin dans la capitale. Une véritable leçon de rock donnée par un groupe qui, trente ans après sa création, continue d’évoluer au sommet de son art.
L’une des grandes réussites de la soirée réside dans sa construction. Le spectacle est scindé en deux parties : une première partie électrique sur la scène principale, une parenthèse plus intime sur une scène avancée au cœur du public, avant un retour explosif sur la scène A pour un final grandiose.
Le coup d’envoi est donné avec « All My Life ». Dave Grohl hurle comme un damné et la machine est immédiatement lancée à pleine vitesse. « The Pretender » enfonce le clou avec sa puissance rageuse. Le public est déjà debout, chantant chaque refrain. Sur « Times Like These », l’introduction plus douce apporte une respiration bienvenue avant une montée en puissance qui fait chavirer l’Arena. Le groupe ne laisse aucun répit. « Rope », « Stacked Actors », « My Hero », « Learn to Fly » et « These Days » s’enchaînent sans temps mort. Les écrans géants diffusent des images en noir et blanc tandis que des dizaines de projecteurs quadrillent l’espace. Sur scène, Grohl multiplie les allers-retours, danse, saute et semble animé par une énergie inépuisable. Avant « Walk », Dave Grohl prend le temps de s’adresser au public : « Vous savez que la nuit va être longue, nous avons beaucoup de chansons. Merci de nous suivre depuis toutes ces années. » L’Arena exulte. Tout au long de la soirée, il ponctuera ses interventions de « Bonjour », « Merci beaucoup » ou encore « Je t’aime », déclenchant à chaque fois une ovation.

Le concert bascule ensuite vers un registre plus intimiste lorsque les musiciens rejoignent la scène B. « Wheels » ouvre cette parenthèse acoustique. L’atmosphère devient soudainement plus chaleureuse, presque familiale. Avant « Marigold », Grohl raconte avoir écrit cette chanson à l’époque de Nirvana et rappelle qu’elle figurait sur la face B du single Heart-Shaped Box. Absent des concerts depuis plusieurs années « For All the Cows » extrait du premier album constitue l’une des surprises du soir. « Big Me », avec ses accents pop très britanniques, puis « Under You », interprété seul à la guitare par Grohl, renforcent encore cette proximité avec le public.
Lorsque les Foo Fighters regagnent la scène principale, la tension remonte immédiatement. « La Dee Da » et « The Glass » relancent la machine à pleine puissance. Puis vient la traditionnelle présentation des musiciens, ponctuée d’extraits musicaux et d’un impressionnant solo de batterie qui déclenche une véritable ovation. Les classiques s’enchaînent alors : « Monkey Wrench », « Breakout », « Aurora », « Best of You ». L’émotion atteint son sommet sur « Aurora », dédiée à Taylor Hawkins. Baigné dans une lumière bleue magnifique, le morceau s’étire longuement dans une atmosphère presque psychédélique. Un hommage sobre, élégant et profondément touchant. Sur « Best of You », Dave Grohl se donne corps et âme. Sa voix semble prête à se briser tant il pousse chaque note avec une intensité extraordinaire. L’Arena entière chante avec lui.
Le rappel achève de transformer cette soirée en moment historique. « The Teacher », interprété sur une guitare double manche, impressionne par son ampleur. « Exhausted » plonge la salle dans une ambiance planante avant qu’« Everlong » ne vienne conclure la fête dans une explosion de chants et d’émotions.
Pendant près de trois heures, les Foo Fighters ont rappelé pourquoi ils demeurent l’un des plus grands groupes de rock au monde. Généreux, puissants, sincères et profondément humains, Dave Grohl et ses compagnons ont offert une prestation exceptionnelle qui a littéralement embrasé Paris La Défense Arena. Un concert qui restera gravé dans la mémoire des 40 000 spectateurs présents.
Merci à Paul Bonneval, Bathilde Lorenzetti et aux équipes de Paris La Défense Arena pour leur accueil.
Jean-Christophe Mary
Titres joués :
Scène A
All My Life
The Pretender
Times Like These
Rope
Stacked Actors
My Hero
Learn to Fly
These Days
Walk
This Is a Call
(Dave explained this song (FF’s 1st single) was released in France exactly 31 years ago on this day)
No Son of Mine
(dedicated to Lemmy; with a snippet of Motorhead’s « Ace of Spades »)
Scène B
Wheels
Marigold
(Late! cover) (Dave explained that he wrote this song and it was a B-side of Nirvana’s « Heart-Shaped Box » single)
For All the Cows
(first time live since 2021)
Big Me
Under You
(Dave solo)
Scène A
La Dee Da
our Favorite Toy
Invincible / Seven / One Headlight / Manimal / Tap Dancing in a Minefield
(with band introductions)
Monkey Wrench
Breakout
Aurora
(dedicated to Taylor Hawkins)
Caught in the Echo
Best of You
Rappels :
The Teacher
Exhausted
Everlong
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