1933. Germaine Sablon, l’une des chanteuses les plus populaires de la capitale, se produit dans un cabaret. Dans le public se trouve Joseph Kessel, journaliste, auteur, aviateur et aventurier. Aujourd’hui toutes les chansons de Germaine Sablon sont tombées dans l’oubli… Toutes, sauf une. Celle qu’ils ont créée ensemble : Le Chant des partisans.
Wahou. C’est le premier mot qui vient quand Le Chant des partisans résonne dans le théâtre. On avait été ébloui par le seul en scène Kessel, la liberté à tout prix, où l’extraordinaire vie de Joseph Kessel nous était contée avec une fougue humaniste pleine de grâce et de tragédies intimes. Mais l’histoire de Germaine Sablon nous restait encore inconnue.
Le Chant des Lions s’attarde sur cet amour passager dont la voix marquera à jamais l’Histoire. Marina Pangos et Éric Chantelauze nous emportent dans un tourbillon d’une folle romance en pleine seconde guerre mondiale. On embrasse avec eux ce souffle de résistance mâtiné d’une insouciance comique et d’une peur viscérale. Tel un ballet d’émotions pures à un rythme enlevé.
À la croisée du cabaret, d’une comédie romantique, et d’un drame historique, on s’abandonne avec délice dans ce chaos romanesque. La scénographie très cinématographique, dopée par une inventivité sonore, et des comédiens investis par un naturel flamboyant parachèvent sans fausse note ce Chant des Lions. Wahou. Ami, entends-tu le Molière ?
Le Chant des Lions
Théâtre Tristan Bernard, jusqu’au 30 avril 2026.
Une pièce de : Julien Delpech et Alexandre Foulon
Mise en scène : Charlotte Matzneff, assistée de Manoulia Jeanne
Avec : Elodie Colin, Marina Pangos, Medhi Bourayou, Éric Chantelauze, Thierry Pietra, Thibault Pinson
Musique : Medhi Bourayou
Scénographie : Antoine Milian
Lumière : Moïse Hill
Costumes : Corinne Rossi
Chorégraphies : Mariejo Buffon
L'info gratuite en Live Continu 7/7
