Antoine Ozanam et Marco Venanzi poursuivent l’enquête de Samuel, un dépisteur chargé, dans la France des années 1950, de retrouver les enfants juifs cachés pendant la Seconde Guerre mondiale.
Sa mission le conduit dans un petit village du Lot où un gamin aurait disparu. Mais à mesure que Samuel interroge les habitants, les témoignages se contredisent et un malaise s’installe. Ici, chacun semble savoir quelque chose… et pourtant personne ne parle vraiment.
Entre silence, mémoire et culpabilité, Le Dépisteur aux Éditions Glénat, poursuit et conclut ce récit historique poignant, où la quête d’un enfant disparu fait ressurgir les fantômes d’une époque que certains préféreraient oublier ! À retrouver depuis le 18 Février 26 . (+14)

Le décor
Deux policiers interrogent Samuel, qu’ils viennent de capturer après bien des efforts. Ils détiennent son journal et comptent bien le décortiquer pour comprendre ce qu’il s’est passé à Ezterenzubi.
Mais soudain, Samuel est pris d’une violente crise d’épilepsie. Les hommes s’arrêtent sur le bas-côté pour lui porter secours, sans soupçonner la ruse du dépisteur. Lorsque l’un d’eux se penche sur lui, Samuel en profite pour lui asséner un coup de tête et lui voler son arme. Il abandonne les deux policiers sur place et redémarre aussitôt. La fuite est de courte durée. L’un des inspecteurs a conservé son revolver et tire dans les pneus du véhicule. Samuel perd le contrôle de la voiture, percute un muret et dévale la pente avant de s’immobiliser plus bas. Lorsque les policiers rejoignent l’épave à pied, la voiture est dans un sale état… mais Samuel a disparu. Blessé, il parvient à s’éloigner et trouve refuge dans une métairie abandonnée pour reprendre des forces et se cacher.
À l’aube, les chiens pisteurs sont déjà lancés à ses trousses. Un bruit que Samuel connaît trop bien : celui des chiens des gardiens SS qui le malmenaient autrefois près du camp où il était détenu.
Pris de panique, il s’enfuit à nouveau, mais se retrouve bientôt face à une falaise, sans issue. Dans un dernier élan, il parvient à s’accrocher à une racine, suspendu dans le vide comme un ver au bout d’un hameçon. En contrebas, il aperçoit alors l’entrée d’une grotte dans laquelle il parvient à se glisser.
Entre survie dans cet espace souterrain et souvenirs qui ressurgissent à travers les pages de son journal désormais entre les mains d’un policier, les masques commencent peu à peu à tomber…
Le point sur la BD
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Antoine Ozanam poursuit l’exploration d’un pan méconnu de l’après-guerre. Le travail de ces hommes, ces anciens scouts juifs chargés de retrouver les enfants cachés pendant l’Occupation.
Dans ce second volume du dépisteur, publié aux Éditions Glénat BD, l’enquête prend une dimension plus sombre et introspective. Le personnage de Samuel apparaît marqué par son passé, hanté par les traumatismes de la guerre et par la narration de la lecture de son journal.
Le scénario progresse lentement, presque comme une fouille archéologique de la mémoire, dans cet espace clos sous terre ! Chaque témoignage semble révéler un fragment de vérité tout en épaississant le mystère. Les aveux deviennent alors un élément central du récit, illustrant combien certaines histoires restent enfouies pendant des décennies.
Les illustrations de Marco Venanzi accompagnent parfaitement cette atmosphère pesante. Son trait réaliste restitue avec précision la France rurale des années 1950 : villages de pierre, routes désertes et paysages isolés. Les visages, très expressifs, traduisent les tensions et les non-dits qui traversent les personnages. Le découpage alterne scènes d’action et moments plus contemplatifs, renforçant la dimension dramatique du récit.

Conclusion
Avec Le Dépisteur publié aux Éditions Glénat, Antoine Ozanam et Marco Venanzi livrent un récit historique puissant qui interroge la mémoire de l’après-guerre. D’autant que l’un des auteurs a connu en personne, la protagoniste du premier tome.
Au-delà de l’enquête, l’album rappelle combien les années qui ont suivi la Libération ont laissé derrière elles des histoires complexes, mêlant courage, peur et culpabilité. Un second tome intense et bouleversant, qui montre que certaines vérités ne disparaissent jamais vraiment : elles attendent simplement que quelqu’un ait le courage de les déterrer et de les affronter !!!
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